École de littérature 2017

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Cette page est la trace des activités déjà réalisées, ou en cours de réalisation, de l’École de littérature 2017. Pour les activités à venir de l’année 2017, ainsi que pour une présentation générale de cet axe d’activité, reportez-vous à la page École de littérature.

 

Les ateliers 2017

ATELIER DE LITTÉRATURE 2017 « EN LISANT, EN ÉCRIVANT » :

* Les poètes et le monde d’aujourd’hui, par Arno Bertina
* Lire et relire Jean Giono, par Marc Blanchet

 

Cycle de 9 séances de lecture-écriture et de 2 stages finaux d’écriture, conçus et animés par les écrivains Arno Bertina et Marc Blanchet

Le cycle des 9 séances et les 2 stages de deux jours forment un tout. Il est donc conseillé de suivre autant que possible l’ensemble de la démarche.

– Calendrier :

1) Le cycle de neuf séances mensuelles se déroulera un samedi après-midi par mois (hors vacances scolaires), de 15 h à 17 h 30.

Voici le calendrier prévisionnel des 9 séances prévues :

samedi 28 janvier 2017 (15 h – 17 h 30) avec A. Bertina samedi 6 mai (15 h – 17 h 30) avec Marc Blanchet
samedi 25 février (15 h – 17 h 30) avec A. Bertina samedi 17 juin (15 h – 17 h 30) avec Marc Blanchet
samedi 1er avril (15 h – 17 h 30) avec A. Bertina samedi 01 juillet (15 h – 17 h 30) avec M. Blanchet
samedi 22 avril (15 h – 17 h 30) avec A. Bertina samedi 23 septembre (15 h – 17 h 30) M. Blanchet
samedi 14 octobre (15 h – 17 h 30) M. Blanchet

2) Les stages intensifs d’écriture :

– 2 journées pleines : samedi 10 et dimanche 11 juin 2017 (10 h – 17 h 30), avec Arno Bertina
– 2 journées pleines : samedi 11 et dimanche 12 novembre 2017 (10 h – 17 h 30), avec Marc Blanchet.

– Au programme :

– Chaque séance d’atelier comportera deux séquences :
* Une étude approfondie d’ouvrages choisis par l’auteur intervenant :
Arno Bertina : livres des poètes Stéphane Bouquet, Jean Claude Pinson, Dominique Fourcade ou Jean-Louis Giovannoni,  Jean-Marie Gleize ou Franck Venaille. Il s’agira d’explorer le regard de ces poètes sur notre monde, l’idée générale étant celle d’une grande acuité ou pertinence des poètes qui regardent le monde contemporain (géopolitique, désastre écologique, rapport à l’animal, délire raciste, question du peuple…).

Voici le calendrier des livres et poètes abordés par Arno Bertina, au cours des 4 premières séances :
– samedi 28 janvier : Stéphane Bouquet, Un peuple et Vie commune (éditions Champ Vallon, 2007 et 2016).
– samedi 25 février : Jean-Claude Pinson, Drapeau rouge (éditions Champ Vallon 2008).
– samedi 25 mars : Dominique Fourcade, En laisse (éditions POL). (Proposition subsidiaire : Sous le seuil, de Jean-Louis Giovannoni (éditions Unes).)
– samedi 22 avril : Jean-Marie Gleize, Le Livre des cabanes (éditions du Seuil) (Proposition subsidiaire : La Descente de l’Escaut, de Franck Venaille, éditions Obsidiane.)
Marc Blanchet : livres de Jean Giono.
Chaque séance comportera une séquence finale d’écriture de brefs textes poétiques ou de proses (au choix de chacun des participants), à partir de consignes dégagées de l’analyse. Il s’agira de lire ou relire quelques des grands romans (connus ou moins connus) de Jean Giono, afin d’en découvrir la profondeur littéraire.
* La seconde séquence de chaque séance consistera en un exercice d’écriture (de textes poétiques ou bien en prose, à la convenance de chacun des participants), à partir de consignes dégagées de la première séquence.

– Les deux stages intensifs finaux seront orientés davantage sur les exercices d’écriture, à partir d’une reprise des textes abordés dans les séances précédentes. Chaque participant aura la liberté du genre de texte à produire (poème ou prose).

– Conditions de participation :

– Inscription préalable obligatoire, renvoyer le bulletin ci-après à : Association Le Marque-Page, BP 5, 11220 LAGRASSE, accompagné d’un chèque du montant correspondant à l’ordre du Marque-Page. Télécharger le bulletin d’inscription.

– Déjeuner sur place vivement conseillé (14 euros le repas tout compris, hors boissons, soit 4 x 14 € = 56 €).

– Participation aux frais :
Le cycle des 9 séances mensuelles et des 2 stages intensifs de 2 jours :
40 euros pour l’ensemble.
Tarif réduit de 20 €
pour les personnes disposant d’un revenu principal équivalent à un minimum social (R.S.A., Allocation spécifique de Solidarité, Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées, etc.) et pour les étudiants.

L’inscription est définitive : aucun remboursement ne pourra être effectué en cas de désistement ultérieur.

– Renseignements : 04 68 91 46 65 – lamaisondubanquet@orange.fr – www.lamaisondubanquet.fr

 LES STAGES 2017

Les stages intensifs d’écriture « En lisant en écrivant »

– 2 journées pleines : samedi 10 et dimanche 11 juin 2017 (10 h – 17 h 30), avec Arno Bertina
– 2 journées pleines : samedi 11 et dimanche 12 novembre 2017 (10 h – 17 h 30), avec Marc Blanchet.

Ces deux stages intensifs finaux seront orientés davantage sur les exercices d’écriture, à partir d’une reprise des textes abordés dans les ateliers précédents. Chaque participant aura la liberté du genre de texte à produire (poème ou prose). Toutefois, il conseillé, mais pas nécessaire d’avoir suivi les ateliers.

Rencontres littéraires 2017

 

Samedi 21 janvier 2017 à 16 h
Rencontre avec la philosophe Françoise Valon
à l’occasion de la parution de son nouveau livre co-écrit avec Geneviève Azam, Simone Weil ou l’expérience de la nécessité (Le passager clandestin, coll. « Les Précurseurs De La Décroissance», octobre 2016)

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Entrée libre et gratuite

 

Françoise Valon est professeur agrégé de philosophie. Elle a enseigné la philosophie et le théâtre dans plusieurs villes de France. Elle intervient ponctuellement au département des sciences sociales à l’Université Jean Jaurès, dans différentes associations et autres rencontres ouvertes pour exposer et débattre autour des penseurs de tous temps. Elle anime depuis plusieurs années un atelier de philosophie lors du Banquet du Livre d’été à Lagrasse.

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À PROPOS DE SIMONE WEIL OU L’EXPÉRIENCE DE LA NÉCESSITÉ
Simone Weil (1909-1943) fut une lanceuse d’alerte dont la voix fut recouverte en son temps. Ce qu’elle annonçait se vérifie aujourd’hui : le système capitaliste et industriel tend à détruire toutes les bases possibles d’une organisation différente, et il subsistera jusqu’à l’extrême limite de ses possibilités. Son appel à une dissidence ultime qui renouerait le « rapport originel de l’esprit avec le monde » doit donc plus que jamais être entendu. 
Simone Weil a tenté de concevoir un projet de civilisation capable d’accueillir les tensions entre exigence de liberté et confrontation avec les limites matérielles du monde – la « nécessité ». Ce projet exige un renversement des valeurs instituées dans des sociétés vouées au « règne de la force ». Il annonce celui de la décroissance par son exigence d’une pensée lucide, le refus de la force et de la vitesse, la coopération, la décentralisation, l’amitié et le sens de la beauté.

SIMONE WEIL OU L’EXPÉRIENCE DE LA NÉCESSITÉ, PRÉSENTATION DE L’ÉDITEUR
Philosophe, mais aussi militante et syndicaliste, Simone Weil n’a eu de cesse de se confronter à la réalité de la société. S’opposant à l’industrialisme qui déracine les travailleurs, elle s’est rapidement montrée très critique à l’égard du progrès technique et des rapports de domination qu’il induit. Elle a décrit le fonctionnement des usines modernes dont elle a vécu directement les effets ; elle a opéré une vive critique de la rationalisation et de la division du travail ; et elle a également dénoncé de manière visionnaire les limites des ressources naturelles, et les dégâts liés à leur exploitation. Face à l’esclavage industriel, et à notre impuissance devant la machine sociale, la bureaucratie et l’État, Simone Weil développe le concept d’enracinement, qui supposerait d’habituer dès le plus jeune âge les enfants à mépriser le rapport de forces. À la grande industrie, à la division du travail, à la subordination de l’ouvrier dans l’entreprise, l’enracinement oppose l’organisation de coopératives, de communautés autonomes, de petites unités de production reliées entre elles. La grandeur des hommes tenant à leur capacité à travailler, Simone Weil réfléchit à changer la nature même du travail.
Cela signifie que chacun maîtrise le résultat de son travail, jusque dans ses gestes, grâce à des techniques qui soient pensées pour cela, en quelque sorte, des techniques « conviviales » au sens d’Illich.
L’enracinement s’oppose aussi à la violence de la technique industrielle qui saccage les ressources naturelles, exploite l’énergie à outrance et produit des dégâts irréparables. Simone Weil pointe l’absurdité d’un développement illimité de la production et de la productivité. Sur bien des points, elle anticipe donc clairement les analyses de la décroissance.

SIMONE WEIL OU L’EXPÉRIENCE DE LA NÉCESSITÉ, LA PRESSE EN PARLE
La Décroissance – novembre 2016
Une incontestable précurseur. Cette courte introduction permet de se familiariser avec une philosophe exemplaire, communiste qui critique le marxisme et le développement illimité des forces productives, chrétienne qui combat aux côtés des anarchistes contre Franco, pacifiste qui résiste pendant la Seconde Guerre mondiale, enseignante qui travaille aussi en usine, partage la condition des prolétaires, éprouve l’oppression pour mieux aiguiser ses critiques de la civilisation industrielle… En seulement 34 ans d’existence, Simone Weil a vécu intensément et laissé une œuvre majeure pour les objecteurs.

EXTRAIT DE SIMONE WEIL OU L’EXPÉRIENCE DE LA NÉCESSITÉ, p. 32, 33
Or, l’absence de toute nécessité n’est pas la liberté car ce serait une liberté vide. On ne peut en finir avec la nécessité, comme on ne peut en finir avec le négatif, avec la mort, c’est la rançon de la liberté. C’est cette pression que les post-humanistes aujourd’hui voudraient justement éradiquer.
Il y a une vérité du travail physique, de l’effort, du contact avec la matière. Vérité qu’on retrouve dans le travail artisanal ou la petite entreprise. Le travail manuel est une façon privilégiée d’être au monde, de faire corps avec le monde, d’en rencontrer les aspérités, de se confronter à la matière. La vie de l’esprit en dépend. C’est pourquoi accepter la nécessité, avec son lot de souffrances physiques, ne s’oppose pas à la liberté contrairement à l’humiliation. Obéir aux rythmes cosmologiques et vitaux s’oppose à la vitesse et à la performance des processus industriels, au saccage des terres, à l’extractivisme forcené, aux prédateurs qui entendent dominer la nature au lieu d’en accepter les limites.
La grande industrie quant à elle, ne fournit que du travail d’esclave, physiquement et moralement éprouvé par Simone Weil après 1934, dans ses expériences à l’usine. La grande entreprise est une caserne ; elle est le lieu d’accomplissement du déracinement. Quant au chômage, il est « un déracinement à la deuxième puissance ». Dans l’industrie, les travailleurs ne sont pas seulement exploités par des rapports de production capitalistes fondés sur la propriété privée des moyens de production, ils sont dominés par ces moyens de production, par une division du travail qui les prive de tout accomplissement. Humiliés et privés de la possibilité de penser leur condition, ils ne peuvent trouver dans le travail l’expérience du bien, de la justice, d’une spiritualité.
Le travail divisé, scientifiquement organisé, taylorisé, réduit les humains à de la matière brute.

 Autres événements 2017

La programmation des autres événements 2017 est à venir..