École de littérature 2019

Ateliers | Rencontres | Autres événements

Rencontres

Samedi 18 mai à 17h

La rencontre a été animée par Benoît Rivero, éditeur.



Le Chauffeur de Juan [Verdier, 2019]
Jean-Michel Mariou s’est fait embaucher, pendant trois saisons, comme chauffeur de la cuadrilla du jeune torero Juan Leal. Il a conduit les hommes de lumière sur la route des
toros, en Espagne et en France. De la routine des entraînements aux triomphes des
grandes férias, des drames de l’arène à la fraternité du quotidien, c’est un regard singulier qu’il propose sur ce monde secret, mystérieux.
Car la tauromachie est d’abord un voyage. Il faut, pour qu’une corrida puisse se donner, que le torero, le spectateur et le toro se rejoignent dans une arène. En train, en avion, en bateau, en camion ou dans les mythiques coches de cuadrilla. Commence alors un autre voyage, plus énigmatique, plus périlleux : il faut accepter de sortir de soi pour recevoir cette nouvelle vie qui vous bouscule. Accepter de se mettre en danger. Quitter la vie courante pour un autre monde, plus exigeant, qui vous amène à réfléchir à votre propre destin, et à la façon dont vous l’engagez. Le Chauffeur de Juan est paru dans la collection Faenas des éditions verdier.

L’auteur
Jean-Michel Mariou est journaliste, réalisateur et écrivain. Il a créé et produit l’émission littéraire Qu’est-ce qu’elle dit Zazie ? et réalisé divers magazines et reportages documentaires. Il est l’auteur de Ce besoin d’Espagne (prix Feria 2013) et dirige la collection Faenas, Verdier.
Jean-Michel Mariou est égalemant président de l’association Le Marque-Page.

La presse en parle
« Puis, régulièrement, l’auteur stoppe le moteur et ouvre le capot. C’est une métaphore. On veut dire qu’il inspecte l’intérieur de l’histoire taurine et se fait encyclopédiste. Il resuscite Tragabuches et les toreros bandoleros du XVIIIe siècle, signale bon sang ne saurait mentir, le rôle du train dans le succès de la rivalité «une imposture» Joselito Belmonte, file au campo, manque d’écraser l’aficionado et double quelques voitures célèbres de toreros… » La page taurine de Jacques Durand n°211, 28/03/19

 

Du mercredi 17 au vendredi 19 avril – Le Crayon vagabond
Rencontres scolaires avec Perceval Barrier, illustrateur.


Il parcourra le territoire à la rencontre pour partager son art de l’illustration et du graphisme. Mercredi 17 à Lagrasse. Jeudi 18 à Monze, Vendredi 19 à Mouthoumet.
Perceval Barrier est né à Lézignan-Corbières en 1983. Il a grandi à l’ombre des halles de Lagrasse et a étudié le graphisme à l’ÉSAD d’Amiens. Depuis il est graphiste à Lyon et illustrateur de plusieurs albums en collaboration avec Matthieu Sylvander et Thomas Bretonneau.

 

Samedi 13 avril à 17h 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 23 mars à 16h
Avec Jean-Paul Michel, Défends-toi, Beauté violente !, précédé de Le plus réel est ce hasard, et ce feu [Poésie/Gallimard, 2019]
À l’occasion du Printemps des Poètes 2019 : La Beauté

Pour le Printemps des poètes, la librairie Le Nom de l’homme s’efforce de faire entendre des voix singulières et contrastées.
Cette année, le thème du Printemps des poètes est La Beauté. Nous invitons un poète majeur, ami d’Yves Bonnefoy et de Pierre Bergounioux.

Jean-Paul Michel, né en 1948, poète et critique littéraire, commence vers 1976 (date où il fonde à Bordeaux les éditions William Blake & C°) à « dépecer » ses premiers écrits « rimbaldiens », qu’il retravaille grâce à la typographie.
Il entame alors une trajectoire poétique dont témoigne Le plus réel est ce hasard et ce feu (Flammarion, 1997), qui regroupe vingt années d’écriture.
La réédition en 2019 de Défends-toi, beauté violente (paru en 2001 dans la collection « Poésie », Flammarion) nous permet de redécouvrir des textes de 1985 à 2000, qui confirment l’importance de ce parcours poétique.

Le poète nous demande de :

                                       parier

sur des beautés

présentes

( Le plus réel est ce hasard et ce feu)

Nous lui demanderons de nous dire ce qu’est pour lui la Beauté, et l’urgence qu’il y a pour nous, si désorientés et maladroits en parole, à s’appuyer sur elle, l’immortelle.
Nous lui demanderons aussi de parler du poète marocain Mohamed Khaïr Eddine, qu’il a fait connaître en France.

Quelques œuvres et écrits critiques de Jean-Paul Michel :
C’est une grave erreur que d’avoir des ancêtres forbans, Architypographies, 1975
Du dépeçage comme l’un des beaux-arts, William Blake & C°, 1976
Beau front pour une vilaine âme, William Blake & C°, 1988
Meditatio Italica, William Blake & C°, 1995
Nous avons voué notre vie à des signes, William Blake & C°, 1996
Poursuivre avec Mallarmé, William Blake & C°, 2005
La vérité, jusqu’à la faute, Verticales, 2007
Je ne voudrais rien qui mente, dans un livre, Flammarion, coll. « Poésie », 2010
Écrits sur la poésie, Flammarion, coll. « Poésie », 2013

et bien sûr :
Défends-toi, Beauté violente ! Poésie/Gallimard, mars 2019
Pierre Bergounioux, Jean-Paul Michel, Correspondance, 1981-2017, Verdier, 2018

Jean-Paul Michel a fait connaître en France l’œuvre du poète et romancier marocain Mohamed Khaïr Eddine (1941-1996), dont il a édité ou préfacé plusieurs ouvrages.
Le Roi, Jean-Paul Michel éditeur, 1966
Soleil Arachnide, 1969, réédition « Poésie »/Gallimard, préface JP Michel, 2009
On ne met pas en cage un oiseau pareil (Dernier journal, août 1995), William Blake & C°, 2002 et de Jean-Paul Michel : Mohamed Khaïr Eddine, 1941-1996, WilliamBlake & C°, 2004

Samedi 9 mars à 16hRencontre de Librairie Le nom de l’homme

Dis-moi dix mots 2019 sous toutes les formes
Cette nouvelle édition est consacrée aux différentes formes de l’écrit.
Les dix mots choisis pour illustrer cette thématique sont : arabesque / composer / coquille / cursif-ive / gribouillis / logogramme / phylactère / rébus / signe / tracé.
En savoir plus

L’auteur
Anthropologue à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Dominique Blanc a participé à la recherche et à l’enseignement (en particulier sur l’écriture, la mémoire et les identités) dans son Centre de Toulouse jusqu’en 2016. Il se consacre aujourd’hui à la traduction littéraire (de l’espagnol et du catalan) et aux débats sur les thèmes qu’il a eu l’occasion d’explorer au cours de ses recherches. En savoir plus

L’oral et l’écrit en formes
L’écriture amplifie et fixe la mémoire, permet l’accumulation des savoirs
et la réflexion critique par la mise à distance des énoncés.
Mais les formes de l’écrit sont multiples et les rapports à l’expression orale complexes. C’est ce que l’on essaiera de montrer à partir d’exemples empruntés d’une part à l’anthropologie qui s’est longtemps intéressée aux sociétés dites « sans écriture » et d’autre part à la traduction qui est une interrogation en acte des formes de l’oral,
des formes de l’écrit et du passage des unes aux autres.
Cécile Jodlowski-Perra, directrice d’Occitanie Livre & Lecture animera
la rencontre.

Dis-moi Dix mots 2019 en Occitanie met en avant 8 auteurs dans 16 librairies de la région.

 

Samedi 23 février à 16h – Rencontre de la librairie Le nom de l’homme
Capucine et Simon Johannin, Nino dans la nuit [Allia, 2019]
Ce même samedi à 10h30 Simon Johannin sera à la librairie Mots et Cie de Carcassonne.

Né en 1993, Simon Johannin a grandi dans l’Hérault. En 2017 paraît son premier roman, L’Été des charognes, pour lequel il a reçu le prix de la vocation littéraire.
Capucine Johannin est née en 1991. Elle est photographe.
Tous deux effectuent leurs recherches plastique et littéraire en croisant leurs regards dans un travail commun d’écriture.

Le mot de l’éditeur
Nino a fui. On ne sait pas quoi ni pourquoi, mais on sent le désespoir et la violence qui le hantent et l’ont conduit jusqu’à une caserne où sont recrutés des futurs légionnaires. Le sergent éructe, Nino s’exécute ; il a quelque chose à expier dans cette soumission. Mais le voilà rapidement exclu et de retour à sa vie de débrouille, où les boulots de misère sont balayés dans des échappées nocturnes hallucinatoires avec en renfort l’amitié, l’amour, la musique et les stupéfiants.

La presse en parle
Cette nuit, si elle domine de sa noirceur la vie de Nino, ne paraît être finalement qu’une étape première à la venue d’un monde plus solaire que cherche à entrevoir à tout prix Nino.
[…] Oui il y a de l’espoir, mais la dimension solaire du monde à venir c’est peut-être l’embrasement du monde actuel. C’est l’idée qui, petit à petit, germe chez les personnages.
Johan Faerber, Diacritik, 15/01/19
Vingt piges et des poussières, mais quelles plumes ! Là où rôde le désespoir, elles subliment et envoûtent, triomphantes. Et l’épopée déjantée de Nino et Lale, antihéros galérant de boulots de merde en soirées arrachées, se pare d’atours glamour inattendus.
Émilien Bernard, Le Canard enchaîné, 16/01/19

 

Samedi 19 janvier à 16h – Rencontre de librairie
Nuit de la lecture

Rencontre autour de Chef de guerre.
Mémoires de Black Hawk [Anacharsis,
 2018] avec Frantz Olivié éditeur.

 

 

 

 

 

 

 

Frantz Olivié est co-fondateur des éditions Anacharsis. Il est l’auteur de L’Enfer de la flibuste [2016].

Chef de guerre
En 1832, sur le cours du haut Mississippi, Black Hawk, chef des Indiens Sauks, refuse d’abandonner ses terres aux colons américains.
Il se lance dans une guerre éphémère mais violente avant d’être contraint à capituler. Durant sa captivité, il rédige avec l’aide d’un interprète son autobiographie, qui deviendra un best-seller et fera de lui une figure tragique de grand chef indompté. […] En racontant ses combats depuis le temps de sa jeunesse jusqu’à la guerre qui fera sa renommée, il porte aussi un dernier coup, par l’écrit cette fois, à ses ennemis victorieux.
Son autobiographie n’avait jamais été traduite en français.

La presse en parle
« Jamais je ne bois l’eau d’une source sans avoir conscience de sa bonté. » Black Hawk est le chef des Indiens Sauks, qui batailla, et capitulera, face aux colons américains. Publiées en 1833, ses mémoires connurent un grand succès, et Hawk sera l’une des incarnations de la figure du « dernier Indien », guerrier malheureux mais perdant valeureux, comme l’écrit l’historien Thomas Grillot dans la préface. Chef de guerre est à la fois un récit guerrier, la trace d’un mode de vie aujourd’hui éradiqué et le témoignage d’un homme qui tente de reprendre la main sur son histoire.
Avec ce livre, les éditions Anacharsis poursuivent leur aventure : donner de la voix à « ceux qui ont peuplé l’Ouest américain » : colons, Comanches, esclaves ou bandits mexicains.
Sonya Faure, Libération, 20/12/18.

À la bibliothèque municipale de Lagrasse :
– 18h :  Volée de contes par Hélène Bardot (tout public)
– 19h : Apéritif offert par la Mairie
– 20h : «  Lectures à voix haute  » par les lecteurs volontaires

 

Autres événements

Samedi 8, dimanche 9 et lundi 10 juin 2019

Bruits d’Espagne

La Retirada et l’exil
Témoigner, mettre en récits.

Avec Geneviève Dreyfus-Armand, Marta Marín Dòmine, Maria Bohigas et Sylvie Sagnes, Alfons Cervera, Santiago Mendieta, Serge Mestre, Benoît Bories.

À l’occasion des quatre-vingts ans de la Retirada, l’exil qui suivit en 1939 la défaite des armées républicaines dans les derniers affrontements de la Guerre civile espagnole, La Maison du Banquet et des générations organise un colloque international sur la place de cet exil dans la fiction littéraire. Seront à l’honneur les grands romans et romans graphiques – et leurs auteurs – qui ont su dire cet épisode dramatique qui a marqué en profondeur notre territoire occitan. En partenariat avec le Mémorial du Camp de Rivesaltes et les Universités de Toulouse et Montpellier.

Tout le programme des Bruits d’Espagne, est à consulter ici.