Librairie

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Présentation de la librairie

Installée dans l’abbaye publique médiévale de Lagrasse (Aude – Languedoc-Roussillon), au cœur des Corbières, et attenante au café littéraire, la librairie « Le Nom de l’homme » doit sa dénomination au titre du premier livre de Benny Lévy, publié en 1984 par les Éditions Verdier : Le Nom de l’homme, Dialogue avec Sartre.

Généraliste, la librairie veut offrir le meilleur au plus grand nombre : à tous ceux qui habitent dans la région, aux visiteurs de passage à Lagrasse et dans les environs, aux personnes qui viennent participer aux activités de la Maison du Banquet.

La librairie propose un choix important d’ouvrages : nouveautés et fonds, poche et broché, 7000 références différentes, et près de 8000 ouvrages, dans des domaines variés :

  • Littérature française et traduite : romans, polars, science fiction, théâtre, poésie, prose, lettres classiques, critique littéraire, CD audio etc.
  • Sciences humaines : philosophie ancienne et contemporaine, histoire, anthropologie, essais socio-politiques, psychologie et psychanalyse, etc
  • Spiritualités : traditions chrétienne, islamique, hébraïque et bouddhiste,

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    La librairie en pleine activité

  • Arts : peinture, architecture, musique, photo, beaux livres, etc
  • Enfance, jeunesse : pour tous les âges, livres d’activités, documentaires, contes, romans, livres illustrés, etc.
  • BD, mangas,
  • Ouvrages régionaux, nature, jardin, cuisine, vie pratique, etc.

Accueil, conseil, recherche bibliographique

– Du 15 juin au 15 septembre et pendant les vacances scolaires d’automne, d’hiver et de printemps : ouverture tous les jours de 11h à 19 h.
– Pour les autres périodes : ouverture les week-ends, aux mêmes horaires.

Vous pouvez commander les livres que vous souhaitez, sur place ou par téléphone : 04 68 91 46 65 ou de préférence par mèl : lamaisondubanquet@orange.fr. Vous êtes informés par mèl ou par téléphone de l’arrivée de votre commande (délai moyen : une semaine).

Grâce à une base de données informatique complète et actualisée en permanence, la libraire peut effectuer à votre demande des recherches sur les livres disponibles, relatifs à un sujet ou à un auteur précis.

Responsable : Marie-Françoise Bondu.

Enfin, soucieuse de la diffusion optimale du livre sur tout le territoire des Corbières, la librairie est partenaire de diverses manifestations culturelles qui ont lieu dans les Corbières.

Librairies partenaires

La librairie a instauré un partenariat avec la librairie Libellis, à Narbonne.

La libraire

La responsable de la librairie

Par ailleurs, créée en 2008, avec la Maison du Banquet, la librairie n’existerait pas sans la collaboration amicale et le soutien de Christian et Martine Thorel, de la librairie Ombres Blanches, à Toulouse, une des principales librairies indépendantes de France, qui nous a permis de constituer un fonds riche et exigeant.

Et c’est encore à eux que nous confions, lors du Banquet d’été, la création d’une vaste librairie temporaire, installée dans les salles voûtées de l’abbaye, et qui propose un choix exceptionnel d’ouvrages en lien avec le thème de notre rendez-vous estival.

 

Les sélections du mois

Ce qui prévaut dans cette sélection de l’été 2016, ce sont des livres de philosophie, sciences humaines, essais, mais aussi de littérature française qui sont les dernières parutions des auteurs invités à la Journée à « Voix haute » du 30 juillet et au Banquet d’été 2016.

Littérature française :

Gwenaëlle AUBRY, Lazare mon amour (Sylvia Plath) (Éd. L’iconoclaste). Date de parution : janvier 2016, 76 p., 15 €

Je relis ses textes hypertendus, électrifiés, je regarde ses photos caméléons. Je fais défiler Couv-lazare-mon-amourses masques, je bats les cartes de son tarot : la supernormal teenager et le Roi des abeilles, l’amante éblouie et la mère-épouse prisonnière de l’Amérique des fifties, les vierges folles, le rameau de peur, le vieux démon mélancolique, l’Oiseau de panique. À travers cette fragile image, cette icône suicidée, je cherche le point d’ajustement de l’écriture à la vie. Je cherche à

comprendre ce que, par l’écriture, elle a sauvé de la vie et ce qui, de l’écriture, l’a sauvée elle aussi. Car je crois que Plath a été, dans les deux sens du terme, une survivante : pas seulement une qui est revenue d’entre les morts (lady Lazare) mais aussi une qui a vécu à l’excès. »

 

Spectacle littéraire inaugural, Lazare mon amour (Sylvia PLATH), de et par Gwenaëlle Aubry le vendredi 5 août au Banquet d’été 2016.

 

Gwenaëlle AUBRY, Perséphone 2014 (Éd. Mercure de France). Date de parution : novembre 2015, 114 p., 14 €

«… Perséphone, Fée Personne. Tu nommes pour moi la faille et l’élan, le massacre et le Couv-persephone-2014sacre, la vérité muette et les mots qui la scandent, le désir d’être matière et la forme à trouver. Tu condenses les corps que j’ai aimés et l’espace glacé qui les sépare. Les livres s’écrivent entre les corps. Ils naissent des révolutions fragiles qui bouleversent la chair et défont l’ordre des mots, de ces précaires mondes à l’envers. Je n’écris pas à la place de la vie. Et pas non plus depuis la place du mort. J’écris en écho à la souveraineté de certains instants vitaux, pour combler le manque où ils m’ont laissée, pour perpétuer leur intensité. Je ne sais pas d’autre façon d’en revenir, d’en sortir sans les trahir : farder leur matière, changer en monde ce qui gît sous les jupes de la terre, peindre un masque victorieux, écrire pour maquiller le cri en rire et le sexe en visage.»

Gwenaëlle Aubry réalisera le spectacle inaugural du Banquet d’été, Lazare mon amour, vendredi 5 août à 21h30.

 

 

Patrick AUTRÉAUX, Le Grand Vivant (Verdier). Date de parution : 2016, 48 p., 9 €

Un cyclone arrive sur la ville. Couv-le-grand-vivant
Enfermé chez lui, le narrateur regarde par la fenêtre le vent, la pluie malmener les maisons et les arbres. Soudain, il se rend compte que le vieil orme, auquel il se confie depuis longtemps, est menacé.
Commence alors une plongée intérieure allant de l’incertitude à la terreur, au bord du vertige, vers un recommencement.
« Avec ce dernier texte, l’auteur nous offre une superbe et émouvante réflexion sur l’impact de nos morts dans nos vies, ce qu’ils nous laissent, ce que nous en faisons.  De par sa brièveté (moins de cinquante pages) et la richesse de son contenu, Le Grand Vivant fait partie de ces rares livres qui, aussitôt terminés, invitent à la relecture. » Éric Simard, libraire à la Librairie du Square.

Patrick Autréaux, lira Le Grand Vivant au Banquet d’été 2016, le vendredi 12 août à 21h30.

 

Michel BERNARD, Les Forêts de Ravel,  (Éd. la Table Ronde). Date de parution : 2015, 171p., 16 €

Juillet est le mois des festivals de musique, y compris à Lagrasse : 4e édition du festival international de piano En blanc et noir du 2 au 7 juillet, et les Abracadagrasses du 22 au 24 juillet.

«Quand Ravel leva la tête, il aperçut, à distance, debout dans l’entrée et sur les marches Couv-les-foret-de-ravelde l’escalier, une assistance muette. Elle ne bougeait ni n’applaudissait, dans l’espoir peut-être que le concert impromptu se prolongeât. Ils étaient ainsi quelques médecins, infirmiers et convalescents, que la musique, traversant portes et cloisons, avait un à un silencieusement rassemblés. Le pianiste joua encore la Mazurka en ré majeur, puis une pièce délicate et lente que personne n’identifia. Son doigt pressant la touche de la note ultime la fit longtemps résonner.»
En mars 1916, peu après avoir achevé son Trio en la mineur, Maurice Ravel rejoint Bar-le-Duc, puis Verdun. Il a quarante et un ans. Engagé volontaire, conducteur d’ambulance, il est chargé de transporter jusqu’aux hôpitaux de campagne des hommes broyés par l’offensive allemande. Michel Bernard le saisit à ce tournant de sa vie, l’accompagne dans son difficile retour à la vie civile et montre comment, jusqu’à son dernier soupir, «l’énorme concerto du front» n’a cessé de résonner dans l’âme de Ravel.

 

Arno BERTINA, Des lions comme des danseuses (Éditions La Contre-allée). Date de parution : février 2015, 64 p., 6 €

On avait beau jeu d’a­ffirmer qu’elles avaient été achetées, car certains explorateurs ou Couv-des-lions-danseusescertains représentants de l’État français […] avaient sans doute troqué ces œuvres contre peu d’argent, ou des babioles, ou des menaces. Aucune transaction inattaquable, certainement. Certes il était possible d’a­ffirmer qu’en les volant on les avait sauvées mais c’était tout de même tordu.
La spoliation des biens culturels africains a ainsi été pratiquée par les pays fondateurs de l’Union européenne, comme la France et Italie, durant les années de colonisation.
En trouvant l’audace d’intenter une procédure contre le Musée du quai Branly, à Paris, le roi de Bangoulap – un village du pays bamiléké, dans l’Est du Cameroun –, ne pouvait pas deviner que c’était en fait l’Europe libérale et carnassière qu’il allait complètement déshabiller.
Arno Bertina inverse la vapeur avec un plaisir communicatif.
Les pays africains réclament la gratuité du musée pour leurs ressortissants arguant que les œuvres exposées leur appartiennent. Sans réponse, ils interpellent l’Union européenne qui finit par admettre la propriété africaine de ces œuvres à la surprise générale, bien qu’elles participent de l’identité européenne.
Cette première demande accordée fait effet tache d’huile, car les Africains décident de ne pas s’arrêter là.
Le récit nous mène dès lors de la ­ fiction à la science-­fiction.
On assiste au désenchantement de l’Union européenne se voyant obligée de céder à toutes les requêtes successives, qui aboutissent à la libre-circulation des ressortissants africains avec l’ouverture des frontières, où la notion de gratuité prime.

Arno Bertina participera au Banquet d’été 2016, samedi 6 août à 16 h et jeudi 11 août à 21h30.

 

Anne COLLONGUES, Ce qui nous sépare (Actes Sud). Date de parution : 2016, p., €

Un soir d’hiver, dans un RER qui traverse la capitale et file vers une lointaine banlieue au Couv-ce-qui-nous-separenord-ouest de Paris. Réunis dans une voiture, sept passagers sont plongés dans leurs rêveries, leurs souvenirs ou leurs préoccupations. Marie s’est jetée dans le train comme on fuit le chagrin ; Alain, qui vient de s’installer à Paris, va retrouver quelqu’un qui lui est cher ; Cigarette est revenue aider ses parents à la caisse du bar-PMU de son enfance ; Chérif rentre dans Chérif rentre dans sa cité après sa journée de travail ; Laura se dirige comme tous les mardis vers une clinique ; Liad arrive d’Israël ; Frank rejoint son pavillon de banlieue.
Attentive et bienveillante, Anne Collongues fait tourner la lanterne magique de l’existence et livre un texte subtil, aussi juste dans l’analyse psychologique de ses personnages qu’émouvant dans la représentation de leur beauté banale. Ce qui les sépare, c’est finalement ce qui les rapproche : cette humanité qui fait de chacun d’eux un petit monde accomplissant sa modeste révolution, traçant une destinée minuscule qui, au fil de ce trajet dans la nuit des cités-dortoirs, va connaître sa modification.
« Ce qui nous sépare est le premier roman d’Anne Collongues, également photographe – cela se «voit» dans son récit d’une incroyable maîtrise et plein de maturité. (…)  Est-ce le regard tendre et bienveillant d’Anne Collongues sur ces existences qui nous les rend si attachantes. Sans doute. On pense, sans comparer, au travail entrepris par Pierre Michon dans Vies minuscules. La romancière a le sens du portrait, de ces infimes détails qui en disent long. (…). Ce sont ces gestes qu’Anne Collongues a su magnifiquement capter. Ce beau premier roman en appelle d’autres.  » Mohamed Aissaoui, Le Figaro Littéraire.

Anne Collongues participera au Banquet du Livre de l’été 2016, le samedi 6 août à 21h30.

 

Marie COSNAY, Vie de HB (Éditions Nous). Date de parution : 2016, 80 p., 10 €

Livre énigmatique et percutant, Vie de HB signé Marie Cosnay, paru aux éditions NOUS, Couv-vie-de-hbne nous donne rien moins qu’une nouvelle vie de Stendhal, une vie en détails et en intensités.
Est-ce ce qui eut lieu dans la chapelle Santa Croce à Florence, devant les Sibylles et le tableau des Limbes ? On ne sait pas dire ni trouver le beau, alors il faut le nommer tout cru, le beau, un point c’est tout ; pareil pour le bonheur : je sauterai le bonheur. Quant aux paysages, on déteste les descriptions, il suffit de faire des listes de ce qu’il faudrait mettre là, monts, vallées et châtaigniers.

 

 

 

Dov LYNCH, Mer noire (Éditions Anacharsis). Date de parution : 2015, 1Couv-mer-noire44 p., 15 €

Dimitris est un ancien membre de l’IRA. À la mort de son père, il part à la recherche de son frère disparu quelque part dans le Caucase.
Sa trajectoire, un road movie sur les franges de l’Europe, marquée au sceau du crime, semée de rencontres fragmentées, d’histoires inabouties, de visions fugitives, le conduira d’une guerre qui n’a plus de nom à une autre qui n’en possède pas encore, jusqu’à ce que s’accomplisse son aventure.

Dov Lynch participera au Banquet d’été, samedi 6 août à 18 h et Dimanche 7 août à 21h30.

 

Mathieu RIBOULET, Entre les deux il n’y a rien (Verdier). Date de parution : 2015, 144 p., 14 €

À l’orée des années soixante-dix, à Paris, à Rome, à Berlin, les mouvements de Couv-entre-les-deuxcontestation nés dans le sillage des manifestations étudiantes de 68 se posent tous peu ou prou en même temps la question du recours à la lutte armée et du passage à la clandestinité. S’ils y répondent par la négative en France, ce n’est pas le cas en Allemagne ni en Italie, mais pour les trois pays s’ouvre une décennie de violence politique ouverte ou larvée qui laissera sur le carreau des dizaines et des dizaines de morts, sans compter ceux qui, restés vivants mais devenus fantômes, s’en sont allés peupler les années quatre-vingt de leurs regrets, leurs dépressions ou leur cynisme.
Témoin de cette décennie de rage, d’espoir et de verbe haut, le narrateur s’éveille au désir et à la conscience politique, qui sont tout un, mais quand son tour viendra d’entrer dans le grand jeu du monde, l’espoir de ses aînés se sera fracassé sur les murs de la répression ou dans des impasses meurtrières. Il aura pourtant eu, dans un bref entretemps, loisir de s’adonner aux très profonds bonheurs comme aux
grandes détresses de la politique et du corps aux côtés de tous ceux qui, de Berlin à Bologne, de Billancourt à Rome, de Stammheim à Paris, tentèrent de combattre les forces mortifères qui, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, s’attachèrent à faire de l’Europe le continent à bout de souffle où nous vivons encore.

Mathieu Riboulet co-animera le séminaire Cinéma au Banquet d’été, du samedi 6 août au vendredi 12 août, chaque jour à 10h30.

 

Emmanuel RUBEN, Jérusalem terrestre (Éditions Inculte). Date de parution : 2015, 178 p., 16,90 €

« Le projet de Jérusalem terrestre était d’accompagner un roman en cours d’écriture, de Couv-jerusalem-terrestrepresser l’éponge lorsqu’elle était trop pleine. Plongé dans le contraire d’un pays sans légendes, embarqué dans le berceau de tous les mythes, craignant d’être peu à peu débordé par l’avalanche d’informations qui me tombait dessus chaque jour, j’ai très vite éprouvé ce besoin de faire le tri entre ce qui pourrait servir au roman et ce qui ne servirait pas, toutes ces petites brisures du réel qui ne pourraient pas coller […] tous ces faits trop précis, ces myriades de chiffres, ces illustrations nécessaires, qui ne trouveraient pas leur place ou tiendraient dans d’encombrantes annexes ou de superflues notes de bas de pages. Jérusalem terrestre, au contraire, s’autoriserait à coller des petits bouts de vécu, des fragments de discours. »
De son séjour à Jérusalem, Emmanuel Ruben rapporte un texte qui interroge les cartes, met au jour les frontières, les limites, les murs qui sillonnent aussi bien la géographie d’une région aux contours flous que celle, intime, de ses habitants.

Emmanuel Ruben participera au Banquet d’été 2016, dimanche 7 août à 16 h et mercredi 10 août à 21h30.

 

Valérie ZENATTI, Jacob, Jacob (Édition de l’Olivier). Date de parution : 2014, 166 p., 16 €

Jacob, jeune Juif de Constantine, est la fierté de sa mère Rachel. Par son sourirCouv-jacob-jacobe, ses chants, sa générosité, lui seul apporte de la gaîté au sein de la famille Melki, où trop souvent résonne la fureur du père. Mais Jacob est enrôlé en juin 1944. Comme lui, des juifs et des musulmans se battent sur le sol français pour libérer un pays qui n’est pas toujours juste envers eux. La famille de Jacob attend son retour avec impatience. Mais la nouvelle de la mort du jeune homme ouvrira une blessure impossible à refermer.

Valérie Zenatti participera au Banquet d’été 2016, lundi 8 août à 21h30 et mardi 9 août à 16 h.

 

Polars, nouvelles policières :

José Luis MUNOZ, La Frontière sud, traduit de l’espagnol par Alexandra Carrasco, (Éd. Actes Sud). Date de parution : 2015, 314 p., 22 €

Mike Demon vend des assurances agricoles aux fermiers de Californie. Évidemment, ce Couv-la-frontiere-sudn’est pas le boulot le plus folichon du monde. On passe ses journées en bagnole sous un soleil de plomb, on se fait pas mal claquer la porte au nez et on finit plus souvent qu’à son tour dans un motel miteux en bord d’autoroute. Alors, pour oublier qu’on ne voit pas sa famille autant qu’on voudrait, on s’offre une soirée en roue libre de temps en temps. Un de ces soirs justement, Mike Demon décide d’aller faire une petite virée à Tijuana. Il y fait la rencontre d’une prostituée sublime dont il va tomber follement amoureux, au point de lui promettre une nouvelle vie de l’autre côté de la frontière. Le problème, c’est qu’entre la fille et les États-Unis, il y a Fred Vargas, un flic mexicain aussi violent que véreux. Un esthète de la combine assez futé pour avoir compris que, niveau rendement, un bon père de famille yankee venu s’encanailler de ce côté-ci de la frontière, ça valait toutes les polices d’assurance du monde…

 

 

Mark TWAIN, Plus fort que Sherlock Holmes, (Éd. de l’Aube, poche). Date de parution : juin 2016,  187 p., 12€

Ce court recueil de nouvelles policières fait figure de « chef-d’œuvre inconnu » dans Couv-plus-fort-sherlock-holmesl’œuvre de Mark Twain. L’auteur s’y joue avec maestria des règles du genre en les moquant, en dépoussiérant les codes en vigueur dans l’Ancien Monde – celui que Sherlock Holmes incarne à merveille !
Et il se donne autant de prétextes pour afficher la fraîcheur, la force et la jeunesse du Nouveau Monde – le sien –, et le lieu de cette aventure réelle.
C’est donc avec humour et intelligence que Mark Twain rajeunit le très britannique Sherlock Holmes à la sauce yankee.

 

Essais, sciences humaines, philosophie :

Michel AGIER, La Condition cosmopolite (La Découverte). Date de parution : 2013, 240 p., 21 €

La mondialisation libère les uns et oppresse les autres. Et dans cette partition du monde, Couv-la-condition-cosmopolitechacun est renvoyé à une identité prétendument essentielle et « vraie ». D’où un véritable « piège identitaire », négation de l’autre et de sa subjectivité, parfois justifié par l’anthropologie – à l’opposé de sa vocation humaniste et critique. Face à ce défi, le regard contemporain sur le monde doit être repensé, en dépassant le relativisme culturel et ses « ontologies » identitaires.
Dans ce livre, Michel Agier prend une position résolument « décentrée », invitant le lecteur à reconsidérer les sens et les usages de la frontière : lieu de passage, instable et sans cesse négociée, elle nous fait humains en instituant la place et l’existence sociale de chacun tout en reconnaissant celles des autres. Le mur est son contraire : il incarne le piège identitaire contre l’altérité.
Cette enquête sur l’état du monde et sa violence, sur les frontières et les murs, sur le sens des mots (« identité », « civilisation », « race », « culture ») propose ainsi une réflexion originale sur la condition cosmopolite, figure à double face : d’un côté, l’étranger absolu, global et anonyme, que dessinent les politiques identitaires sous des traits effrayants ; de l’autre, le sujet-autre, celui qui venant de l’extérieur de « mon identité », m’oblige à penser tout à la fois au monde, à moi et aux autres. En plaidant pour la validité de l’approche anthropologique, Michel Agier cherche ici à dépasser le piège identitaire, à montrer que d’autres manières de penser sont possibles. Réapprendre à passer les frontières où se trouve l’autre, à les reconnaître et à les fréquenter, est devenu l’un des enjeux majeurs de notre temps.

Michel Agier participera au Banquet d’été 2016, le dimanche 7 août à 18 h.

 

 

Anne-Laure AMILHAT SZARY, Qu’est-ce qu’une frontière aujourd’hui ? (P.U.F.). Date de parution : Date de parution : 2015, 164 p., 14 €

Les frontières représentent aujourd’hui un enjeu complexe dans la vie des personnes. Elles Cluv-qu-est-ce-qu-une-frontiererelient et divisent, elles se font mobiles, s’individualisent aussi, laissant circuler librement certains et retenant d’autres. Qu’elles s’ouvrent ou se ferment, elles font l’objet de politiques publiques spécifiques et constituent un levier privilégié du capitalisme marchand. Elles sont le lieu d’exacerbation des processus politiques, sociaux, économiques actuels, un laboratoire de notre époque.
Pour l’heure, les frontières internationales restent les supports d’une citoyenneté qui elle-même fonde la démocratie… Mais la façon dont nos limites vacillent met en évidence le devenir incertain de nos systèmes politiques. Comprendre ce qu’est une frontière aujourd’hui, c’est ainsi interroger l’avenir de nos sociétés et reformuler notre relation au monde.

Anne-Laure Amilhat-Szary participera au Banquet d’été 2016 le lundi 8 août à 16 h.

 

 

Michel ARBATZ, Hourra l’Oral ! Essai (Éd. Le Temps qu’il fait). Date de parution : 2014, 168 p., 19 €

Homère connaissait, dit-on, les cinq mille vers de l’Iliade et de l’Odyssée par cœur et les Couv-hourra-l-orallivrait de vive voix à ses auditeurs.
Quel poète aujourd’hui donne ainsi ses textes ? Combien de poètes parlent-ils leurs textes ? La poésie confinée dans le papier est-elle vraiment la poésie ? D’où vient la cassure qui l’a réléguée dans les études universitaires, les poncifs de la messe scolaire, ou la «sclérose en plaquettes» qui ne concerne qu’un lectorat minuscule ?
Quelle place tiennent dans cette désaffection la poésie «de combat» embarquée dans la mouvance communiste du XXe siècle, puis sa contre-vague formaliste ? Et quelle responsabilité endossent parfois les poètes eux-mêmes en s’enfermant dans diverses postures et clichés qui ont la vie dure ?
Autour de ces questions, Michel Arbatz, auteur, mais aussi homme de scène, et passeur oral de poètes plaide pour l’oralité, et la nécessité de maintenir la poésie comme «mémoire de la langue», suivant la belle expression de Jacques Roubaud. Il salue dans deux longs chapitres le rôle de la chanson comme garante d’une tradition poétique orale, et pointe le vide inquiétant d’une absence de transmission dans le domaine poétique.
Hourrah l’Oral ! est un bulletin de santé, un examen complet du malade, qui cherche à comprendre tous les aspects de son affection. C’est une réflexion nourrie tant par la lecture des poètes eux-mêmes, que par une importante documentation, mais aussi par l’expérience d’une décennie de profération tous azimuts avec la BIP (Brigade d’Interventions Poétiques) que Michel Arbatz anime en Languedoc Roussillon.

Michel Arbatz et Cie interviendront lors de la Journée « À voix haute », consacrée aux Brigades d’Interventions Poétiques, à l’abbaye et dans le village de Lagrasse, le samedi 30 juillet, de 11 h à 19 h.

 

 

Patrick BOUCHERON, Au banquet des savoirs – Éloge de la transmission (Presse universitaires de Bordeaux). Date de parution : 2015, 77 p., 7 €

Dans Il Convivio (Le Banquet), Dante invitait tous ceux qui, « pour des raisons familiales ou Couv-au-banquet-des-savoirssociales sont restés sur leur faim » à venir s’attabler au banquet des savoirs. Car « le monde qui vit mal » a besoin d’intelligence collective. En relisant Dante aujourd’hui, en le ramenant au présent d’une audace qui demeure sans cesse à reconquérir, Patrick Boucheron tente de ressaisir l’urgente nécessité d’une politique de la transmission des savoirs qui soit, dans le sens plein que lui donne l’histoire, universitaire.
Qu’est-ce que transmettre? Et qu’est-ce que l’histoire peut transmettre à nos vies?

Patrick Boucheron réalisera les Conversations sur l’Histoire du Banquet d’été 2016, du lundi 8 août au vendredi 12 août.

 

Pierre CAYE, Critique de la destruction créatrice (Les Belles Lettres), Date de parution : 2015, 336 p., 27€

Le système productif contemporain repose sur le paradoxe de la destruction créatrice, Couv-critique-de-la-destruction-creatricefaisant de la richesse une affaire non pas d’accumulation et de patrimonialisation, de construction et d’édification, mais de destruction, d’obsolescence programmée, de place nette et de table rase. Cette illusion quasi métaphysique, produite par les grandes guerres du XXe siècle, est aujourd’hui de moins en moins soutenable, de plus en plus coûteuse d’un point de vue aussi bien symbolique que matériel.
La critique du système productif change dès lors de nature. Il s’agit moins de penser l’intensification de la production, sa libération, sa généralisation à l’ensemble des activités sociales que sa durabilité, voire sa « générativité », à savoir sa capacité à transmettre ses fruits à la postérité. Ce qu’on appelle le développement durable. C’est à la recherche de ses principes aussi bien philosophiques que techniques et juridiques que s’attache la Critique de la destruction créatrice.

Pierre Caye participera au Banquet d’été 2016 le mardi 9 août à 18 h.

 

Jean-Louis COMOLLI, Cinéma, mode d’emploi (Verdier). Date de parution : 2015, 448 p., 28 €

La numérisation du cinéma, de la prise de vues à la projection, menace de l’entraîner dans Couv-cinema-mode-d-emploil’accélération
générale du monde. Informations, spectacles, publicités, marchés, la pression monte.
Or, le spectateur de cinéma résiste à être traité comme un consommateur de spectacles. C’est une chance : art du temps, le cinéma nous invite à entrer dans des formes et des durées qui ne sont pas celles de l’expérience courante. Dans un monde saturé d’images, le hors-champ qui s’ouvre dans les salles de cinéma est l’aventure d’une liberté de nos imaginaires.
Le lecteur trouvera dans les quelque deux cents entrées de cet abécédaire une approche à la fois pratique, technique et théorique des gestes, des pensées et des outils qui font le cinéma, de l’argentique au numérique. L’histoire des techniques éclaire leur usage.
Le cinéma est désormais dans toutes les mains, et c’est tant mieux : contre la dislocation du présent, il est encore ce qui nous réunit.

Jean-Louis Comolli co-animera le séminaire Cinéma du Banquet d’été 2016, du samedi 6 août au vendredi 12 août, à 10h30.

 

Gilles HANUS, L’Épreuve du collectif (Verdier). Date de parution : avril 2016, 96 p., 14 €

Au moment où, sous la pression des événements, des tensions que l’on n’apercevait pas Couv-l-epreuve-du-collectifs’exacerbent et où chacun est requis de remettre sur le métier ses habitudes de pensée et les cadres à partir desquels il appréhendait jusqu’alors le monde, il importe d’interroger ses propres appartenances, ses attachements et ses fidélités. Il importe autrement dit de repenser l’épreuve du collectif. Que signifie pour un sujet son insertion dans un groupe ? Qu’y gagne-t-il ? Qu’y perd-il ? De quelle nature les groupes dont nous faisons partie sont-ils ? Sur quels partages reposent-ils ?
Dans ce questionnement, la réflexion de fond, patiente, rejoint une certaine actualité, brûlante. Qu’est-ce qui peut être commun à des êtres différents ? À quelles conditions existe-t-il même quelque chose de « commun » ? Ce livre cherche à répondre à ces questions en distinguant groupe et collectif, conformisme et aristocratisme, guerre et conflit, ennemi et adversaire et en cherchant dans l’étude les linéaments d’un autre mode d’être-ensemble.

Gilles Hanus animera le séminaire de philosophie des 4 et 5 août 2016, et participera au Banquet d’été le vendredi 12 août à 18 h.

 

René LÉVY, Pièces détachées (L’Âge d’homme). Date de parution : 2014), 160 p., 12 €

À l’occasion des 10 ans de l’Institut d’Études Lévinassiennes à Paris, ce livre rassemble Couv-pieces-detacheesles textes de conférences, discours et articles qui les ont jalonnées. On pourra retrouver les textes théoriques sur l’être juif, l’universel et la Révolution, l’identité nationale, la fraternité, l’Europe politique ou l’éthique du travail. Mais aussi, des textes brefs sur les « Révolutions » arabes, quelquefois polémiques, sur la Gauche au pouvoir, sur la presse ou sur les intellectuels français, tous sont inscrits dans l’actualité vivante. Chaque texte est précédé d’un court récit des circonstances qui les ont accompagnés et de témoignages, souvent autobiographiques. On y croise des personnages, connus ou méconnus, hostiles ou bienveillants, des décors réels et les coulisses de scènes où l’éternelle comédie humaine exhibe infatigablement « ses masques et bergamasques ».

René Lévy participera au Banquet d’été 2016 le lundi 8 août à 18 h.

 

Marielle MACÉ, Façons de lire, manières d’être (Gallimard). Date de parution : 2011, 304 p., 20 €

La lecture est l’une de ces conduites par lesquelles, quotidiennement, nous donnons un Couv-facons-de-lireaspect, une saveur et même un style à notre existence.
«J’allais rejoindre la vie, la folie dans les livres. […] La jeune fille s’éprenait de l’explorateur qui lui avait sauvé la vie, tout finissait par un mariage. De ces magazines et de ces livres j’ai tiré ma fantasmagorie la plus intime…» Lorsque le jeune Sartre se rêve en héros après avoir lu les aventures de Pardaillan, il ne fait rien d’exceptionnel, sinon répéter ce que nous faisons tous quand nous lisons, puissamment attirés vers des possibilités d’être et des promesses d’existence que donne la littérature.
C’est dans la vie ordinaire que les œuvres se tiennent, qu’elles déposent leurs traces et exercent leur force. Il n’y a pas d’un côté la littérature, et de l’autre la vie ; il y a au contraire, dans la vie elle-même, des formes, des élans, des images et des styles qui circulent entre les sujets et les œuvres, qui les exposent, les animent, les affectent. Car les formes littéraires se proposent dans la lecture comme de véritables formes de vie, engageant des conduites, des démarches, des puissances de façonnement et des valeurs existentielles.
Dans l’expérience ordinaire de la littérature, chacun se réapproprie son rapport à soi-même, à son langage, à ses possibles et puise dans la force du style une esthétique.

Marielle Macé participera au Banquet de l’été 2016, le jeudi 11 août à 16 h.

 

Jean-Claude MILNER, La Puissance du détail (Grasset). Date de parution : 2014, 288 p., 19 €

« Pour bien voir un tableau et y prendre plaisir, il faut parfois se rendre attentif à un détail. Il Couv-la-puissance-du-detailen va de même pour les textes philosophiques. Une phrase, un mot manquant, une fracture du sens, et l’intelligence s’arrête, intriguée. Alors commence un travail de dépliage, d’où naît un texte nouveau.
Pour ceux qui aiment lire, un plaisir leur est alors promis : le plaisir de comprendre. Mais aujourd’hui, ce plaisir s’accompagne d’un devoir. Dans un univers que hantent les bouleversements de l’économie et les travestissements de la politique, ce qu’on ne comprend pas peut conduire à la servitude. On ne saurait s’y résigner, spécialement quand il s’agit de philosophes.
Platon, Kafka, Marx, Nietzsche, Lévi-Strauss, Primo Levi et Benny Lévy, Lacan, Foucault, Lénine, tous m’ont convoqué, un jour ou l’autre, au devoir de comprendre. Pour mon plaisir, j’ai donné à mes dépliages la forme de l’enquête. Amateur de fictions policières, j’en ai retrouvé le style. Mais à la fin, il ne s’agit pas de nommer un coupable. Il s’agit plutôt d’empêcher, détail par détail, la perpétuation d’un préjugé. Par ce moyen, la peinture, la philosophie et la politique s’entrecroisent et concourent à la liberté de penser. » J.-C. M.

Jean-Claude Milner animera le séminaire de philosophie des 9 et 10 août 2016, à 14 h, et participera au Banquet d’été le jeudi 11 août à 18 h.

 

Pascal ORY, Ce que dit Charlie – Treize leçons d’histoire (Gallimard). Date de parution : 2016, 248 p., 15,90 €

En janvier 2015, la France fut prise par surprise. Mais elle s’est, aussi, surprise elle-même. Couv-ce-que-dit-charlieAux deux massacres ont répondu des centaines de «marches républicaines», dont la polémique autour de ceux «qui n’étaient pas Charlie» n’a pas réussi à occulter la profonde signification politique.
L’événement est entré dans l’histoire. Il est entré aussi dans la géographie, sous le regard de l’étranger, lui-même témoin, acteur ou victime du drame.
Drame, au reste, ou tragédie? Le massacre à Charlie Hebdo a mis face à face deux radicalismes : une extrême gauche vieillissante et un extrémisme religieux pour l’instant en plein essor. Le massacre à l’Hyper Cacher a confirmé la violence d’une haine du Juif cultivée dans certains milieux «issus de l’immigration».
On a déjà beaucoup parlé de Janvier 15. Et ce n’est pas près de finir. Ce qu’on essaye ici, c’est d’analyser ce qui s’est passé, ce qui se passe encore et, dans une certaine mesure, ce qui va se passer, au travers d’une douzaine de clés d’interprétation, qui vont de «Sidération» à Soumission, en passant par Liberté d’expression, Laïcité ou Religion (Guerre de).
L’Histoire, «avec sa grande hache» (Georges Perec), a fait son travail. Un historien fait le sien.

 Pascal Ory participera au Banquet d’été le vendredi 12 août à 16 h.

 

Sophie WAHNICH, L’Intelligence politique de la Révolution française (Textuel). Date de parution : 2013), 192 p., 16 €

Ce livre n’a pas pour ambition de raconter par les textes l’histoire de la Révolution Couv-l-intelligence-revolutionfrançaise mais bien de révéler à la lumière de nos questions contemporaines « l’intelligence politique de la Révolution française ».
Cette intelligence faite de principes, d’arguments, de convictions, d’une faculté de juger passe souvent par le sensible. Il y a certes les grands ténors, mais aussi toute une myriade de porte-paroles qui débattent localement et envoient des adresses, des pétitions, des couplets, des poèmes à l’Assemblée, « sanctuaire de la fabrique des lois ». C’est cette variété des manières d’intervenir dans le débat public que l’auteur a choisi de montrer, à l’heure où cette multiplicité existe à nouveau dans l’espace virtuel mais sans connaître d’institutionnalisation dans la vie politique réelle.
En mobilisant la pensée révolutionnaire, Sophie Wahnich éclaire aussi les questions d’exclusion politique et sociale, les enjeux de l’émeute populaire comme outil et comme droit nécessaire dans la résistance à l’oppression, ainsi que les intrications entre liberté de conscience, conscience publique et laïcité. Elle compose ainsi un bréviaire du révolutionnaire, salutaire et étonnamment moderne.

Sophie Wahnich participera au Banquet d’été 2016, le mercredi 10 août à 18 h.

 

Bandes dessinées, revue dessinées :

Manu LARCENET, Le Rapport Brodeck, Tome2/2, L’indicible, d’après le livre de Philippe CLAUDEL (Éd. Dargaud). Date de parution : juin 2016, 168 p., Couv-le-rapport-brodeck-222,50 €

Manu Larcenet se confronte à une adaptation, celle du chef-d’œuvre de Philippe Claudel, Le Rapport de Brodeck. Mais lorsque l’auteur de Blast et du Combat ordinaire s’empare du texte, c’est pour le faire sien, et lui donner une nouvelle vie éclatante, sombre et tragique. Des pages d’une beauté stupéfiante, magnifiant la nature sauvage et la confrontant à la petitesse des hommes, une plongée dans les abîmes, servie par un noir et blanc sublime et violent. Un très grand livre.

 

La Revue Dessinée n°12 (Éd. Gallisol). Date de parution : été 2016, 228 p., 15€

La Revue Dessinée est un magazine trimestriel, numérique et papier, de reportages, Couv-la-revue-dessinee-12documentaires et chroniques en bande dessinée. Tous les trois mois, ce sont 228 pages d’informations dessinées qui vous sont proposées, sur tablette ou en librairie.
L’idée de La Revue Dessinée, nous la devons au dessinateur Franck Bourgeron qui, à l’automne 2011, contacte quelques-uns de ses amis auteurs de bande dessinée pour leur proposer de se prendre en main.
À la fois coup de cœur et coup de colère, les six amis décident de se lancer dans l’aventure de l’enquête, du reportage, des sciences, de l’histoire, du fait divers… en bande dessinée.
Parce qu’ils aiment à la fois l’odeur de l’encre et la navigation numérique, ils décident de créer une application numérique et un magazine papier. Pourquoi se priver !
Parce qu’ils constatent la paupérisation des auteurs de bande dessinée, ils décident que La Revue Dessinée permettra aux auteurs de pré-publier leurs travaux, avant de les proposer aux éditeurs classiques. Il faut le dire, les cofondateurs sont d’abord des créateurs qui veulent redonner de la valeur à leur métier.
Annoncée lors du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême en janvier 2012, La Revue Dessinée a eu droit à quelques bonnes fées : une dizaine de particuliers passionnés par la bande dessinée et le groupe Gallimard, via son label Futuropolis, ont constitué un tour de table pour soutenir la création du projet. Les actionnaires de La Revue Dessinée détiennent 20% du capital de la société, les 80% restant aux mains des fondateurs.

 

Livres Jeunesse :

Deux auteurs invités au Banquet d’été 2016 ont publié des livres pour les enfants et adolescents.

Valérie ZENATTI, Demain la révolution, (Éd. École des loisirs, Coll. Neuf ). Date de parution : 2013, 95 p., 8,20€

Il est arrivé une catastrophe à l’école Jean-Moulin. Une, ou plutôt deux. D’abord, la Couv-demain-la-revolutiondirectrice bien-aimée de tous, Madame Mervent, a fait une mauvaise chute dans l’escalier. Les pompiers sont venus pour l’emmener d’urgence à l’hôpital. Elle est dans le coma. Ensuite, son remplaçant est arrivé. Il n’est bien-aimé de personne, car il passe son temps à regarder tout le monde d’un air cruel et à distribuer des punitions et des brimades, à ceux qui parlent, à ceux qui crient, à ceux qui courent et même à ceux qui ont juste l’air heureux. Bref, c’est un tyran. Barbara, Arthur, Paul, Victor et Louise le surnomment très vite l’Ogre des écoles. Mais un surnom, même bien trouvé, ne suffit pas. Changer la vie, se débarrasser d’un tyran, ça s’appelle faire la révolution. Il faut donc commencer par se documenter sur les révolutions du passé pour bien préparer celle de l’avenir et la réussir. Le problème, c’est que quand on tape « Révolution » sur Internet, le moteur de recherche annonce 523 684 réponses correspondantes. Laquelle choisir ???

 

Valérie ZENATTI, Vérité, vérité chérie, (Éd. École des loisirs, Coll. Mouche). Date de parution : 2013, 80 p., 8,20€

Couv-verite-verite-cherieDe mémoire de loup, on n’a jamais vu de petite louve aussi douée que Camille. Une moyenne de 30/20 à l’école, première en tout, première partout, même dans la cour de récré quand elle joue à chat ! Jusqu’au jour où le professeur de chasse lui donne un devoir qui lui hérisse le poil. Camille doit faire le portrait de son grand-père et elle est incapable d’écrire une seule ligne ! Elle ne sait rien de lui. Quand elle interroge ses parents à son sujet, ils évitent de lui répondre, comme s’ils lui cachaient quelque chose. Camille flaire un lourd secret. Qui était ce grand-père dont on ne veut rien lui dire ?

 

 

Valérie ZENATTI, Une bouteille dans la mer de Gaza, (Éd. École des loisirs, Coll. Médium Poche). Date de parution : 2013, 167 p., 8,50€

C’est une journée ordinaire à Jérusalem, un attentat moyen : un kamikaze dans un café, Couv-une-bouteillesix morts, deux jours d’info à la télévision. Oui, depuis trois ans, l’horreur est devenue routine, et la Ville sainte va tout droit en enfer. Tal, elle, ne s’habitue pas. Elle aime trop sa ville et la vie. Elle veut mourir très, très vieille et très, très sage. Un jour, en plein cours de biologie, une ampoule s’allume au-dessus de sa tête, comme dans un dessin animé. Voilà des jours qu’elle écrit ce qu’elle a sur le cœur, ses souvenirs, la fois où elle a vu ses parents pleurer de joie, le jour de la signature des accords de paix entre Israéliens et Palestiniens, et puis la désillusion, la révolte, la terreur, et l’espoir quand même. Ce qu’elle pense, ce qu’elle écrit, quelqu’un doit le lire. Quelqu’un d’en face. Elle l’imagine déjà, cette amie-ennemie inconnue aux cheveux noirs. Eytan, le frère de Tal, fait son service militaire à Gaza. Elle glisse ses feuillets dans une bouteille et la lui confie…
Ce livre a été adapté au cinéma par Thierry Benisti (Scénario co-écrit par Valérie Zenatti et Thierry Benisti)  sous le titre « Une bouteille à la mer » en 2011.
Le film a reçu  le « Prix national lycéen du cinéma », organisé par le Ministère de l’Education nationale.

 

Valérie ZENATTI, Quand j’étais soldate, (Éd. École des loisirs, Coll. Médium Poche). Date de parution : 2015, 329 p. 7,80€

Voici le journal de bord de la conscription dans l’armée israélienne… d’une fille ! Car là-bas, Couv-quand-j-etais-soldatemême les filles doivent faire leur service. Nous sommes en 1988-1990, à l’époque de la première Intifada, et Valérie découvre un monde inconnu, son ambiance particulière, ses codes, ses secrets, ses camaraderies, sa drôle de façon de faire mûrir les bachelières férues de grands auteurs humanistes. Les soldats en Israël, « personne ne les regarde en particulier parce qu’il y en a trop, parce que c’est normal et que tout le monde est habitué, tout le monde a été, est ou sera un jour à l’armée. » Ce livre sort de l’ordinaire.

 

Arno BERTINA, Énorme, (Éd. Thierry Magnier). Date de parution : 2011, 181 p., 9,90€

Après la séparation de leurs parents, Marion et Sibille déménagent et changent de collège, Couv-enormede manière à faciliter la garde alternée. Nouveau collège, nouveaux visages, nouvelles habitudes. Marion change et a du mal à se faire aux transformations de son corps : elle est tendue, inquiète, perdue. Elle découvre que son père tient un journal sur son ordinateur et le consulte régulièrement, émue de savoir combien il est attentif et clairvoyant. Vie quotidienne au collège, vacances au bord de la mer, balades entre copines au centre commercial, mariage de la cousine… La vie continue, Marion grandit, s’affirme. Récit alterné de Marion d’après le journal du père, et texte d’exposé présentant Christine de Pisan, poétesse du 14e siècle, qui a vécu à Aulnay-sous-Bois. Portrait sincère et enjoué d’une adolescente de banlieue.