Librairie

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Présentation de la librairie

Installée dans l’abbaye publique médiévale de Lagrasse (Aude – Languedoc-Roussillon), au cœur des Corbières, et attenante au café littéraire, la librairie « Le Nom de l’homme » doit sa dénomination au titre du premier livre de Benny Lévy, publié en 1984 par les Éditions Verdier : Le Nom de l’homme, Dialogue avec Sartre.

Généraliste, la librairie veut offrir le meilleur au plus grand nombre : à tous ceux qui habitent dans la région, aux visiteurs de passage à Lagrasse et dans les environs, aux personnes qui viennent participer aux activités de la Maison du Banquet.

La librairie propose un choix important d’ouvrages : nouveautés et fonds, poche et broché, 7000 références différentes, et près de 8000 ouvrages, dans des domaines variés :

  • Littérature française et traduite : romans, polars, science fiction, théâtre, poésie, prose, lettres classiques, critique littéraire, CD audio etc.
  • Sciences humaines : philosophie ancienne et contemporaine, histoire, anthropologie, essais socio-politiques, psychologie et psychanalyse, etc
  • Spiritualités : traditions chrétienne, islamique, hébraïque et bouddhiste,

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    La librairie en pleine activité

  • Arts : peinture, architecture, musique, photo, beaux livres, etc
  • Enfance, jeunesse : pour tous les âges, livres d’activités, documentaires, contes, romans, livres illustrés, etc.
  • BD, mangas,
  • Ouvrages régionaux, nature, jardin, cuisine, vie pratique, etc.

Accueil, conseil, recherche bibliographique

– Du 15 juin au 15 septembre et pendant les vacances scolaires d’automne, d’hiver et de printemps : ouverture tous les jours de 11h à 19 h.
– Pour les autres périodes : ouverture les week-ends, aux mêmes horaires.

Vous pouvez commander les livres que vous souhaitez, sur place ou par téléphone : 04 68 91 46 65 ou de préférence par mèl : lamaisondubanquet@orange.fr. Vous êtes informés par mèl ou par téléphone de l’arrivée de votre commande (délai moyen : une semaine).

Grâce à une base de données informatique complète et actualisée en permanence, la libraire peut effectuer à votre demande des recherches sur les livres disponibles, relatifs à un sujet ou à un auteur précis.

Responsable : Marie-Françoise Bondu.

Enfin, soucieuse de la diffusion optimale du livre sur tout le territoire des Corbières, la librairie est partenaire de diverses manifestations culturelles qui ont lieu dans les Corbières.

Librairies partenaires

La librairie a instauré un partenariat avec la librairie Libellis, à Narbonne.

La libraire

La responsable de la librairie

Par ailleurs, créée en 2008, avec la Maison du Banquet, la librairie n’existerait pas sans la collaboration amicale et le soutien de Christian et Martine Thorel, de la librairie Ombres Blanches, à Toulouse, une des principales librairies indépendantes de France, qui nous a permis de constituer un fonds riche et exigeant.

Et c’est encore à eux que nous confions, lors du Banquet d’été, la création d’une vaste librairie temporaire, installée dans les salles voûtées de l’abbaye, et qui propose un choix exceptionnel d’ouvrages en lien avec le thème de notre rendez-vous estival.

 

Les sélections du mois

Venez découvrir un grand choix de livres dans tous les domaines, pour tous les goûts et pour toutes les bourses à la librairie à Lagrasse qui sera ouverte de 11h à 19h :
- Samedi 3 et dimanche 4 décembre
- Samedi 10 et dimanche 11 décembre
- Du samedi 17 au 23 décembre
- Du lundi 26 au vendredi 30 décembre.

À signaler aussi que le dimanche 18 décembre se tiendra un marché de Noël, « Vendanges de Noël », au Domaine Fabre à Luc-sur-Orbieu et la librairie de la Maison du Banquet présentera une table de livres sélectionnés.

Pensez à commander suffisamment tôt (avant le 17 décembre pour Noël) les livres que vous souhaiteriez.

Novembre a clôturé le choix des livres primés, et donc la saison des prix littéraires pour 2016.

Voici la liste des livres élus aux principaux prix 2016 :

Prix inter : Tristan Garcia, Sept (Éd. Gallimard). Date de parution : 2015, 576 p., 22 €.

Livre recommandé par la librairie « Le Nom de l’homme», de la Maison du Couv-7-romansBanquet.
Sept fois le monde. Sept romans miniatures.
Il y sera question d’une drogue aux effets de jouvence, de musique, du plus beau visage du monde, de militantisme politique, d’extraterrestres, de religion ou d’immortalité. Sept récits indépendants dont le lecteur découvrira au fil des pages qu’ils sont étroitement liés.
Peu à peu, comme un mobile dont les différentes parties sont à la fois autonomes et solidaires, 7 compose une image nouvelle de la psyché de l’homme contemporain, de ses doutes et de ses croyances nécessaires.
Exploration réaliste de divers milieux sociaux, 7 est aussi le récit fantastique d’une humanité qui tourne volontairement le dos à la vérité et préfère se raconter des histoires.

 

Prix Nobel de littérature : Bob Dylan pour l’ensemble de ses textes poétiques et chansons

 

Prix Fémina roman : Marcus Malte, Le Garçon (Éd. Zulma). Date da parution : août 2016, 544 p., 23,50 €.

Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une Couv-le-garconcontrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct.
Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation.
Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du monde.

 

Prix Fémina essai : Ghislaine Dunaut, Charlotte Delbo, la vie retrouvée (Éd. Grasset). Date de parution : août 2016, 608 p., 24,00 €.

« Je rencontrais une écriture qui crevait la surface protectrice de la vie pour toucher l’âme, Couv-charlotte-delbole corps qui souffre ce qu’un être humain ne doit pas souffrir. Les mots peuvent dire ce qu’il est à peine supportable de voir, et de concevoir. Et ils peuvent ramener l’amour que Charlotte Delbo avait eu pour toutes celles, ceux qu’elle avait vu souffrir. La lucidité, la capacité de dire et d’écrire était là. Une langue pouvait rendre ce qui avait eu lieu. Le trou que faisait dans notre humanité la catastrophe d’Auschwitz, un écrivain me donnait le moyen de le raccommoder avec une œuvre qui en faisait le récit. Elle avait cherché la beauté de la langue dans le terrible des mots ciselés en arrêtes coupantes. Elle les disait avec la douceur qui prend quand l’au-delà de la douleur est atteint.
Elle l’écrivait des années plus tard, ouvrait les images restées, elle interrogeait avec liberté les souvenirs au moment où elle les écrivait, elle découvrait la vie retrouvée ».

 

 

Prix Fémina étranger : Rabbi Alamedine, Les Vies de papier (Éd. les Escales). Date de parution : août 2016, 304 p., 20,90 €.

Livre recommandé par la librairie « Le Nom de l’homme», de la Maison du Banquet. Couv-les-vies-de-papier
Aaliya Saleh, 72 ans, les cheveux bleus, a toujours refusé les carcans imposés par la société libanaise. À l’ombre des murs anciens de son appartement, elle s’apprête pour son rituel préféré. Chaque année, le 1er janvier, après avoir allumé deux bougies pour Walter Benjamin, cette femme irrévérencieuse et un brin obsessionnelle commence à traduire en arabe l’une des œuvres de ses romanciers préférés : Kafka, Pessoa ou Nabokov.
À la fois refuge et « plaisir aveugle », la littérature est l’air qu’elle respire, celui qui la fait vibrer comme cet opus de Chopin qu’elle ne cesse d’écouter. C’est entourée de livres, de cartons remplis de papiers, de feuilles volantes de ses traductions qu’Aaliya se sent vivante.
Cheminant dans les rues, Aaliya se souvient ; de l’odeur de sa librairie, des conversations avec son amie Hannah, de ses lectures à la lueur de la bougie tandis que la guerre faisait rage, de la ville en feu, de l’imprévisibilité de Beyrouth.
Roman éblouissant à l’érudition joueuse, célébrant la beauté et la détresse de Beyrouth, Les Vies de papier est une véritable déclaration d’amour à la littérature.

 

 

Prix Renaudot – Prix des Lycéens : Yasmina Rezza, Babylone (Éd. Flammarion). Date de parution : août 2016, 220 p., 20,00 €.

« Tout le monde riait. Les Manoscrivi riaient. C’est l’image d’eux qui est restée. Jean-Lino, Couv-babyloneen chemise parme, avec ses nouvelles lunettes jaunes semi rondes, debout derrière le canapé, empourpré par le champagne ou par l’excitation d’être en société, toutes dents exposées. Lydie, assise en dessous, jupe déployée de part et d’autre, visage penché vers la gauche et riant aux éclats. Riant sans doute du dernier rire de sa vie. Un rire que je scrute à l’infini. Un rire sans malice, sans coquetterie, que j’entends encore résonner avec son fond bêta, un rire que rien ne menace, qui ne devine rien, ne sait rien. Nous ne sommes pas prévenus de l’irrémédiable. »

 

 

Prix Renaudot de l’essai : Aude Lancelin, Le Monde libre (Éd. Les Liens qui libèrent). Date de parution : octobre 2016, 240 p., 19,00 €.

Un an avant une élection présidentielle, la « numéro deux » du plus célèbre hebdomadaire Couv-le-monde-librede la gauche française est brutalement licenciée. Rapidement, des causes politiques à cette éviction seront évoquées par les médias. Le parti au pouvoir, traître à toutes ses promesses, se verra ainsi soupçonné d’avoir voulu remettre au pas « sa » presse, tandis que les actionnaires du « Monde libre », auquel appartient le journal, seront interpellés au sujet de leur rôle dans l’affaire.
Partant de ces événements, la journaliste Aude Lancelin livre ici le récit de ses quinze années passées au cœur des médias français, entre décadence d’un métier, opérations de police intellectuelle, et socialisme d’appareil à l’agonie. Une plongée sans précédent dans le « quatrième pouvoir », par quelqu’un qui l’a connu de l’intérieur. Un appel aussi à la résurrection d’une vraie gauche, et à la libération des journalistes.

 

 

Prix Goncourt : Leila Slimani, Chanson douce (Éd. Gallimard). Date de parution : août 2016, 240 p., 18,00 €.

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari Couv-chanson-doucede reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.
À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

 

 

Prix Goncourt des lycéens – Prix du roman Fnac : Gaël Faye, Petit pays (Éd. Grasset). Date de parution : août 2016, 224 p., 18,00 €.

Livre recommandé par la librairie « Le Nom de l’homme», de la Maison du Banquet. Couv-petit-pays
En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel  voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…
« J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages… J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d’être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »
Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, un premier roman d’une ampleur exceptionnelle, parcouru d’ombres et de lumière, de tragique et d’humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.

 

 

Prix Médicis – Prix littéraire Le Monde : Yvan Jablonka, Laëtitia ou la fin des hommes (Éd. du Seuil). Date de parution : 25 août 2016, 400 p., 21,00 €.

Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011, Laëtitia Perrais a été enlevée à 50 mètres de chez Couv-laetitiaelle, avant d’être poignardée et étranglée. Il a fallu des semaines pour retrouver son corps. Elle avait 18 ans.
Ce fait divers s’est transformé en affaire d’État : Nicolas Sarkozy, alors président de la République, a reproché aux juges de ne pas avoir assuré le suivi du « présumé coupable », précipitant 8 000 magistrats dans la rue.
Ivan Jablonka a rencontré les proches de la jeune fille et les acteurs de l’enquête, avant d’assister au procès du meurtrier en 2015. Il a étudié le fait divers comme un objet d’histoire, et la vie de Laëtitia comme un fait social. Car, dès sa plus jeune enfance, Laëtitia a été maltraitée, accoutumée à vivre dans la peur, et ce parcours de violences éclaire à la fois sa fin tragique et notre société tout entière : un monde où les femmes se font harceler, frapper, violer, tuer.

 

 

Prix décembre : Alain Blottière, Comment Baptiste est mort (Éd. Gallimard, coll. Blanche). Date de parution : avril 2016, 208 p., 18,50 €Couv-comment-baptiste-est-mort

Enlevé dans le désert par un groupe de djihadistes avec ses parents et ses frères, Baptiste, après plusieurs semaines de captivité, est le seul à être libéré. Ponctué d’hésitations, de silences, son débriefing laisse apparaître des zones d’ombre, des secrets qu’il tient à garder. Le garçon semble aussi avoir perdu la mémoire d’événements importants. Peu à peu, néanmoins, se révèle l’histoire extraordinaire et cruelle de celui à qui ses ravisseurs ont donné le nom d’un renard du désert : Yumaï.

 

 

Prix Interallié : Serge Joncour, Repose-toi sur moi (Éd. Flammarion). Date de parution : août 2016, 430 p., 21,00 €.

Aurore est une styliste reconnue et Ludovic un agriculteur reconverti dans le recouvrement Couv-repose-toi-sur-moide dettes. Ils n’ont rien en commun si ce n’est un curieux problème : des corbeaux ont élu domicile dans la cour de leur immeuble parisien. Elle en a une peur bleue, alors que son inflammable voisin saurait, lui, comment s’en débarrasser. Pour cette jeune femme, qui tout à la fois l’intimide et le rebute, il va les tuer. Ce premier pas les conduira sur un chemin périlleux qui, de la complicité à l’égarement amoureux, les éloignera peu à peu de leur raisonnable quotidien. Dans ce grand roman de l’amour et du désordre, Serge Joncour porte loin son regard : en faisant entrer en collision le monde contemporain et l’univers intime, il met en scène nos aspirations contraires, la ville et la campagne, la solidarité et l’égoïsme, dans un contexte de dérèglement général de la société où, finalement, aimer semble être la dernière façon de résister.

 

 

Prix Wepler : Stéphane Audeguy, Histoire du lion Personne (Éd. du Seuil). Date de parution : août 2016, 224 p., 17,00 €.

Il est absolument impossible de raconter l’histoire d’un lion, parce qu’il y a une indignité à Couv-histoire-du-lion-personneparler à la place de quiconque, surtout s’il s’agit d’un animal.
Il est absolument impossible de raconter l’histoire du lion Personne, qui vécut entre 1786 et 1796 d’abord au Sénégal, puis en France. Cependant, rien ne nous empêche d’essayer.
Né en 1964, Stéphane Audeguy a publié en 2005 un premier roman, La Théorie des nuages (traduit dans plus de vingt langues), qui a été suivi de trois autres : Fils unique (2008) ; Nous autres (2009) et Rom@ (2011). Il enseigne l’histoire du cinéma et des arts dans les Hauts-de-Seine.

 

 

Et le mois de décembre est certes le dernier mois du calendrier annuel mais aussi celui de la trêve de fin d’année et du faire plaisir !!! Alors le meilleur cadeau n’est-il « la magie du livre », comme le dit dans sa conférence Jean-Claude Bailly :
… A chaque fois qu’on ouvre un livre, quelque chose apparaît : une histoire, un poème, une réflexion, une explication…
Alors offrez des livres, des petits, des moyens, des beaux !

 

Beaux livres, photographie, Arts :

Francis Hallé, Atlas de botanique poétique (Éd. Arthaud). Date de parution : octobre 2016, 123 p., 25€

Le botaniste recense les plantes les plus étonnantes croisées au cours de ses expéditions Couv-atlas-de-botanique-poetique: une herbe qui danse lorsqu’elle perçoit du bruit, la marche des palétuviers, une plante dotée d’une seule feuille dont l’inflorescence atteint des proportions gigantesques, une autre qui pousse plus vite que son ombre, etc.
Ce brillant botaniste fera une conférence le dimanche 4 décembre à 11h au cellier de l’abbaye publique de Lagrasse dans le cadre de La fête de l’arbre organisée par Nature et Progrès.

 

 

 

 

Lionel Roux, L’Odyssée pastorale (photographies), préface de Jean-Paul Curnier, textes de Patrick Fabre, Alain Guyard et Lionel Roux (Éd. Actes Sud, Beaux Arts ; coédition Maison de la transhumance). Date de parution : 2009, 160 p., 39,60 €.

« Pas la moindre trace de nostalgie dans ces images qui sont pourtant celles d’un monde Couv-l-odyssee-pastoraleen voie de complète transformation. Fils et petit-fils de berger, le photographe Lionel Roux ne cherche ni à témoigner d’un quelconque déclin, ni à susciter les regrets ; il capte, pour la restituer en images, la puissance silencieuse qui se perpétue sous les formes actuelles de la vie pastorale, cette force vitale forgée dans le contact des hommes et des bêtes partageant la même condition. Image après image, de Grèce en Roumanie ou d’Ethiopie en Corse, il dégage patiemment le chemin qui nous relie à notre lointaine origine : celle d’une humanité ne connaissant en matière de temps que celui du cycle des saisons, et de proximité que celle de la nature et des bêtes. » Jean-Paul Curnier.

 

 

Lionel Roux, Pasteurs, paysages. Pastoralisme en Provence-Alpes Côte d’Azur (photographies), textes Jean-Claude Duclos et Patrick Fabre (Éd. Actes Sud, Beaux Arts ; coédition Maison de la transhumance). Date de parution : juin 2016, 230 p. 35,00 €.

Le photographe Lionel Roux était à la Maison du Banquet le 12 novembre dernier. Couv-pasteurs-paysages
Associant le témoignage d’une cinquantaine d’hommes et de femmes, éleveurs et bergers des six départements de Provence-Alpes-Côte d’Azur, aux paysages qu’ils façonnent par leur relation à l’animal, les auteurs de cet ouvrage proposent une lecture de tout ce que leur activité génère. Dans cette région, riche de la grande variété des paysages méditerranéens où l’élevage pastoral a conservé sa place, cette activité entretient la biodiversité naturelle de près d’un million d’hectares, des plaines littorales aux montagnes des Alpes. Résultat d’un projet de vie dans un espace donné, le paysage, ici décrypté par l’image et le témoignage, devient lisible dans tout ce qu’il implique. Pour les pasteurs, éleveurs, manadiers, bayles, bergers, bergères ou gardians qui ont confié ce qui donne sens à leur vie, comme pour ses spectateurs, le paysage est alors « ressource où vivre peut indéfiniment puiser ». Empruntée au philosophe François Jullien, cette idée forte inspire chacune des pages de ce livre humaniste.
Tandis que nous entrons dans un nouvel âge géologique, l’anthropocène, où l’humain joue désormais le premier rôle dans l’avenir de la Terre, il est temps d’évaluer ses pratiques et de constater que s’il en est beaucoup de néfastes, il en est aussi d’heureuses dont la perte serait désastreuse. L’élevage extensif, dit aussi pastoral, en fait partie.

 

 

Christian Garcin, Le Minimum visible (photographies), textes Stéphane Audeguy, Arno Bertina, Eric Faye, Thierry Girard, Gilles Ortlieb (Éd. Le Bec en l’Air). Date de parution : 2011, 241 p., 29,00 €

Depuis longtemps, Christian Garcin, écrivain connu pour son œuvre tournée vers le Couv-le-minimum-visiblevoyage et l’ailleurs, emporte un appareil photo dans ses bagages. La simple captation de ses impressions à Saint-Pétersbourg, Suzhou, Kyoto, Liverpool, Tiksi, Vladivostok, Uyanga ou Shanghai s’est peu à peu transformée en un prolongement de son travail littéraire. 
Ses photographies révèlent une écriture visuelle déliée, où l’acuité côtoie l’insolite. Il se livre ici à un jeu d’assemblage en diptyques où les pays abolissent leurs frontières, les histoires se répondent et l’imaginaire est sans cesse sollicité.
Ces courts-circuits photographiques arrêtent pour un instant le flux mondialisé des images et s’épanouissent dans un hors champ subtil que quelques-uns de ses amis écrivains viennent ici investir.
« J’ai le goût des images : de celles qui convoquent le souvenir, mais surtout de celles que le souvenir, même très enfoui, même oublié, convoque furtivement. 
Le réel dans ces moments-là se contorsionne, le temps se plie, se duplique et se colle bout à bout. Le déplier ensuite comme on le ferait d’un origami, si les origamis se dépliaient, c’est la grande affaire du langage. » Christian Garcin.

 

 

Michel Pastoureau, Rouge, histoire d’une couleur (Éd. du Seuil). Date de parution : octobre 16, 216 p., 39,00 €.

Le rouge est en Occident la première couleur que l’homme a maîtrisée, aussi bien en Couv-rouge-histoire-d-une-couleurpeinture qu’en teinture. C’est probablement pourquoi elle est longtemps restée la couleur «par excellence», la plus riche du point de vue matériel, social, artistique, onirique et symbolique.
Admiré des Grecs et des Romains, le rouge est dans l’Antiquité symbole de puissance, de richesse et de majesté. Au Moyen Âge, il prend une forte dimension religieuse, évoquant aussi bien le sang du Christ que les flammes de l’enfer. Mais il est aussi, dans le monde profane, la couleur de l’amour, de la gloire et de la beauté, comme celle de l’orgueil, de la violence et de la luxure. Au XVIe siècle, les morales protestantes partent en guerre contre le rouge dans lequel elles voient une couleur indécente et immorale, liée aux vanités du monde et à la «théâtralité papiste». Dès lors, partout en Europe, dans la culture matérielle comme dans la vie quotidienne, le rouge est en recul. Ce déclin traverse toute l’époque moderne et contemporaine et va en s’accentuant au fil du temps. Toutefois, à partir de la Révolution française, le rouge prend une dimension idéologique et politique. C’est la couleur des forces progressistes ou subversives, puis des partis de gauche, rôle qu’il a conservé jusqu’à aujourd’hui.
Soutenu par une abondante iconographie, cet ouvrage est le quatrième d’une série consacrée à l’histoire sociale et culturelle des couleurs en Europe. Rouge, histoire d’une couleur fait suite à Bleu. Histoire d’une couleur (2000), Noir, histoire d’une couleur (2008) et à Vert, histoire d’une couleur (2013).

 

 

Maurice Reille, Dictionnaire visuel des plantes de la garrigue et du Midi (Éd. Ulmer). Date de parution : septembre 2016, 311 p., 29,90 €.

Troisième opus des dictionnaires visuels de botanique de Maurice Reille. En 320 pages et Couv-dictionnaire-visuel-des-plantes2 500 photos, Maurice Reille nous fait découvrir les plantes de la garrigue, caractéristiques des sols calcaires en climat méditerranéen. D’une richesse iconographique inégalée, ce livre répertorie plus de 410 espèces de plantes : 38 arbres et arbustes, 68 arbrisseaux et sous-arbrisseaux et 307 plantes herbacées. Chaque espèce est illustrée par plusieurs photos de ses caractéristiques (port dans la nature, fleurs, feuilles, fruits, etc.), toutes prises par l’auteur dans le Sud de la France.

 

 

Livres pour enfants, adolescents :

Nathalie Dujardin (auteur) et Marie Morey (illustratrice), Nathan le toucan qui ment bien trop souvent (Éd. éveil et découvertes, collection Mini-rimes). Date de parution : juillet 2016, 12,00 €. À partir de 2 ans. Couv-nathan-le-toucan

Nathan le petit toucan se laisse souvent emporter par son imagination débordante. Il essaie de se rendre intéressant en racontant des histoires invraisemblables et plus personne ne le croit. Nathan se retrouve seul et va devoir déployer tous ses talents pour regagner la confiance de ses amis.

 

 

 

 

Oliver Jeffers (auteur) et Sam Winston (illustrateur), L’Enfant des livres (Éd. Kaléidoscope). Date de parution : octobre 2016, 44 p., 14,50 €.
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L’Enfant des livres est une irrésistible invitation au voyage, voyage au fil des mots, à travers des montagnes enchantées, des mers et des forêts de contes de fées. Et l’envoûtante promenade au hasard des livres aimés permet finalement au jeune lecteur de découvrir que l’imagination est le bien de chacun.

 

 

 

Laure Flavigny, Jessie Magana (auteurs) et Aurélie Boissière, Séverine Assous (illustrateurs), Atlas, comment va le monde ? (Éd. Actes Sud junior). Date de parution : juin 2016, 56 p., 21,90 €.

Comment va le monde aujourd’hui ? Que mange-t-on en Asie ? Comment aime-t-on en Europe ? Où va-t-on lorsque l’on quitte son pays à cause de la guerre ? QuCouv-atlas-comment-va-le-mondeels sont les endroits du monde les plus dangereux ? Ceux où la parité en politique est le mieux respectée ? Dans cet atlas très grand format qui permet également aux jeunes lecteurs de s’initier à la lecture des cartes, les réponses à ces questions sont révélées à travers des illustrations toniques et pleines d’humour.

 

 

 

Natali Fortier, Lili Plume (Éd. Albin Michel jeunesse). Date de parution : 2004, 43 p., 15,00 €. À partir de 6 ans.

Couv-lili-plumeLili Plume travaille au Bureau des objets perdus. Elle a tellement de travail, entre ceux qui ont perdu leur taille de guêpe, leurs clés ou la tête, qu’elle décide de passer une annonce pour recruter un assistant : Augustin de Latour. Grâce à son aide, Mademoiselle Lili Plume entreprend de faire un peu de rangement. Elle va notamment trouver une très belle idée pour se débarrasser les peines perdues, des millions de peines de la terre entière… que personne ne vient jamais chercher.

 

 

 

Grégoire Solotareff (auteur) et Nadja (illustratrice), Trois petits contes (Éd. EDL). Date de parution : novembre 2016, 112 p., 14,80 €. À partir de 7 ans.Couv-trois-petits-contes

Saviez-vous que le Père Noël avait un frère jumeau qui n’était pas vraiment un cadeau ?
Connaissez-vous le voleur de jouets, qui sévit la nuit dans les chambres d’enfants, et kidnappe des souriceaux pour les obliger à faire son affreuse besogne ?
Savez-vous qu’un chien peut se mettre à parler si on le traite avec injustice ?
Si vous voulez connaître en détail ces histoires secrètes – et véridiques –, il ne vous reste plus qu’à ouvrir ce livre !

 

 

Bandes dessinées :

Jean-Louis Tripp sera à la Maison du Banquet pour une rencontre, le samedi 17 décembre 2016, à 16 h.

Jean-Louis Tripp Paroles d’anges, (Éd. Glénat, Coll. La loge noire). Date de parution : 2005, 56 p., 13,90 €.

Canada, Québec. Printemps 1958, dans les Cantons de l’Est. Louise et Réal ont 18 ans et Couv-parole-d-angesla vie devant eux. Ils ne savent pas encore qu’ils vont la passer ensemble. Pour l’heure, ce qui les préoccupe, ce sont ces quelques grammes de métal qui leur encombrent les dents… Été 1982, à Montréal, quartier de la Petite Patrie. Ginette a 29 ans et Eric 26. Ils se sont rencontrés chez des amis communs. Un mois plus tard, comme Ginette insistait, Eric a emménagé chez elle. Ils vivent ensemble depuis trois mois, mais… Automne 2004 à Montréal, quartier Outremont. Un an environ après le départ d’Eric, Ginette a rencontré Sylvain en magasinant à La Baie un samedi. Ils se sont mariés à l’église de Sainte-Famille, sur l’île d’Orléans, où habitent Monsieur et Madame Beaulieu, les parents de Ginette. C’était en octobre 1984, pendant l’été des indiens, Il y a 21 ans. Ginette était enceinte du petit Jimmy… Hiver 2005 dans les Laurentides. Louise et Réal se souviennent à peine qu’ils ont un jour porté des appareils dentaires. Ils ont connu un mariage heureux et sans histoire. Trois enfants, cinq petits-enfants. Ils attendent le sixième (celui de Claudine, leur cadette). Depuis leur retraite, ils passent le plus clair de leur temps au chalet. Cette fin de semaine, ils attendent Odette et Michel, des amis qu’ils ont rencontrés l’hiver dernier en Floride… Un pays, quatre saisons, quatre histoires, quatre âges de la vie.. À chaque âge ses problèmes, mais l’amour… Alors quand le malaise s’est installé dans le couple, quand le non-dit y a creusé son profond sillon, que faire pour renouer les liens du dialogue. Heureusement, au bord de leur nuage, les anges veillent. C’est ainsi que tour à tour, Philibert et Perronnette, Adonis et Epiphane, Zotique et Hypoline viendront se pencher sur le cas des pauvres mortels et tenteront, par des moyens pas toujours catholiques, de les aider à ravauder les accrocs de la vie.

 

 

Jean-Louis Tripp (scénariste), Tronchet (dessinateur), Le Nouveau Jean-Claude, intégrale, 2 volumes (Éd. Albin Michel). Date de parution : 2002, 27,80 €Couv-le-nouveau-jean-claude

Coffret comprenant les tomes 1 et 2 : »La Force est en Lui » et « Pizza mon Amour ». Propulsé dans la jungle urbaine à la vitesse d’une mobylette au galop, Jean-Claude tente de survivre aux pizzaiolos boulimiques, aux lectrices de Nietzche, au fist fucking et à une nymphomane en éruption. Mais surtout, il cherche à rencontrer la femme idéale, et ça c’est un travail pour le nouveau Jean-Claude.

 

 

 

 

Jean-Louis Tripp (scénariste), Loisel, Magasin général, 9 vol. (Éd. Casterman). Date de parution : 2015, 50,00 €.

L’histoire de Magasin général se déroule dans un village du Québec rural à partir du début Couv-le-magasin-generaldes années 40. Elle gravite autour d’un personnage féminin, Marie, veuve avant l’heure et héritière du principal commerce local (le « Magasin général » qui donne son titre au récit), que l’irruption d’un étranger dans la petite communauté va progressivement réconcilier avec le bonheur ; bonheur d’aimer, bonheur d’être aimé(e), mais pas exactement de la manière que l’on pourrait imaginer…