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Présentation

La librairie Le nom de l’homme doit son nom au titre du premier livre de Benny Lévy, publié en 1984 par les Éditions Verdier : Le nom de l’homme, Dialogue avec Sartre.

Responsable : Aline Costella.

La librairie est ouverte :
– tous les week-ends et jours fériés
– tous les jours durant les vacances scolaires et de la mi-juin à la mi-septembre.

Partenaire de diverses manifestations culturelles, la librairie se déplace.

Elle propose : nouveautés et fonds, livres poche et brochés, soit 7000 références, et près de 8000 ouvrages.

  • Littérature francophone et traduite : romans, polars, science fiction, théâtre, poésie, lettres classiques, critique littéraire, CD audio…
  • Sciences humaines : philosophie ancienne et contemporaine, histoire, anthropologie, essais socio-politiques, psychologie et psychanalyse…
  • Spiritualités : traditions chrétienne, islamique, hébraïque et bouddhiste…
  • Arts : peinture, architecture, musique, photographie, beaux livres…
  • Enfance, jeunesse : pour tous les âges, contes, romans, livres illustrés, livres d’activités, documentaires…
  • BD, mangas, romans graphiques…
  • Ouvrages régionaux, nature, jardin, cuisine, vie pratique…

Librairie Le nom de l’homme

 

commandes

Vous pouvez commander les livres, sur place, par courrier électronique : librairie@lamaisondubanquet.fr ou par téléphone : 04 68 32 63 89. Nous vous informerons de l’arrivée de votre commande (délai moyen : une semaine).

La libraire peut effectuer à votre demande des recherches sur les livres disponibles, relatifs à un sujet ou à un auteur précis.

 

Librairies partenaires

Créée en 2008, avec la Maison du Banquet, la librairie n’existerait pas sans la collaboration amicale et le soutien de Christian et Martine Thorel, de la librairie Ombres Blanches, à Toulouse, une des principales librairies indépendantes de France, qui nous a permis de constituer un fonds riche et exigeant.
Et c’est encore à eux que nous confions, lors du Banquet du livre d’été, la création d’une vaste librairie temporaire, installée dans les salles voûtées de l’abbaye, et qui propose un choix exceptionnel d’ouvrages en lien avec le thème.


Sélections du mois DE mars

Littérature francophone

Gérard GUÉGAN, Nikolai, le Bolchévik Amoureux, Vagabonde, mars 2019, 170 p., 13,50 €
Mars 1936, alors qu’il est de plus en plus menacé par le régime stalinien, Nikolaï Boukharine est envoyé à Paris pour négocier l’achat des manuscrits de Marx et Engels aux mains des socialistes allemands réfugiés à Amsterdam. Sur place, l’intellectuel léniniste doit donner une conférence, rencontrer Malraux et son ami Nizan. Il attend également que sa très jeune épouse, Anna Larina, le rejoigne pour prendre une grande décision : retourner en URSS au risque d’être victime des purges du « Grand Equarisseur » ou prendre le chemin de l’exil…
https://www.culturopoing.com/livres/gerard-guegan-nikolai-le-bolchevik-amoureux/20190306?fbclid=IwAR3T4FYbSPXOxvRCPCV-pXUmEHpk0tSqVf8zGVEcmDRgqEzeWPPzk98jRxA

Yanick LAHENS, L’Oiseau Parker dans la nuit et autres nouvelles, Sabine Wespieser, mars 2019, 312 p., 22 €
Envoûtante comme un air de saxophone dans la nuit de Port-au-Prince, l’histoire d’amour au goût d’impossible que met en scène L’Oiseau Parker dans la nuit laisse le lecteur suspendu aux harmoniques de Yanick Lahens. Toutes les nouvelles rassemblées ici sont autant d’évocations des enchantements, des épiphanies, mais aussi des tragédies, des violences (urbaines ou rurales), des croyances séculaires, des pesanteurs, qui sont lot quotidien en Haïti.
Parus entre 1994 et 2006, ces textes se révèlent la genèse des romans futurs. Devenue une grande voix de la littérature de son pays, Yanick Lahens y annonçait, par la netteté de son style, par la force d’émotion et le souffle poétique qui s’y déploient, la puissance et l’importance de l’œuvre en cours. Avec acuité et tendresse, l’auteure donne ici chair et corps aux femmes courageuses et aux hommes endurants qu’elle ne cessera de dépeindre, scrutant inlassablement la société dans laquelle elle vit.
http://www.rfi.fr/ameriques/20150718-rfi-avignon-yanick-lahens-oiseau-parker-nuit-haiti

Daniel BORDERIES, Alain BAUBION-BROYE, Jean-Jacques MAZELIER (dir.), Roger Mazelier, médecin et résistant, Privat, mars 2019, 324 p., 19 €
Médecin, résistant, occitan, la vie de Roger Mazelier reflète les grands événements du milieu du XXe siècle. Ainsi en fut-il, entre 1936 et 1939, de son combat contre le franquisme durant la guerre d’Espagne, puis de son engagement dans le réseau Morhange et dans la FTP-MOI, contre le nazisme et la collaboration dans la Résistance du Sud-Ouest. De l’Occitanie, son « pays », ses racines, il défendit âprement, toujours, la culture et la langue. De même conserva-t-il, vivaces, ses inclinations pour le surréalisme et, surtout, sa passion pour l’œuvre de Gérard de Nerval.
https://www.ombres-blanches.fr/les-rencontres/rencontre/event/alain-baubion-broye—daniel-borderies—jean-jacques-mazelier/roger-mazelier/9782708956315/3/2019//livre///9782708956315.html

Tanguy VIEL, Christian GARCIN, Travelling, JC Lattès, mars 2019, 288 p., 18,90 €
« Cent jours autour du monde, en 2018, cela relève presque de l’ordinaire (…) ; chacun ressent qu’on tourne autour de la terre comme aussi bien on prendrait une ligne de tram d’un bout à l’autre, en regardant le ciel défiler au-dessus des nuages. À ceci près que nous, Christian et moi, nous ne prenons pas l’avion. C’est même la seule règle établie, celle qui justifie qu’on mette tout ce temps pour seulement faire une boucle : en cargo, en train, en voiture, à cheval s’il le faut, mais pas en avion – quelque chose comme le voyage de Philéas Fogg en un peu plus long, volontairement plus long même, à l’opposé du pari qu’il fit quant à lui de la vitesse et de la performance. Et non pas parce qu’on se soutiendrait de l’idée absolument inverse d’une lenteur sans limites, mais enfin, il est vrai, en bons romantiques attardés, qu’à la performance on opposera volontiers la promenade, à la vitesse la flânerie, enfin, en bons bouddhistes zen, à l’œuvre accomplie le trajet qui y mène. »
L’un, Christian Garcin, est un grand voyageur, dont l’œuvre se nourrit de ses pérégrinations  ; l’autre, Tanguy Viel, un sédentaire qui croyait avoir signé la pétition de Beckett, « on est cons, mais pas au point de voyager pour le plaisir ». Ensemble, ils se sont lancé un défi : parcourir le monde, de l’Amérique à la Sibérie en passant par le Japon et la Chine, sans jamais prendre l’avion. Récit né de ce périple, enrichi d’inventaires facétieux et de « lettres à un ami » relatant des rencontres insolites, Travelling est surtout une méditation littéraire inoubliable sur le voyage, sur notre rapport à l’espace et au temps, sur la confrontation entre le réel et ce qu’on imagine.
https://www.youtube.com/watch?v=zDgi2BbAzK8

Jean-Michel MARIOU, Le Chauffeur de Juan, Verdier, mars 2019, 224 p., 15,50 €
Jean-Michel Mariou s’est fait embaucher, pendant trois saisons, comme chauffeur de la cuadrilla du jeune torero Juan Leal. Il a conduit les hommes de lumières sur la route des toros, en Espagne et en France. De la routine des entraînements aux triomphes des grandes férias, des drames de l’arène à la fraternité du quotidien, c’est un regard singulier qu’il propose sur ce monde secret, mystérieux.
Car la tauromachie est d’abord un voyage. Il faut, pour qu’une corrida puisse se donner, que le torero, le spectateur et le toro se rejoignent dans une arène. En train, en avion, en bateau, en camion ou dans les mythiques coches de cuadrilla. Commence alors un autre voyage, plus énigmatique, plus périlleux : il faut accepter de sortir de soi pour recevoir cette nouvelle vie qui vous bouscule. Accepter de se mettre en danger. Quitter la vie courante pour un autre monde, plus exigeant, qui vous amène à réfléchir à votre propre destin, et à la façon dont vous l’engagez.
https://www.livreshebdo.fr/article/sur-la-route-des-toros-0

Lionel RUFFEL, Trompe-la-mort, Verdier, mars 2019, 128 p., 13,50 €
« Imaginez la fin du monde, qui est, comme chacun sait, beaucoup plus simple à concevoir que la fin du capitalisme. Imaginez l’extinction de notre espèce et que vous vouliez préserver et transmettre la mémoire de cette constellation de pratiques, de formes, d’usages et d’objets que nous avons appelée tantôt poésie, tantôt belles lettres, et que nous avons fini par appeler littérature. Car vous avez ce sentiment tenace : Homo sapiens aurait dû s’appeler Homo narrans.
Telles étaient les règles du jeu que nous pratiquions, mes étudiants et moi, ces dernières années. Avec eux, je souhaitais travailler le cœur de notre condition narrative. Il fallait retrouver des gestes, des pratiques, reprendre des histoires qui résonnaient avec notre situation. Trois nous ont retenus : celle de Shéhérazade et des Mille et Une Nuits, ou comment une jeune femme sauve le monde de la folie destructrice de son époux en lui racontant des fables ; celle de l’affaire dite de Tarnac qui, plaçant un livre, L’Insurrection qui vient, au cœur d’une affaire politico-judiciaire, nous rappelait que la fiction est une arme dangereuse et à double tranchant ; celle du Décaméron, cette œuvre du trecento italien, dans laquelle dix jeunes gens fuient Florence en proie à la peste et, en un lieu isolé, forment une assemblée créative et joyeuse qui réinvente le monde.
Nous formions nous-mêmes un Décaméron. Et puis le réel a frappé durement à la porte. Car l’ancienne imprimerie, où nous avions trouvé refuge pour résister à la décomposition de l’institution universitaire, a fermé ses portes, définitivement. Ne restent alors sur les murs que des images et les histoires qui y furent tressées. Le lieu se transforme alors en une sorte de musée où nous revisitons, comme dans un rêve, l’histoire d’un flash, trois ou quatre mille ans à peine durant lesquels les humains n’auront joué qu’à cela : tromper la mort en se racontant des histoires.» Lionel Ruffel
https://diacritik.com/2019/03/07/lionel-ruffel-la-fiction-et-la-narration-trompent-la-mort/

Alexis JENNI, Féroces infirmes, Gallimard, mars 2019, 320 p., 21 €

«Jean-Paul Aerbi est mon père. Il a eu vingt ans en 1960, et il est parti en Algérie, envoyé à la guerre comme tous les garçons de son âge. Il avait deux copains, une petite amie, il ne les a jamais revus. Il a rencontré ma mère sur le bateau du retour, chargé de ceux qui fuyaient Alger.
Aujourd’hui, je pousse son fauteuil roulant, et je n’aimerais pas qu’il atteigne quatre-vingts ans. Les gens croient que je m’occupe d’un vieux monsieur, ils ne savent pas quelle bombe je promène parmi eux, ils ne savent pas quelle violence est enfermée dans cet homme-là.
Il construisait des maquettes chez un architecte, des barres et des tours pour l’homme nouveau, dans la France des grands ensembles qui ne voulait se souvenir de rien. Je vis avec lui dans une des cités qu’il a construites, mon ami Rachid habite sur le même palier, nous en parlons souvent, de la guerre et de l’oubli. C’est son fils Nasser qui nous inquiète : il veut ne rien savoir, et ne rien oublier.
Nous n’arrivons pas à en sortir, de cette histoire.»
http://www.gallimard.fr/Media/Gallimard/Entretien-ecrit/Entretien-Alexis-Jenni.-Feroces-infirmes/(source)/311806

Littérature traduite

Gianmaria TESTA, De ce côté-ci de la mer, traduction de l’italien de Danièle VALIN, préface d’Erri DE LUCA, Les Éditions du Sonneur, mars 2019, 128 p., 13,50 €
Erri De Luca dit de lui qu’il chante même quand il parle. Clin d’œil amical entre compères. À lire De ce côté-ci de la mer, texte écrit à l’approche de la mort, on sait désormais que Gianmaria Testa chante aussi quand il écrit.
Alors qu’il se sait condamné et sans jamais y faire allusion, le chef de gare et auteur-compositeur-interprète ose le récit, une prose légère qui, comme la chanson, court de lèvres en lèvres et se fredonne au-delà des frontières. Gianmaria Testa se raconte au travers des autres, donne en partage des rencontres, paroles ou regards échangés, sonde quelques souvenirs d’enfance, le père, la mère, l’attachement à la terre et au labeur, ses racines.
Mais l’homme du Piémont embrasse avant tout la Méditerranée, cette mer où depuis trop longtemps dérive et se meurt notre humanité. Le voici en compagnie d’hommes, de femmes, « oiseaux migrateurs » d’un genre très contemporain, contraints à l’exil, l’abandon, la mort. Pour eux, le chanteur réinvente des moments de dignité. Gianmaria Testa puise ses forces dans le sourire d’une femme, dans la lumière pétillante des yeux d’un gamin, et dans la radicalité d’une lecture. Il mate la mélancolie et cherche sans cesse sous le chaos du monde, la douceur et la beauté. L’amitié, il la vit pleinement, il recompose la loyauté et donne des ailes à la solidarité. Il fait de l’écriture une mélodie, et du silence, une réconciliation. Gianmaria Testa, voix grave enroulée de tendresse, chante l’espoir et nous invite à l’imaginer avec lui : « J’ai foi en l’humanité  » écrit-il dans son dernier texte. Quatre mots tout bêtes, tout simples, qui (…) claquent comme une bannière.
Danièle Valin, traductrice en français d’Erri De Luca et de la totalité des chansons de Gianmaria Testa poursuit ici son œuvre de passeuse avec une délicatesse où respire la fraternité.
http://www.lefigaro.fr/2006/10/17/03004-20061017ARTFIG90021-gianmaria_testa_de_ce_cote_de_la_mer.php
https://www.telerama.fr/musiques/prezioso,n6120976.php

Orhan PAMUK, La Femme aux Cheveux roux, traduit du turc par Valérie GAY-AKSOY, Gallimard, mars 2019, 304 p., 21 €
Alors qu’il passe quelques semaines auprès d’un maître puisatier pour gagner un peu d’argent avant d’entrer à l’université, le jeune Cem rencontre une troupe de comédiens ambulants et, parmi eux, une femme à la belle chevelure rousse. Il s’en éprend immédiatement, et, malgré leur différence d’âge, se noue entre eux l’esquisse d’une histoire d’amour.
Mais les promesses de cet été sont soudainement balayées lorsque survient un accident sur le chantier du puits. Cem rentre à Istanbul le cœur gros de souvenirs, et n’aura de cesse de tenter d’oublier ce qui s’est passé. C’est sans compter sur la force du destin qui finit toujours par s’imposer aux hommes, et leur rappeler ce qu’ils ont voulu enfouir au plus profond d’eux-mêmes.
Dans ce roman de formation aux allures de fable sociale, Orhan Pamuk tisse à merveille un récit personnel avec l’histoire d’un pays en pleine évolution, et fait magistralement résonner la force des mythes anciens dans la Turquie contemporaine. Avec tendresse et érudition, La Femme aux Cheveux roux nous interroge sur les choix de l’existence et la place véritable de la liberté.
https://www.actualitte.com/article/monde-edition/orhan-pamuk-accuse-l-europe-d-avoir-les-mains-liees-par-la-turquie/63267

Biographie

Jean-Pierre OHL, Les Brontë, Gallimard, février 2019, 320 p., 9,50 €
« Une si dévorante soif de voir, de connaître, d’apprendre. »
Les sœurs Brontë… Ce pluriel, depuis un siècle et demi, fascine. Quand Emily écrit Les Hauts de Hurlevent, Anne publie La Recluse de Wildfell Hall, et Charlotte Jane Eyre. La première meurt à trente ans, en 1848 ; la deuxième à vingt-neuf, un an plus tard ; la troisième à trente-neuf, en 1855. Sans oublier Branwell, le frère écrivain maudit, qui disparaît lui aussi prématurément, miné par l’alcool et la tuberculose. Tous quatre étaient orphelins de mère. Quelle probabilité y avait-il pour que tous ces talents si originaux poussent ainsi à l’ombre du presbytère de Haworth ? Faute de pouvoir éclaircir totalement ce mystère, Jean-Pierre Ohl tente d’en dessiner les contours, et de comprendre ce qui, aujourd’hui encore, rend si proches de nous les enfants du pasteur Patrick Brontë.
https://www.telerama.fr/radio/les-bronte,-une-famille-royale,n5533476.php

Poches et réeditions

Emmanuel DONGALA, La Sonate à Bridgewater, Actes sud, mars 2019, 432 p., 9,70 €
N’en déplaise à l’ingrate postérité, la célèbre Sonate à Kreutzer n’a pas été composée pour le violoniste Rodolphe Kreutzer, mais pour un jeune musicien tombé dans l’oubli. Comment celui-ci est devenu l’ami auquel Beethoven a dédié l’un de ses morceaux les plus virtuoses, voilà l’histoire qui est ici racontée.
Au début de l’année 1789 débarquent à Paris le violoniste prodige George Bridgetower, neuf ans, et son père, un Noir de la Barbade qui se fait passer pour un prince d’Abyssinie. Arrivant d’Autriche, où George a suivi l’enseignement de Haydn, ils sont venus chercher l’or et la gloire que devrait leur assurer le talent du garçon…
De Paris à Londres, puis Vienne, ce récit d’apprentissage confronte aux bouleversements politiques et sociaux – notamment la mise en cause de l’esclavage aux colonies et l’évolution de la condition des Noirs en Europe – les transformations majeures que vit le monde des idées, des arts et des sciences, pour éclairer les paradoxes et les accomplissements du Siècle des lumières.
« Une fiction passionnante, érudite et virevoltante. Le romancier congolais nous plonge dans le maelström culturel et politique européen du tournant de la fin du XVIII°, éclairant remarquablement la condition des Noirs à l’époque de l’abolition de l’esclavage. La scène où Beethoven et Bridgetower interprètent ladite sonate pour piano et violon en la majeur opus 47 est une apothéose. Un roman merveilleux. » Valérie MARIN LA MESLÉE, Le Point

Georges PEREC, Ellis Island, P.O.L, mars 2019, 80 p., 8 €
Ce livre reprend le texte de Georges Perec publié dans une précédente édition illustrée en octobre 1994. Description scrupuleuse de l’île par où transitèrent, de 1892 à 1924, tout près de la statue de la Liberté à New York, près de seize millions d’émigrants en provenance d’Europe, il permet, dans sa nudité, de comprendre l’importance qu’eut pour Georges Perec cette confrontation avec le lieu même de la dispersion, de la clôture, de l’errance et de l’espoir.
« Ellis Island, sous la plume de Perec, n’est pas un bout de terre, n’est même pas la porte de New York. Non, cel îlot, c’est ce qu’il pourrait appeler son « être juif » : un hasard de naissance devenu une mémoire. Un destin (Perec n’aimerait pas ce mot-là) lié à « quelque chose [qu’il peut] nommer clôture, ou scission, ou coupure et qui est pour [lui] très intimement et très confusément lié au fait même d’être juif ». Ce récit d’une utopie est une splendide manière pour Perec de s’exclamer : je suis Ellis Island. » Oriane Jeancourt Galignani, Transfuge, novembre 2013

Françoise HÉRITIER, La Différence des sexes, Bayard, Les petits conférences, mars 2019, 100 p., 12,90 €
C’est en fait un condensé de son œuvre, accessible à tous, que Françoise Héritier nous offre ici. Les différences objectives entre les sexes entraînent-elles des différences d’aptitudes, des différences dans le domaine juridique, professionnel, et la domination d’un sexe sur l’autre ? Ses différences sont-elles naturelles ou culturelles ? Une leçon limpide sur l’égalité entre hommes et femmes, loin d’être acquise dans le monde et même dans nos sociétés.
https://www.franceculture.fr/oeuvre-la-difference-des-sexes-de-genevieve-fraisse

Étienne KLEIN, Le Temps (qui passe ?), Bayard, Les petits conférences, mars 2019, 100 p., 12,90 €
L’heure qu’il est, le temps qu’il fait, l’espace du souvenir ou de la prévision : de quelque côté qu’on l’aborde, par le passé, le futur ou le présent, le temps s’échappe et nous fuit. Il est sans matière et pourtant nous habitons en lui, nous sommes emportés par lui, comme tout ce qui existe. Étienne Klein, à la fois physicien et philosophe, propose ici quelques pistes pour cerner la plus immédiate et la plus difficile de toutes les questions.
https://lisezlascience.wordpress.com/2015/01/30/lisezlascience-10-le-temps-qui-passe-detienne-klein/

Robert et Clara SCHUMANN, Journal intime, textes choisis, traduits et présentés par Yves HUCHER, préface de Brigitte FRANCOIS-SAPPEY et Marcel BRION, Buchet/Chastel, mars 2019, 352 p., 20 €
Vers l’âge de seize ans, Robert Schumann (1810-1856) commença à tenir son journal intime, suivant en cela une vieille tradition chère aux artistes et aux écrivains allemands. Après son mariage avec Clara Wieck (1819-1896), c’est à deux qu’ils le rédigeront tour à tour, chacun prenant la plume pendant une semaine, pour en faire le miroir de leur bonheur, de leurs efforts et de leurs progrès.
Dans ce dialogue de deux âmes musiciennes, il est bien sûr beaucoup question de musique : nous apprenons ainsi quelles œuvres nouvelles Robert va composer, quels amis viennent jouer chez eux, mais aussi quelle discipline artistique le mari impose à sa jeune épouse et quelles pièces il lui fait travailler.
De part et d’autre de ce « Journal de raison » tenu de 1840 à 1843 par Robert et Clara, a été réuni un choix de documents, de journaux, de lettres et de souvenirs, dont l’ensemble permet de faire revivre, le plus authentiquement possible, la personnalité des deux musiciens en les replaçant dans leur temps, leur milieu et leur famille. Ces textes sont regroupés par époques et précédés d’un commentaire, dessinant ainsi une passionnante biographie.
https://www.cairn.info/revue-reliance-2006-1-page-98.htm 

Poésie

Le mois de mars est celui du Printemps des poètes. Notre invité du 23 mars publie un livre ce mois-ci :

Jean-Paul MICHEL, Défends toi, Beauté violente !, précédé de Le plus réel est ce hasard, et ce feu, préface de Richard BLIN, Gallimard, mars 2019, 352 p., 10,20 €
Jean-Paul Michel, né en 1948 en Corrèze, est certes connu comme le fondateur des Éditions William Blake & Co qu’il anime à Bordeaux, ville où il réside, mais il est de façon incontestée une des voix les plus singulières de la poésie contemporaine. Dans le sillage d’Hölderlin qu’il a beaucoup commenté, il manifeste une foi sans compromis dans la puissance de surrection et de révélation de la poésie, la tenant pour le fondement même du langage, inventant depuis des décennies dans une cohérence formelle jamais démentie un art poétique tout de rigueur et de ferveur.
« A quoi sert la beauté mortelle ? » demande le fragment de Gerard Manley Hopkins qui sert d’épigraphe à la deuxième partie de ce volume : « Elle garde brûlante l’attention humaine pour les choses qui sont » Depuis Un essai de ponctuation (1985, dédié à Jude Stéfan), le même goût ardent du réel, la même rivalité amoureuse du poème avec la « musique de ce qui est », « Je cru des choses – leur or » se donnent ici à lire avec force. La conscience aiguë de l’étrangeté radicale de tout le réel provoque le pari d’art comme la seule possible « réponse » humaine au non-sens. « Défends-toi, Beauté violente ! » en appelle ainsi aux deux instances en conflit de l’éclat de ce qui est et des puissances d’art de la langue

Sans oublier…

Philippe BECK, La Berceuse et le Clairon, Essai sur la multitude littéraire, Le Bruit du temps, janvier 2019, 29 €
(…) Quelle peut être la place du grand écrivain, du héraut dans un monde où chacun est autorisé à écrire, à imprimer ? Le titre du livre est explicité dans l’« Avertissement » : « La multitude qui écrit est-elle un immense orchestre, et joue-t-il, se joue-t-il une berceuse tyrannique, tout le monde contribuant à son propre sommeil, au sommeil collectif peuplé de rêves, ou bien s’agit-il d’une harmonie de clairons, d’un ensemble d’avertissements vif et “cacophonique”, la partition des cauchemars qui interdisent la berceuse en marquant l’absence du bonheur ? »
(…) Le livre est en deux parties : la première pose le problème de la multitude littéraire en esquissant une analyse de l’élan expressif qui fonde ce que Beck appelle un « individualisme expressif ». La seconde répond à la question en étudiant des postures caractéristiques d’écrivain : Thoreau et Emerson, le Bartleby de Melville, le Journal de Manchette, etc.
(…) En philosophe qui n’hésite pas à remonter aux origines, avec la liberté de l’essayiste (Montaigne est souvent cité), Beck nous fait ainsi vagabonder de la préhistoire (à travers Leroi-Gourhan) jusqu’à Verlaine, Mandelstam (et son essai « De l’interlocuteur ») et aux avant-gardes (qu’est-ce qu’une forme neuve ?).
http://lebruitdutemps.fr/revue-de-presse/entretien-diacritik-philippe-beck-berceuse-et-clairon-619 

Benjamin FONDANE, Paysages, traduit du roumain par Odile SERRE, avant-propos par Monique JUTRIN, préface par Mircea MARTIN, Les éditions Le temps qu’il fait, janvier 2019, 104 p., 14 €
Les poèmes de ce volume ont été écrits entre 1917 et 1923 — date du départ de Fondane pour la France, à l’âge de 24 ans (et qu’il se nomme Fundoianu) — et publiés de 1920 à 1930 dans différentes revues roumaines. C’est donc de Paris que le poète compose son recueil, en effectuant un choix parmi de nombreux textes. On trouve dans Poèmes d’autrefois (Le temps qu’il fait, 2010) un certain nombre de «paysages» d’inspiration similaire.
Cette poésie n’est traditionnelle qu’en apparence; les paysages, où la nature semble toute-puissante, sont minés de l’intérieur par une mélancolie, un désenchantement qui ne s’affirmeront pleinement que plus tard, dans les œuvres à venir. Dans la singulière introduction que Fondane donne en 1929 au recueil de Fundoianu, le poète explique : «En ce temps-là, j’étais nu et ne me savais pas nu»; la poésie a révélé son impuissance à concurrencer le monde réel, ses laideurs et ses turpitudes. Mais il poursuit cependant : «La poésie n’est pas une fonction sociale mais une force obscure qui précède l’homme et qui le suit.»
Dans les vers de Fundoianu, que le Fondane de 1929 semble renier, percent les accents si justes et profondément humains du Mal des fantômes.
https://poezibao.typepad.com/poezibao/2019/02/anthologie-permanente-benjamin-fondane-paysages.html

Hermann HESSE, C’en est trop : poèmes 1892-1962, édition bilingue, traduit de l’allemand et postfacé par François MATHIEU, Bruno Doucey, janvier 2019, 192 p., 17 €
Hermann Hesse n’est pas seulement l’auteur de romans mondialement connus. Il a aussi livré une œuvre poétique majeure que cette publication nous invite à (re)découvrir. Les textes de jeunesse témoignent de sa difficulté à vivre et de sa révolte contre un milieu familial piétiste. Puis viennent la dénonciation des ravages de la Première Guerre mondiale et l’évocation du mal fait aux hommes. En fait, l’existence entière entre dans les poèmes de cet homme : les crises personnelles et le suivi psychothérapique, la peinture et la beauté du monde, l’exil et le rejet du nazisme, les voyages en Inde, l’amour et ses déchirements… En 70 ans d’écriture, le poète s’est mis à nu pour montrer le quotidien d’un homme, ses joies et ses peines, ses révoltes, son désir profond d’un monde meilleur.
https://lintervalle.blog/2019/02/20/poete-ou-rien-hermann-hesse-une-anthologie/

Philosophie

Romain BERTRAND, Le Détail du monde, Seuil, mars 2019, 288 p., 22 €
Les mots nous manquent pour dire le plus banal des paysages. Vite à court de phrases, nous sommes incapables de faire le portrait d’une orée. Un pré, déjà, nous met à la peine, que grêlent l’aigremoine, le cirse et l’ancolie. Il n’en a pourtant pas toujours été ainsi. Au temps de Goethe et de Humboldt, le rêve d’une « histoire naturelle » attentive à tous les êtres, sans restriction ni distinction aucune, s’autorisait des forces combinées de la science et de la littérature pour élever la «peinture de paysage» au rang d’un savoir crucial. La galaxie et le lichen, l’enfant et le papillon voisinaient alors en paix dans un même récit. Ce n’est pas que l’homme comptait peu : c’est que tout comptait infiniment. Des croquis d’Alfred Wallace aux « proêmes » de Francis Ponge, des bestiaires de William Swainson aux sonnets de Rainer Maria Rilke, ce livre donne à entendre le chant, aussi tenace que ténu, d’un très ancien savoir sur le monde – un savoir qui répertorie les êtres par concordances de teintes et de textures, compose avec leurs lueurs des dictionnaires éphémères, s’abîme et s’apaise dans le spectacle de leurs métamorphoses.
https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/l-art-d-observer-les-vivants-pour-mieux-prendre-soin-du-monde_2065064.html

Histoire

Ludivine BANTIGNY, Révolution, Anamosa, mars 2019, 104 p., 9 €
Alors que le mot «révolution» sert à vendre à peu près n’importe quoi et n’importe qui, ce livre fort et joyeux montre comment il a été domestiqué par tous les pouvoirs depuis le XIXe siècle et comment, en le prenant de nouveau au sérieux là où il veut dire quelque chose, il est possible de renouer avec ce que la révolution révèle justement, avec la puissance et la promesse imaginatives de ses processus.
« La révolution, dans son mouvement même, produit des rêves et des idées. Elle porte en elle des volontés de solidarité, d’association et de coopération : l’aspiration à une vie bonne, plus juste et plus humaine – sans négliger sa beauté et le plaisir qu’elle inspire. Elle change les critères de référence : non plus le marché mais le partage, non plus la concurrence mais la solidarité, non plus la publicité mais l’art par et pour chacun, non plus la compétition mais le commun. En cela, elle redonne du sens à ce qui n’en avait plus et du désir quand il s’était perdu. » Ludivine Bantigny
https://www.telerama.fr/idees/ludivine-bantigny-rien-nest-plus-collectif-que-mai-68,n5491377.php

 

Mélanie TRAVERSIER, Alban RAMAUT, La Musique a t-elle un genre ?, Éditions de la Sorbonne, 384 p., 27 €
« La musique a-t-elle un genre ? » : la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n’échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l’ombre les femmes artistes.
Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d’invisibilisation des musiciennes à l’œuvre tant dans l’historiographie que dans l’imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations.
Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l’enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d’éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente.
Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d’hier et d’aujourd’hui.
https://www.franceculture.fr/oeuvre/la-musique-a-t-elle-un-genre

Pour accompagner la parution du livre de Mélanie Traversier et Alban Ramaut (dir.), La musique a-t-elle un genre ?, Préface Eliane Vienno, Éd. de La Sorbonne, un concert «Hommage à Clara Schumann» donné par le Trio Sōra aura lieu le samedi 23 mars 2019 à 15h30, à la Sorbonne. En partenariat avec la Sacem, le festival Présences féminines, l’Institut Universitaire de France, le soutien précieux des Éd. de La Sorbonne et de Mnémosyne. La peinture de première de couverture du livre est l’œuvre de l’artiste-peintre Joëlle Mariou.

Arts

Ernest PIGNON-ERNEST, André VELTER, Annoncer la couleur, Actes sud, mars 2019, 96 p., 29 €
Après, notamment, Le Tao du toreo et Ceux de la poésie vécue (Actes Sud, 2014 et 2017), Ernest Pignon-Ernest et André Velter signent leur dix-neuvième livre, Annoncer la couleur, qui rassemble la part la plus inventive de leurs créations communes puisque chaque œuvre se présente comme la mise en résonance directe d’un texte et d’un dessin. Une pratique fusionnelle inédite qu’ils ont intitulé des poèmes-tracts pouvant faire écho aux « koans » du côté du Soleil levant..
Quels pouvoirs peuvent bien avoir ces quelques feuilles volantes, quels effets peuvent-elles engendrer, quelles idées peuvent-elles perturber, quelles échappées peuvent-elles promettre ?
https://achetezdelart.com/couleur/

Roman graphique

Yoshiharu TSUGE, Les Fleurs rouges (Œuvres 1967-1968), Cornélius, traduit du japonais et postfacé par Léopold DAHAN, février 2019, 256 p., 25,50 €
Après quinze ans d’attente – depuis la première édition de L’Homme sans talent par Ego comme X en 2004 -, les réserves de Yoshiharu Tsuge concernant la traduction et la diffusion de son œuvre sont levées : la réédition de ce titre phare par Atrabile fin 2018, ouvre le bal d’une reconnaissance de ce mangaka qui a marqué l’histoire de la bande dessinée japonaise.
Cornélius amorce avec Les Fleurs rouges (œuvres 1967-1968) la publication d’une anthologie, annoncée en sept volumes, des différents travaux de Yoshiharu Tsuge. Dans ce premier tome, la plupart du sommaire est issu du magazine Garo, qui concentra dans ses pages la fine fleur des créateurs de gekiga, à savoir un nouveau type de manga, plus mature – même résolument adulte -, plus social et réaliste.
Les histoires de ce recueil permettent d’apprécier la singularité de cet auteur au sein même de ce courant : là où le gekiga est volontiers âpre et urbain, il se fait ici le chantre de traditions encore vivaces dans un arrière-pays quelque peu en retrait, notamment en cette période de bouleversements et de conflits sociaux. La majorité du volume est ainsi composée de nouvelles illustrant tout le charme et la simplicité mais aussi la rudesse de la vie rurale. Le mangaka excelle à mettre en scène anecdotes et souvenirs personnels de voyage, de randonnées en auberges et bains, quoique l’ambiguïté du maître du watakushi manga (« manga du moi ») soit toujours présente…
https://www.telerama.fr/livres/les-fleurs-rouges,n6137614.php

Robin COUSIN, Des milliards de miroirs, FLBLB, mars 2019, 256 p., 23 €
Le monde est au bord de l’effondrement, les derniers mammifères s’éteignent peu à peu et l’humanité elle-même se résigne à sa propre disparition, quand une découverte inattendue provoque un sursaut mondial.
https://www.telerama.fr/livres/des-milliards-de-miroirs,n6157297.php

Pour la jeunesse

Bénédicte BAZAILLE, L’Incroyable destin de Camille Claudel : la rage de sculpter, Bayard poche, Les romans-doc Art, mars 2019, 48 p., 6,50 €. À partir de 8 ans
Enfant déjà, Camille se passionne pour la sculpture et prend plaisir à travailler la terre glaise.Son père la recommande au sculpteur Alfred Boucher, qui donne des cours à la jeune fille. Rapidement, Auguste Rodin le remplace. Cette rencontre change la vie de Camille Claudel qui devient à la fois la collaboratrice, la maîtresse et la muse de l’artiste. Après leur séparation, Camille continue de sculpter mais elle peine à sortir de l’ombre du géant Rodin. Bientôt, elle bascule dans la folie et passe les trente dernières années de sa vie internée.

Irène BONACINA, Nos chemins, Albin Michel jeunesse, février 2019, 40 p., 15 €. À partir de 5 ans.
Sans carte, sans guide, Mami Babka et Petit Ourse inventent leur chemin. Par dessus les rivières, à travers les montagnes, elles progressent et rien n’arrête leur élan vers l’inconnu. Elles sont libres.
Puis, un soir, Mami Babka s’allonge dans la neige pour toujours. Elle a touché l’horizon qu’elle cherchait : ici, sous les étoiles, s’arrête son chemin. Au matin, dans une barque où elle pose sa lanterne, Petite Ourse part seule sur le fleuve. Est-ce le vent ou Mami Babka qui lui souffle : « Va, Petite Ourse, va, le chemin t’attend ! ».
Plus tard, dans l’eau, des clapotis et des rires : Petite Ourse rencontre Oumi. Et si désormais elles allaient ensemble vers le grand large ? Leurs deux chemins ne feraient plus qu’un…
Cet album poétique est une parabole philosophique, un hymne à la liberté et une invitation à continuer le voyage. Irène Bonacina compose une illustration singulière, à partir de collages papier, superposés et rétro éclairés par une boîte lumineuse. Livres Hebdo, 27 février 2019.