Librairie

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Présentation de la librairie

Installée dans l’abbaye publique médiévale de Lagrasse (Aude – Languedoc-Roussillon), au cœur des Corbières, et attenante au café littéraire, la librairie « Le Nom de l’homme » doit sa dénomination au titre du premier livre de Benny Lévy, publié en 1984 par les Éditions Verdier : Le Nom de l’homme, Dialogue avec Sartre.

Généraliste, la librairie veut offrir le meilleur au plus grand nombre : à tous ceux qui habitent dans la région, aux visiteurs de passage à Lagrasse et dans les environs, aux personnes qui viennent participer aux activités de la Maison du Banquet.

La librairie propose un choix important d’ouvrages : nouveautés et fonds, poche et broché, 7000 références différentes, et près de 8000 ouvrages, dans des domaines variés :

  • Littérature française et traduite : romans, polars, science fiction, théâtre, poésie, prose, lettres classiques, critique littéraire, CD audio etc.
  • Sciences humaines : philosophie ancienne et contemporaine, histoire, anthropologie, essais socio-politiques, psychologie et psychanalyse, etc
  • Spiritualités : traditions chrétienne, islamique, hébraïque et bouddhiste,

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    La librairie en pleine activité

  • Arts : peinture, architecture, musique, photo, beaux livres, etc
  • Enfance, jeunesse : pour tous les âges, livres d’activités, documentaires, contes, romans, livres illustrés, etc.
  • BD, mangas,
  • Ouvrages régionaux, nature, jardin, cuisine, vie pratique, etc.

Accueil, conseil, recherche bibliographique

– Du 15 juin au 15 septembre et pendant les vacances scolaires d’automne, d’hiver et de printemps : ouverture tous les jours de 11h à 19 h.
– Pour les autres périodes : ouverture les week-ends, aux mêmes horaires.

Vous pouvez commander les livres que vous souhaitez, sur place ou par téléphone : 04 68 91 46 65 ou de préférence par mèl : lamaisondubanquet@orange.fr. Vous êtes informés par mèl ou par téléphone de l’arrivée de votre commande (délai moyen : une semaine).

Grâce à une base de données informatique complète et actualisée en permanence, la libraire peut effectuer à votre demande des recherches sur les livres disponibles, relatifs à un sujet ou à un auteur précis.

Responsable : Marie-Françoise Bondu.

Enfin, soucieuse de la diffusion optimale du livre sur tout le territoire des Corbières, la librairie est partenaire de diverses manifestations culturelles qui ont lieu dans les Corbières.

Librairies partenaires

La librairie a instauré un partenariat avec la librairie Libellis, à Narbonne.

La libraire

La responsable de la librairie

Par ailleurs, créée en 2008, avec la Maison du Banquet, la librairie n’existerait pas sans la collaboration amicale et le soutien de Christian et Martine Thorel, de la librairie Ombres Blanches, à Toulouse, une des principales librairies indépendantes de France, qui nous a permis de constituer un fonds riche et exigeant.

Et c’est encore à eux que nous confions, lors du Banquet d’été, la création d’une vaste librairie temporaire, installée dans les salles voûtées de l’abbaye, et qui propose un choix exceptionnel d’ouvrages en lien avec le thème de notre rendez-vous estival.

 

Les sélections du mois

 

Littérature française

Denis Grozdanovitch, Le Génie de la bêtise (Éd. Grasset). Date de parution : janvier 2017, 318 p., 20 €

Voici une flânerie savante, drolatique, philosophique et éclectique au pays très peuplé de la Couv-le-genie-de-la-betisebêtise.
Denis Grozdanovitch, disciple zélé de Flaubert, en propose une cartographie minutieuse où, de Molière à Beckett, de Goldoni à Marivaux ou à Sartre, les sots, les imbéciles et les idiots n’en finissent pas de donner la réplique aux « intelligents » qui sont souvent aussi bêtes qu’eux.
Il est ici question d’innocents de village, de querelles talmudiques, de non-sens métaphysiques. Et du théorème de Gödel, de Monsieur Teste, de Pierre Dac, de fantômes stupides, de robots joueurs de football et d’« experts » particulièrement navrants.
La morale de Grozdanovitch ? Un génie à l’apparence idiote dort en chacun de nous et il suffit que la fortune – assistée d’une certaine qualité de volonté personnelle – nous aide à le libérer de son infériorité supposée pour qu’il se transforme en enchanteur.
Ce livre est un vrai bijou d’érudition et de charme.
On y réfléchit en souriant. On s’y amuse avec gravité.

 

Pierric Bailly, L’Homme des bois (Éd. P.O.L). Date de parution : février 2017, p., 14 €.

L’Homme des bois n’est pas seulement le récit par son fils de la mort brutale et Couv-l-homme-des-boismystérieuse d’un père. C’est aussi une évocation de la vie dans les campagnes française à notre époque, ce qui change, ce qui se transforme. C’est l’histoire d’une émancipation, d’un destin modeste, intègre et singulier.

C’est enfin le portrait, en creux, d’une génération, celle des parents du narrateur, travailleurs sociaux, militants politiques et associatifs en milieu rural.

 

Camille De Toledo, Le Livre de la faim et de la soif (Éd. Gallimard). Date de parution : février 2017, 384 p., 23,50 €.

Le Livre de la faim et de la soif est une chevauchée effrénée dans les contrées du conte et Couv-le-livre-de-la-faimdu roman picaresque. Le personnage central est le livre lui-même. Alter ego du narrateur, il entame de façon autonome des récits qu’il ne prend pas le temps d’achever, en quête d’une totalité irréalisable. Chaque fois, le livre s’aperçoit qu’en nommant les choses il les détruit et doit repartir à la recherche d’une autre réalité. Sa folle cavale nous emporte dans de nombreux pays, réels ou imaginaires, dans diverses époques, dans des langues différentes, car le livre n’est jamais rassasié. Ses récits empruntent leurs univers au western, au roman noir, au Talmud ou au Coran, aux poèmes de Michaux ou au roman de Cervantès, à Borges ou à Rabelais…
Voyage entre les mondes, Le Livre de la faim et de la soif embrasse ce XXIe siècle débutant de colères et de tremblements. Il s’agit, pour Camille de Toledo, d’allier dans une fiction labyrinthique la pensée et le rêve, la philosophie et la poésie, de fondre tous les possibles dans une narration sans limites. Une aventure littéraire exceptionnelle, vibrant à chaque page d’une joie d’inventer et d’une vitalité impressionnantes.

 

Grégoire Polet, Tous (Éd. Gallimard). Date de parution : février 2017, 352 p., 22,00 €.

« C’est vrai que je l’ai payé cher. Une jambe et un bras, tout de même. Et puis, plus Couv-tousbeaucoup de temps à vivre. Mais : on y est. Le renouveau politique de l’Europe, ça y est, le mouvement est lancé. La VIe République, la fédération d’un noyau dur dans l’Union, c’est en route. Ça n’a l’air de rien, maintenant que c’est fait. Mais qui aurait parié un kopeck là-dessus il y a à peine cinq ans ? »
Le roman met en scène, de façon réaliste et ironique à la fois, l’irrésistible ascension de TOUS, un mouvement de démocratie directe en France et en Europe, à travers les yeux d’une jeune activiste belge, d’un vieux diplomate grec et d’un citoyen polonais.
C’est le roman des chemins qu’on n’a pas pris, le roman d’une génération qui a emprunté les voies de la politique pour reprendre goût à l’avenir.
C’est le roman d’une réalité qui n’a pas eu lieu.
Pas encore.

 

Brina Svit, Nouvelles définitions de l’amour, recueil de nouvelles (Éd. Gallimard). Date de parution : février 2017, 256 p., 19,50 €.

Suzanne est morte depuis un an quand Claude, son mari, découvre qu’elle avait un jardin Couv-nouvelles-definitionset que quelqu’un continue à l’entretenir. Alma et Rudi sont écrivains tous les deux. Revenant en voiture d’une rencontre littéraire, ils font monter une inconnue qui attendait sous la pluie sur le boulevard périphérique et qui va les obliger à un drôle de choix. Il y a une seule femme qui me sourit en ce moment : c’est la caissière de mon G20, répond Paul, producteur de télévision quand on lui demande comment ça va depuis que sa femme l’a quitté, sans s’imaginer un instant qu’il pourrait se passer quelque chose entre eux. Et que dire de Sol qui déteste les fêtes de fin d’année et s’invente toutes sortes d’occupations le jour du réveillon de Noël, pour ne pas se retrouver seule et désespérée à la maison? Entrer dans un magasin de meubles contemporains, par exemple. Elle aurait bien besoin d’une table, elle n’en a pas, elle mange debout ou sur son canapé, explique-t-elle à Vincent, impatient de fermer boutique, de récupérer champagne et foie gras au frigidaire et de rentrer chez lui. Mais que veut-elle, se demande-t-il, ému par son désarroi et son franc-parler. Et si soudain, comme par magie, ils voulaient la même chose?
Dix nouvelles. Dix nouvelles définitions de l’amour. Parce qu’il y a toujours quelque chose à découvrir de soi-même, à inventer, à offrir à l’autre sans attendre quoi que ce soit en retour.

 

Michèle Lesbre, Chère brigande, Lettre à Marion du Faouêt (Éd. Sabine Wespieser). Date de parution : février 2017, 80 p., 12 €.

La silhouette libre et rebelle de Marion du Faouët, « Robin des bois » bretonne qui, dans Couv-chere-brigandeles premières années du XVIIIe siècle, prenait aux riches pour redistribuer aux pauvres, a toujours fasciné Michèle Lesbre.
Parce qu’une femme aux cheveux roux prénommée Marion, qui avait élu domicile dans une boutique désaffectée en bas de chez elle, a soudain disparu, les traits de l’autre Marion, la « chère brigande », se superposent à ceux de la SDF parisienne. L’écrivain décide alors de partir sur les traces de l’insoumise bretonne, qui mourut sur le gibet à trente-huit ans, lui adressant, pour conjurer l’injustice du monde et sa propre impuissance, une longue lettre.
À la faveur du trajet en train vers Quimper, les souvenirs d’une autre époque de sa vie resurgissent, quand, jeune militante, elle manifestait contre la guerre d’Algérie ou, institutrice, elle apprenait à lire aux enfants. La vie de Marion agit comme un miroir tendu à ses utopies et à ses révoltes passées : à dix-huit ans, Marion, elle, créait une bande de brigands. Avec des comparses recrutés parmi ses proches, elle allait écumer les bois et redresser les torts. Le Faouët, les monts d’Arrée, Quimper : tous ces lieux, où Marion a vécu et que l’enquêteuse arpente, ravivent la vaillance et l’impétueuse générosité de son héroïne.
Michèle Lesbre, dans ce texte lumineux, laisse sonner le rire frondeur d’une gamine formée à l’école de la vie, d’une grande amoureuse et d’une femme qui a lutté à sa façon contre une misère choquante. Une belle manière de nous parler d’elle, de nous, du monde dans lequel nous vivons.
Sa lettre s’achève ainsi : Dors tranquille, chère brigande, tu m’as sauvée pendant quelques jours de notre démocratie malade, des grands voleurs qui, eux, ne sont presque jamais punis parce qu’ils sont puissants, de ce monde en péril. Tu n’étais pas un ange, mais les anges n’existent pas.

Parutions en poche :

 

Pierre Bergounioux, La Bête faramineuse (Gallimard, 1986). Date de parution en poche Folio Gallimard : février 2017, 240 p., 7,20 €.

Le narrateur et son cousin Michel âgés de onze ans passent leurs vacances dans une Couv-la-bete-faramineusemaison de Corrèze où leur grand-père est en train de mourir tout doucement après une existence d’aventures extraordinaires sur des continents lointains.
Il n’en faut pas plus pour que l’esprit des deux garçons s’enflamme et réussisse à passer sans le moindre hiatus d’une réalité quotidienne heureuse aux jeux fantastiques de l’imagination. Comme pour marquer la fin de leur enfance, ils inventent deux rites de passages. Dans le bois voisin, la nuit, il s’agit de traquer une bête fabuleuse, surgie du fin fond de l’Afrique, avec les récits et les livres du grand-père. Puis sur le désertique plateau de Millevaches, de marcher jusqu’aux sources de la Corrèze, où le père a l’habitude de pêcher des truites. Mais la Corrèze qu’ils découvrent n’est qu’un filet d’eau. Où sont les truites? Deux questions capitales se posent alors. Au père : As-tu menti? Au grand-père : As-tu peur de mourir?
Pierre Bergounioux évite aussi bien le ton de la narration enfantine que celui du souvenir. Il a inventé autre chose d’absolument original pour faire revivre la sensibilité d’un âge exigeant et lucide, bien que mêlé de rêves, encore.

 

Pierre Bergounioux, Catherine (Gallimard, 1984). Date de parution en poche Folio Gallimard : février 2017, 176 p., 6,60 €.

Abandonné par sa femme Catherine, après dix ans de mariage, le narrateur se réfugie Couv-catherinedans une petite maison qu’il vient d’hériter en Corrèze, toute proche du bourg où il est nommé professeur de français. C’est là qu’il va vivre le cauchemar de l’arrachement, la solitude, la tentation du suicide, ainsi que l’hostilité de ses voisins braconniers qui dévastent clandestinement son verger.
Mais il va miser également sur l’espoir, celui de reconquérir Catherine. Car il lui envoie une lettre d’amour dément : consentira-t-elle à reprendre la vie commune ? En attendant la réponse à son ultimatum passionné, il se replonge dans la lecture de Flaubert comme dans un bain de vie seconde, à la fois organique et intellectuelle, qui lui permettra de survivre, jusqu’à l’extrême limite de ses forces, conscientes ou rêvées.
Que sera le message de cette Catherine aussi lointaine que toute-puissante ?
Ce roman, d’une violence dramatique patiente et concentrée, nous laisse jusqu’au bout dans l’anxiété. Mais pourquoi l’amour et l’intelligence ne triompheraient-ils pas, après le doute et le chagrin, des forces mises en jeu par le destin ?

 

Didier Daeninckx, Caché dans la maison des fous (Éd. Bruno Doucey, 2015). Date de parution en poche Folio Gallimard : février 2017, 128 p., 5,40 €.

Couv-cache-dans-la-maison-des-fous1943, asile de Saint-Alban en Lozère. Deux psychiatres organisent la résistance à la négation des fous, tout en cachant des maquisards parmi eux. Ils accueillent une jeune résistante juive, Denise Glaser, en même temps que le poète Paul Éluard et sa compagne Nusch.
Dans cet hôpital, où l’on favorise le surgissement de ce que l’on nommera plus tard l’art brut, le poète découvre, sous le regard fasciné de Denise, comment la parole des «fous» garantit la parole des poètes.

 

 

 

Michèle Lesbre, Chemins (Sabine Wespieser, 2015). Date de parution en poche Folio Gallimard : février 2017, 160 p., 5,90 €

« J’ai trois ans. Un homme qui me paraît immense entre dans la minuscule cuisine de Coiv-cheminsl’appartement rue du Souci à Poitiers, me prend dans ses bras, je ne l’ai jamais vu. Ma mère me demande de l’appeler papa. »
Sous un réverbère, un homme, pipe à la main, est absorbé par sa lecture. La narratrice parvient à déchiffrer le titre et le passé la submerge. Scènes de la vie de bohème d’Henry Murger ne quittait pas le bureau de son père, un livre « qui était toute sa jeunesse ». Quel rapport entre les aventures de quatre joyeux drilles à l’humeur frondeuse et l’homme tourmenté dont elle n’a jamais percé la part de mystère ?

 

 

Littérature traduite

Hisham Matar, La Terre qui les sépare, traduit de l’anglais (Lybie) par Agnès Desarthe (Éd. Gallimard, coll. Du monde entier). Date de parution : janvier 2017, 340 p., 22,50 €.

Prix JDD-Inter 2017 du livre étranger
En 1990, Hisham Matar a dix-neuf ans lorsque son père, Jaballa Matar, disparaît. Celui-ci, Couv-la-terreaprès avoir trouvé refuge en Égypte avec ses proches, est enlevé et emprisonné en Libye pour s’être opposé dès le début au régime de Kadhafi. La famille reçoit quelques lettres, envoyées secrètement, jusqu’à ce que toute correspondance cesse brusquement. Vingt et un ans plus tard, lors de la chute de Kadhafi, en 2011, le peuple prend les prisons d’assaut et libère les détenus. Mais Jaballa Matar est introuvable. A-t-il été exécuté lors du massacre d’Abou Salim qui a fait 1 270 victimes en 1996? La détention l’a-t-elle à ce point affaibli qu’il erre quelque part, libre mais privé de souvenirs et d’identité?
Hisham Matar va mener l’enquête pendant des années, contactant des ONG et des ambassades, relatant l’histoire de cette disparition dans la presse internationale, se rendant à la Chambre des lords en Angleterre, son pays d’adoption, s’adressant aux personnalités les plus inattendues, de Mandela au fils de Kadhafi.
À travers une méditation profonde et universelle sur la condition des fils qui attendent le retour de leurs pères partis au combat, Hisham Matar retrace aussi l’histoire poignante d’un retour au pays, après une absence de plus de trente ans. Il livre également un portrait subtil de la Libye prise dans la tourmente de la dictature et de la révolution, qui synthétise les espoirs déçus du Printemps arabe.

 

Jaume Cabré, Voyage d’hiver, recueil de nouvelles, traduit du catalan par Edmond Raillard (Éd. Actes Sud). Date de parution : février 2017, 304 p., 22,50 €. Couv-voyage-d-hiver

Quatorze nouvelles indépendantes et pourtant intimement liées par l’auteur de Confiteor, où l’on retrouve sa manière de fouiller les manifestations du mal, de l’amour, du destin et de ses mauvais tours.

Du même auteur : Sa Seigneurie, traduit du catalan par Bernard Lesfargues (Réédition poche Babel Actes Sud). Date de parution : février 2017, 448 p., 9,80 €.

 

 

 

Zeruya Shalev, Douleur, traduit de l’hébreu par Laurence Sendrowicz (Éd. Gallimard, coll. Du monde entier). Date de parution : février 2017, 416 p., 21,00 €.

Dix ans après avoir été blessée dans un attentat, Iris semble avoir surmonté le Couv-douleurtraumatisme. Malgré des douleurs persistantes, des problèmes avec ses enfants et un mariage de plus en plus fragile, la directrice d’école ambitieuse et la mère de famille engagée qu’elle est s’efforce de prouver qu’elle contrôle la situation.
Tout bascule cependant le jour où elle reconnaît, sous les traits d’un médecin qu’elle consulte, Ethan, son premier amour, qui l’avait brutalement quittée lorsqu’elle avait dix-sept ans. Dans un vertige sensuel et existentiel, Iris éprouve alors la tentation de faire revivre cette passion qu’elle croyait éteinte : et si une seconde chance se présentait à elle ?
Ce roman aussi puissant que subtil dévoile les séquelles que le passé peut laisser sur les corps et les esprits, tout en interrogeant notre capacité à faire des choix, au moment même où la vie nous renvoie à l’essentiel.

 

Mélanie Wallace, Traverser l’hiver, traduit de l’américain par Brice Matthieussent (Éd. Grasset). Date de parution : février 2017, 304 p., 20 €.

Un motel, quelque part sur la côte atlantique des États-Unis, la saison touristique touche à Couv-traverser-l-hiversa fin. Lorsque Mabel voit débarquer June à la réception de son établissement, elle est saisie d’une immédiate sympathie pour cette jeune fille au regard fuyant. Peut-être parce que June lui paraît trop jeune pour être mère, ou parce que son compagnon semble distant, voire agressif. Ce dernier disparaît après quelques jours, laissant June et son bébé Luke sans ressource. Il paraît naturel à Mabel de les héberger mais rapidement, elle doit demander de l’aide à son amie Iris.
Cette dernière a refait sa vie à l’écart du monde – et loin de sa fille Claire – depuis la mort violente de son mari. Elle accepte de loger June et Luke dans un pavillon au fond de sa propriété, à condition que leur présence ne rompe pas son isolement. Duncan, l’avocat et homme de confiance d’Iris qui connaît la vérité sur son passé, est chargé de veiller sur eux. Mais c’est au retour de Claire dans sa ville natale que la vie de June va prendre une nouvelle tournure…
Des destins de personnages cabossés, en deuil ou en colère, s’entrecroisent sous la plume délicate de Melanie Wallace. Rares sont les écrivains capables de dire avec autant de justesse la solitude des êtres humains malmenés par la vie.

 

Javier Marias, Si rude soit le début, traduit de l’espagnol par Marie-Odile Fortier-Masek (Éd. Gallimard, coll. Du monde entier). Date de parution : janvier 2017, 576 p., 25 €.

Madrid, 1980 : après quarante années de dictature, le vent du changement souffle sur la Couv-si-rudesociété espagnole. Le jeune Juan de Vere vient de trouver son premier emploi en tant que secrétaire privé du célèbre réalisateur et scénariste Eduardo Muriel. Celui-ci lui présente sa femme, la belle et inquiétante Beatriz Noguera, lui fait connaître son cercle d’amis et lui ouvre sans le savoir une porte dérobée sur son intimité et ses souvenirs.
D’abord fasciné par la vie de son patron, Juan découvre pourtant progressivement que le brillant décor a un envers bien plus obscur : pourquoi Eduardo Muriel déteste-t-il sa femme? Où se rend cette dernière lors de ses longues promenades en ville sans but apparent? Qui est en réalité le docteur Van Vechten, ce vieil ami de la famille, et faut-il croire ce qu’on raconte à son sujet?
Le jeune secrétaire va essayer d’éclaircir ces mystères, et bien d’autres, au cours d’une enquête captivante qui servira de cadre à son éducation sentimentale, dans ces années où Madrid s’est transformé en une interminable fête.
Après le succès mondial de Comme les amours (Gallimard, 2013), Javier Marías signe à nouveau une éblouissante fable moderne sur les frontières souvent incertaines entre la passion et la haine, entre la justice et le désir de vengeance, entre l’oubli et l’impossibilité du pardon.

 

Asli Erdogan, Le Silence même n’est plus à toi, traduit du turc par Julien Lapeyre de Cabanes (Éd. Actes Sud, Coll. Essais). Date de parution : 4 janvier 2017, 120 p., 16,50 €.

Dans l’un de ses derniers livres parus en France, Aslı Erdoğan évoquait déjà ce lieu Couv-le-silenceeffrayant entre tous, le « Bâtiment de pierre » – autrement dit la prison de Bakırköy à Istanbul. Or voici qu’en août 2016, à la suite de la tentative de coup d’État de juillet, la romancière turque est arrêtée et s’y trouve incarcérée. Son délit : avoir écrit dans un journal pro-kurde (Özgür Gündem) pour clamer son indignation et dénoncer toutes les atteintes à la liberté d’opinion. Depuis lors, la situation en Turquie s’aggrave et Aslı Erdoğan – entre autres intellectuels, journalistes et universitaires – encourt une condamnation aussi infondée qu’inacceptable.
Ce volume rassemble quelques-unes des chroniques qui lui ont valu cette accusation. Le lecteur y retrouvera l’exigence poétique d’Aslı Erdoğan, son amour de la liberté, sa lucidité et la beauté de sa langue.
Que ce livre puisse briser l’étau du silence : tel est désormais le vœu de ses éditeurs, en France et à l’étranger, partout où son œuvre a droit de cité.

 

 

Essais, philosophie, histoire, sciences humaines

Kamel Daoud, Mes indépendances, Chroniques 2010-2016 (Éd. Actes Sud). Date de parution : février 2017, 480 p., 23,90 €.

Journaliste depuis une vingtaine d’années, Kamel Daoud a tenu pendant quinze ans dans Couv-mes-independancesLe Quotidien d’Oran la chronique la plus lue d’Algérie, tout en collaborant à divers médias en ligne et en écrivant occasionnellement pour la presse étrangère. Concernant la période 2010-2016, il a ainsi signé près de deux mille textes – d’abord destinés au public algérien puis, sa notoriété grandissant, de plus en plus lus dans le monde entier –, dont cent quatre-vingt-deux ont été retenus pour ce recueil. Ce rythme effréné donne son souffle et son esthétique à l’ensemble.
Qu’il brocarde l’islam politique ou la déliquescence du régime algérien, qu’il embrasse l’espoir suscité par les révolutions arabes ou qu’il défende la cause des femmes, c’est d’une plume originale, imagée, percutante et engagée. Car Kamel Daoud a érigé la chronique en exercice de style, en art de tendre un miroir à ses contemporains tout en s’interrogeant jour après jour, avec ou malgré l’actualité, sur l’homme, les dieux et les libertés.

 

Sophie Wahnich, Le Radeau démocratique (Éd. Lignes). Date de parution : février 2017, 320 p., 21,00 €. Couv-le-radeau

L’histoire récente – 25 années – vue, lue et interprétée par une historienne, ici affranchie des règles académiques, qui fait du savoir sur l’histoire qui est le sien une ressource pour penser le présent et s’engager dans ses luttes.
Un modèle.

 

 

 

 

Pascal Ory, Jouir comme une sainte et autres voluptés (Éd. Mercure de France). Date de parution : février 2017, p., €.

« Je montre ici une main, là un pied, parfois un visage. Ça s’appelle une vie sociale. J’écris Couv-jouir-comme-une-sainteaussi, et de plus en plus souvent, de manière démembrée. Notre univers est désormais régi par cet atome insécable qu’on appelle, justement, individu. Je me fragmente par tous les bouts, dans l’espace comme dans le temps, je zappe d’autant plus que je suis moi-même plus atome. Ce qui me réunit, ce sont mes voluptés. » P.O.
À partir de la magnifique sculpture du Bernin, « L’extase de Sainte Thérèse », qui orne la chapelle de Santa Maria della Vittoria à Rome, une sculpture célébrée autant par Stendhal que par Lacan car elle semble exhiber davantage une jouissance sexuelle qu’une expérience mystique, Pascal Ory nous conduit dans l’Italie du XVIIesiècle, au moment du triomphe du catholicisme sur le protestantisme, de l’invention du baroque et de la mise en scène théâtrale. Il nous dévoile aussi les coulisses de son enfance, puis nous rend complices de la découverte des nuances du plaisir et la naissance de ses voluptés.
Un voyage élégant en forme d’autoportrait, libre, gourmand, à la fois érudit et insolite.

 

Hannah Arendt, Humanité et terreur (Éd. Payot). Date de parution : janvier 2017, 400 p., 22,50 €. Couv-humanite-et-terreur

Le charisme de Hitler, la responsabilité politique, le nationalisme, la nature du totalitarisme, le fascisme, l’art de terroriser les populations : ce nouveau recueil de la grande philosophe, dont certains textes sont inédits en français, complète «La Philosophie de l’existence» et manifeste, à chaque page, ce qui l’anima toute sa vie : la passion de comprendre.

 

 

 

Lucien Jerphagno, L’Au-delà de tout (Éd. Robert Laffont, coll. Bouquins). Date de parution : février 2017, 928 p., 30 €.

L’Au-delà de tout regroupe les ouvrages que Lucien Jerphagnon écrivit entre 1955 et Couv-l-au-dela1962, dont le tout premier, Le Mal et l’Existence. Ils reflètent ses interrogations métaphysiques sur ces grands thèmes philosophiques qui ne cesseront de nourrir ses travaux et ses réflexions: la liberté, la foi, la question du mal, l’immanence et la transcendance, l’émerveillement d’être au monde, le bonheur, le sens du divin.
Ordonné prêtre en juin 1950, Lucien Jerphagnon enseigne alors au grand séminaire de Meaux, et c’est tout naturellement qu’il s’intéresse à Pascal auquel il consacre trois livres, dont Pascal et la souffrance et Le Caractère de Pascal. Contre la suprématie de la philosophie thomiste qui s’exerce encore au sein de l’Église, il démontre, à la lumière de la pensée de Pascal, que tout ne se résume pas au dogme scolastique ni à la raison, et témoigne déjà de sa liberté d’esprit. Ses innombrables lecteurs et admirateurs retrouveront ici la sensibilité, l’humanité profonde, l’originalité de style de l’une des grandes figures intellectuelles de l’époque contemporaine, qui fut aussi l’une des plus attachantes. Ils découvriront dans le même temps un pan méconnu de son cheminement personnel, essentiel à la compréhension de l’ensemble de son oeuvre et de ce qui fait son unité.

 

Jean-Baptiste Brenet, Je fantasme, Averroès et l’espace potentiel (Éd. Verdier). Date de parution : février 2017, 139 p., 14,50 €.

Le mot le plus célèbre de la philosophie est un verbe latin : cogito. C’est celui de Couv-je-fantasmeDescartes, où l’on retient que se joue l’être même de l’ego.
C’est le cogito de la psychanalyse, celui dont elle dénonce l’orgueil, l’incomplétude, et qui, en somme, l’a fait naître. Mais c’est un mot malheureux, que la modernité a perdu.
Chez Averroès, jadis, la cogitation avait en arabe ses facultés propres et trouvait dans le fantasme l’espace de sa puissance.
Quel espace ? Quelle puissance éminente ?
On a fait le livre sur cela.

 

 

 Bandes dessinées

Mathilde Ramadier (scénario), Laurent Bonneau (dessin et couleurs), Et il foula la terre avec légèreté (Éd. Futuropolis). Date de parution : février 2017, 176 p., 27 €.

Ethan, jeune ingénieur forage pour une compagnie pétrolière multinationale, reçoit une Couv-et-il-foulaproposition de poste dans les îles Lofoten, au nord de la Norvège. Un gisement de pétrole y aurait été découvert, et une nouvelle plateforme pourrait y être érigée. Il quitte donc Paris pour le cercle polaire, pour un premier voyage d’acclimatation, afin notamment de rencontrer des géophysiciens déjà sur place. Au contact de la population locale, Ethan va se trouver confronté aux risques que représente un tel projet… C’est un voyage poétique et contemplatif, basé sur la philosophie d’Arne Naess (1912-2009), fondateur, très populaire en Scandinavie, du mouvement de l’écologie profonde (Deep Ecology). Cette dernière est conçue en opposition avec celle qu’il considère comme étant « superficielle » : c’est-à-dire l’ensemble des mesures prises par les Occidentaux ayant pour seul but d’améliorer leur niveau de vie, sans reconsidérer de manière significative la place de l’homme au sein de la nature.

 

Sébastien Gœthals (dessin), Thomas Gunzig (scénario), Le Temps des sauvages, d’après le roman de Thomas Gunzig, Manuel de survie à l’usage des incapables (Éd. Futuropolis). Date de parution : octobre 2016, 272 p., 26 €.

« Au début, il n’y avait rien […]. Rien d’autre que le rien, mais bon, le rien, c’était déjà pas Couv-le-temps-des-sauvagesmal. Le rien, ça laisse quand même des perspectives. » Martine Laverdure, caissière, était trop lente. L’entreprise l’a liquidée. Elle est morte. Ses fils lui rendront justice, même si la vie les avait distanciés d’elle. Blanc, Brun, Gris et Noir, quatre jeunes loups d’une extrême sauvagerie, surentraînés et prêts à tout pour se faire une place au soleil, se mettent en quête de punir le ou les responsables de sa mort. L’affrontement entre la grande distribution et les loups solitaires est inévitable. Le monde est violent. L’espérance de vie en banlieue est fragile. C’est le temps des sauvages.

 

Cosey, Une mystérieuse mélodie (Éd. Glénat). Date de parution : mars 2016 , 64 p., 17 €.

Grand prix du Festival d’Angoulême qui s’est tenu du 26 au 28 janvier 2017. Couv-une-mysterieuse-melodie
États-Unis, 1927. Mickey avale sa quiche au gruyère en terminant son nouveau scénario des joyeuses aventures de Dog the Dog (qui deviendra Pluto) avant de sauter dans le train qui l’emmène jusqu’à Big Boss, son producteur à Los Angeles. Big Boss, nouvellement entiché de Shakespeare, demande à Mickey d‘oublier ses « happy ends » et d’écrire une vraie et sombre tragédie. Dans le train du retour, Mickey, désemparé, s’efforce d’envisager des scènes dramatiques, lorsque l’éclairage du wagon tombe en panne. Impossible dans la nuit de distinguer les traits de la passagère qui s’est installée sur la banquette à côté de lui et qui bientôt fredonne doucement un air de musique. À l’arrivée, le matin, Mickey seul sur la banquette, remarque la disparition de son scénario. Tout semble confirmer que le document a été enlevé par sa voisine, ce qui serait sans importance puisque le scénario était refusé, sauf qu’il y a eu un malencontreux échange : Mickey a emporté par erreur un manuscrit original de Shakespeare que Dingo avait déniché aux puces et vendu à prix d’or à Big Boss ! Comment retrouver l’énigmatique voyageuse, avec pour seul indice, une mélodie inconnue ?
Dans une histoire tendre et espiègle, Cosey a imaginé la rencontre entre Mickey et Minnie. Il évoque fidèlement l’univers de Disney et nous offre le plaisir de retrouver, sous son trait épuré, nos amis Dingo, Pluto, Clarabelle et Horace.

 

Bientôt, Le Printemps des Poètes 2017 !

La Maison du Banquet & des générations est partenaire du Printemps des Poètes 2017 organisé par Eurocultures en Corbières, en relais avec les gîtes labellisés « Accueil paysan », les bibliothèques de Quintillan, Palairac et Coustouges, sur le thème « Afrique(s) ».
Au programme, deux spectacles avec Catherine Leforestier autour d’Aimé Césaire, les vendredi 10 et samedi 11 mars 2017. Plus d’information : http://eurocultures.fr/

Pour l’occasion, la Librairie Le Nom de l’homme, de la Maison du Banquet, tiendra une table de livres spécialement sélectionnés.