Librairie

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Présentation de la librairie

Installée dans l’abbaye publique médiévale de Lagrasse (Aude – Languedoc-Roussillon), au cœur des Corbières, et attenante au café littéraire, la librairie Le Nom de l’homme  souhaite offrir le meilleur au plus grand nombre : habitants de la région, visiteurs de passage à Lagrasse et dans les environs et aux personnes participant aux activités de la Maison du Banquet.

La librairie propose un choix important d’ouvrages : nouveautés et fonds, livres poche et brochés, 7000 références différentes, et près de 8000 ouvrages, dans des domaines variés :

  • Littérature française et traduite : romans, polars, science fiction, théâtre, poésie, lettres classiques, critique littéraire, CD audio…
  • Sciences humaines : philosophie ancienne et contemporaine, histoire, anthropologie, essais socio-politiques, psychologie et psychanalyse…librairie-animee2
  • Spiritualités : traditions chrétienne, islamique, hébraïque et bouddhiste…
  • Arts : peinture, architecture, musique, photographie, beaux livres…
  • Enfance, jeunesse : pour tous les âges, contes, romans, livres illustrés, livres d’activités, documentaires…
  • BD, mangas, romans graphiques…
  • Ouvrages régionaux, nature, jardin, cuisine, vie pratique…

La librairie Le Nom de l’homme doit sa dénomination au titre du premier livre de Benny Lévy, publié en 1984 par les Éditions Verdier : Le Nom de l’homme, Dialogue avec Sartre.

 

Accueil, conseil, recherche bibliographique

La Librairie est ouverte à partir de 11h :
– les week-ends
– et tous les jours :
du samedi 8 avril au dimanche 23 avril
du samedi 17 juin au samedi 17 septembre
du samedi 21 octobre au dimanche 5 novembre
du samedi 23 décembre au lundi 8 janvier

Vous pouvez commander les livres, sur place, par courrier électronique : librairie@lamaisondubanquet.fr ou par téléphone : 04 68 32 63 89. Nous vous informerons de l’arrivée de votre commande (délai moyen : une semaine).

Grâce à une base de données informatique complète et actualisée en permanence, la libraire peut effectuer à votre demande des recherches sur les livres disponibles, relatifs à un sujet ou à un auteur précis.

Responsable : Aline Costella.

Enfin, soucieuse de la diffusion optimale du livre sur tout le territoire des Corbières, la librairie est partenaire de diverses manifestations culturelles qui ont lieu dans les Corbières.

 

Librairies partenaires

Créée en 2008, avec la Maison du Banquet, la librairie n’existerait pas sans la collaboration amicale et le soutien de Christian et Martine Thorel, de la librairie Ombres Blanches, à Toulouse, une des principales librairies indépendantes de France, qui nous a permis de constituer un fonds riche et exigeant.
Et c’est encore à eux que nous confions, lors du Banquet d’été, la création d’une vaste librairie temporaire, installée dans les salles voûtées de l’abbaye, et qui propose un choix exceptionnel d’ouvrages en lien avec le thème de notre rendez-vous estival.


sélections du mois

LITTÉRATURE FRANCOPHONE

Mika BIERMANN, Roi., Anacharsis, août 2017, 192 p., 17 €
Beau comme l’antique. Turpidum, la bien nommée, est la dernière cité étrusque indépendante. Larth, son roi à peine sevré, se sent un peu perdu dans son décorum fatigué. Sous le ciel bleu indifférent, la peinture des fresques s’écaille en silence, la populace s’affaire par les ruelles au sol gras.
On prépare le sable pour les jeux dans l’arène. Rome exige l’abdication du petit roi maigrichon, amateur de fruits juteux et bien arrondis. Un énigmatique gladiateur masqué fait son apparition par intervalles. La
reine mère agonise au fond de son palais, pourrissant comme une gloire inutile.
Matière et lumière, soleil et pénombre. Des couleurs par giclées, écrasées à la spatule. Du laurier, un cyprès, une olive, les mollets luisants des légionnaires. Un péplum rococo, total, révolutionné, le Satyricon de Mika Biermann.
https://julieamimots.wordpress.com/2017/09/17/mika-biermann-roi/

La Maison du Banquet accueillera Mika Biermann dans le cadre des rencontres de librairie, samedi 28 octobre à 17h.

Jean-Marie-Gustave LE CLEZIO, Alma, Gallimard, octobre 2017, 352, p., 21 €
Voici donc des histoires croisées, celle de Jérémie, en quête de Raphus cucullatus, alias l’oiseau de nausée, le dodo mauricien jadis exterminé par les humains, et celle de Dominique, alias Dodo, l’admirable hobo, né pour faire rire. Leur lieu commun est Alma, l’ancien domaine des Felsen sur l’île Maurice, que les temps modernes ont changée en Maya, la terre des illusions :
«Dans le jardin de la Maison Blanche le soleil d’hiver passe sur mon visage, bientôt le soleil va s’éteindre, chaque soir le ciel devient jaune d’or. Je suis dans mon île, ce n’est pas l’île des méchants, les Armando, Robinet de Bosses, Escalier, ce n’est pas l’île de Missié Kestrel ou Missié Zan, Missié Hanson, Monique ou Véronique, c’est Alma, mon Alma, Alma des champs et des ruisseaux, des mares et des bois noirs, Alma dans mon cœur, Alma dans mon ventre. Tout le monde peut mourir, pikni, mais pas toi, Artémisia, pas toi. Je reste immobile dans le soleil d’or, les yeux levés vers l’intérieur de ma tête puisque je ne peux pas dormir, un jour mon âme va partir par un trou dans ma tête, pour aller au ciel où sont les étoiles.»
https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20/l-invite-de-8h20-05-octobre-2017

Charles JULIET, Gratitude, Journal IX (2004-2008), P.O.L., septembre 2017, 384 p., 19 €
Ce nouveau « Journal » de Charles Juliet couvre les années 2004 à 2008. Il est dans la veine des précédents, plein de sagesse, d’expériences, d’ouverture au monde et aux autres. Des rencontres, beaucoup de rencontres qui sont autant d’occasions de récits de vie brefs, souvent bouleversants car la personnalité de Charles Juliet est telle que l’on se confie volontiers à lui qui est toujours à l’écoute, aux aguets de l’humain. Beaucoup de lectures et de relectures (notamment Camus, ici), des voyages (surtout en France, à l’occasion de manifestations autour de l’auteur), de peinture, et de cinéma. Et toujours cette écriture précise et sensible, prête à tout accueillir de l’expérience intérieure comme des choses de la vie. Le précédent volume de son journal : Apaisement est paru en 2013.
http://www.telerama.fr/livres/gratitude,n5202602.php

Patrick MODIANO, Souvenirs dormants, Gallimard, octobre 2017, 112 p., 14,50 €
« Vous en avez de la mémoire… »
Oui, beaucoup… Mais j’ai aussi la mémoire de détails de ma vie, de personnes que je me suis efforcé d’oublier. Je croyais y être parvenu et sans que je m’y attende, après des dizaines d’années, ils remontent à la surface, comme des noyés, au détour d’une rue, à certaines heures de la journée.
http://www.gallimard.fr/Media/Gallimard/Entretien-ecrit/Entretien-Patrick-Modiano.-Souvenirs-dormants

Lydie SALVAYRE, Tout homme est une nuit, Le Seuil, octobre 2017, 256 p., 18,50 €
Des hommes retournent sur d’autres la brutalité d’un ordre dont ils souffrent. Ils s’inventent à peu de frais de commodes ennemis. Certaines frayeurs en eux les agissent.
Des questions vieilles comme le monde mais d’une brûlante actualité, auxquelles Lydie Salvayre donne ici forme littéraire.
Un roman, donc, et d’une causticité jubilatoire, où vont se faire face, d’une part : un solitaire, un lettré, un pas-tout-à-fait-pareil, un pas-tout-à-fait-conforme, un homme malade qui a choisi de se retirer dans un lieu de beauté, et de l’autre : les habitants d’un paisible village que l’arrivée de ce nouveau, de cet intrus, bouscule et profondément déconcerte.
Très vite surgiront, entre l’un et les autres, l’incompréhension et la méfiance, puis les malentendus et les soupçons mauvais, puis les grandes peurs infondées et les violences que sourdement elles sécrètent. Puisque tout homme est une nuit.
https://www.franceinter.fr/emissions/l-heure-bleue/l-heure-bleue-11-octobre-2017

LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE

Joyce CAROL OATES, Paysage perdu, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Claude Seban, Philippe Rey, octobre 2017, 432p., 24€.
C’est avec un mélange d’honnêteté brute et d’intuition acérée que Joyce Carol Oates revient sur ses jeunes années. Son enfance pauvre dans une ferme de l’État de New York fourmille de souvenirs : ses parents aimants, ses grands-parents hongrois, les animaux, la végétation, le monde ouvrier, l’école.
Ces années lui offrent à la fois un univers intime rassurant, mais un univers limité, cerné par des territoires inaccessibles, propices à enflammer l’imagination de la jeune fille qui trouve là ses premières occasions de fiction. Des territoires où la mort rôde et où les êtres souffrent : cette maison dans la forêt où les enfants sont battus par un père ivrogne qui y mettra le feu ; sa camarade Cynthia, ambitieuse élève qui se suicidera à l’âge de dix-huit ans ; sa sœur cadette autiste, Lynn Ann, qui deviendra violente au point de déchirer littéralement les livres de son aînée…
Joyce Carol Oates explore le monde à travers les yeux de l’enfant et de l’adolescente qu’elle était, néanmoins consciente des limites de sa mémoire après tant d’années. Cette lectrice d’Alice au pays des merveilles sait que la vie est une succession d’aventures sans fin, qui voit se mêler comédie et tragédie, réalité et rêverie.
La plume toujours ciselée, l’œil aiguisé, Oates arpente un endroit et un temps oubliés qui virent la naissance de l’écrivain qu’elle est devenue, un voyage captivant qui ne manquera pas de renvoyer son lecteur à ses propres paysages perdus.
http://www.philippe-rey.fr/livre-Paysage_perdu-353-1-1-0-1.html

Sort également en octobre un recueil de nouvelles de Joyce CAROL OATES :
La princesse Maïs et autres cauchemars
, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Christine Auché et Catherine Richard, Philippe Rey, 385p., 23€.
Avec La Princesse-Maïs, Joyce Carol Oates captive une fois de plus le lecteur par sept récits vénéneux et intrigants. Dans le premier, Marissa, douce pré-adolescente à la pâle chevelure couleur maïs, disparaît un soir de chez sa mère, qui peine à l’élever seule. Tandis que cette dernière et la police retournent les environs en vain, ils sont loin de se douter que Marissa a été kidnappée par des camarades, décidées à pratiquer sur leur proie un sacrifice inspiré d’une légende indienne.
Sombres et oppressantes, les six autres nouvelles nous invitent dans la psyché de personnages troublés. Telle cette jeune veuve qui se fourvoie dans une relation dangereuse et ambiguë avec un ex-soldat abîmé par la guerre en Irak Helping Hands. Ou ce malheureux chirurgien qui rate de manière spectaculaire une trépanation dans une ambiance des plus surréaliste Un trou dans la tête ; ces jumeaux aux caractères et aux physiques opposés, pris au piège de relations amour-haine Champignon mortel et Personnages-fossiles ; cette fillette incapable de distinguer rêve et réalité, qui refuse désespérément d’accepter l’arrivée de sa petite sœur Personne ne connaît mon nom. Ou enfin cette jeune femme mettant à exécution une cruelle vengeance contre son ex-beau-père, qu’elle croit responsable du décès de sa mère Bersabée.
C’est bien de cauchemars qu’il s’agit, mais à la lecture pleine de délicieux frissons.
http://next.liberation.fr/livres/2017/09/29/comment-devient-on-joyce-carol-oates_1599826

Rafael Chirbes, Paris-Austerlitz, traduit de l’espagnol par Denise LAROUTIS, Rivages, octobre 2017, 20 €
Le dernier roman d’un des plus grands romanciers européens, mort en 2015, alors qu’il venait de connaître un triomphe avec Sur le rivage dans le monde entier. Cet ultime rendez-vous avec le génie de Chirbes se passe à Paris. Un jeune peintre se souvient de sa relation avec un homme plus âgé, Michel. Tout les oppose – la classe sociale, l’apparence. A leurs côtés, on traverse les méandres de la passion, de la parenthèse enchantée des premiers jours à la fin de l’innocence. Le roman d’amour se fait chant funèbre car l’ombre de la maladie et de la mort ne cesse de planer sur les amants. Chirbes travaillait sur ce manuscrit depuis vingt ans. Avec une étrange et frénétique fulgurance, il a achevé Paris-Austerlitz quelques mois avant de mourir, concluant ainsi une œuvre majeure par un texte exceptionnel, sa version à lui du Journal du voleur de Genet.
« Chirbes braque son regard implacable sur le sentiment amoureux. On ressort bouleversé et changé après une telle expérience de lecture ». El Cultural
http://www.elmundo.es/cultura/2015/12/26/567dd7e946163ff15e8c0277.html

Jim HARRISON, Dernières nouvelles, traduit de l’anglais (États-Unis) par Brice MATTHIEUSENT, Flammarion, octobre 2017, 304 p., 20 €
Ce sont là les toutes dernières nouvelles écrites par Jim Harrison.
Avec Les Œufs, Jim Harrison se glisse dans la peau d’une femme isolée dans une ferme du Montana, pourtant bien résolue à avoir un enfant.
Le-Chien est la dernière aventure du célèbre Chien Brun, son héros favori qui se revendique de sang-mêlé, force de la nature, hypersexuel, frondeur et insolent.
L’Affaire des Bouddhas hurleurs met en scène l’ancien inspecteur Sunderson. Fidèle à son personnage de vieux sage au goût immodéré pour la pêche, la chasse, l’alcool et les jolies femmes, Sunderson ne résiste pas aux avances d’une jeune fille un peu trop délurée. La fin tragique de son double littéraire sonne comme un adieu du maître au sommet de son art.
Dernière interview de Jim Harrison pour le New York Times : https://mobile.nytimes.com/2016/03/20/books/review/jim-harrison-by-the-book.html?_r=1&referer=https://t.co/8cgQcieGXu

Claudio MAGRIS, Classé sans suite, traduit de l’italien par Jean et Marie-Noëlle PASTUREAU, Gallimard, octobre 2017, 480 p., 24 €
Dans ce roman violent, tendre et passionné, Claudio Magris se confronte à l’obsession de la guerre, quels que soient l’époque et le pays, une guerre universelle, indissociable de la vie même, rouge de sang, noire comme les cales des navires négriers, sombre comme la mer qui engloutit les trésors et les destins, grise comme la fumée des corps brûlés dans le four crématoire nazi de la Rizerie de San Sabba à Trieste, blanche comme la chaux qui recouvre le sépulcre et les noms des bourreaux. Classé sans suite est l’histoire d’un grotesque Musée de la Guerre pour l’avènement de la Paix, de ses salles et de ses armes dont chacune est une archive de passions et de délires ; c’est l’histoire de l’homme qui sacrifie sa vie à son projet maniaque, puis se rachète enfin dans la recherche acharnée d’une atroce vérité cachée ; c’est l’histoire d’une femme, Luisa, héritière de l’exil juif, de l’esclavage des Noirs et des vicissitudes d’une foule d’autres personnages en des temps et dans des pays les plus divers. À travers les éclats d’une narration totale, à la fois précise et visionnaire, Claudio Magris explore l’enfer impitoyable de nos fautes et raconte une épopée implacable traversée par les tragédies et les silences de l’amour et de l’horreur.
https://www.out.be/fr/evenements/506897/classe-sans-suite-rencontre-avec-claudio-magris/

POLARS POCHE

Margaret ATWOOD, Captive, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Michèle ALBARET- MAATSCH, 10/18, octobre 2017, 624 p., 8,80.
1873. Grace Marks, seize ans, est condamnée à la réclusion à perpétuité pour le double meurtre de son jeune employeur et de sa gouvernante. Victime sous emprise ou monstre en jupons ? Face à l’échec des rapports psychiatriques, le Docteur Jordan s’empare du dossier, bien décidé à la sortir de son amnésie. Mais pourquoi lui cache-t-elle les troublants rêves qui hantent ses nuits ?
Inspiré d’un sanglant fait divers qui a bouleversé le Canada du XIXe siècle, Margaret Atwood nous offre un roman baroque où le mensonge et la vérité se jouent sans fin du lecteur

Caryl FEREY, Les Nuits de San Francisco, Gallimard, coll. Folio, octobre 2017, 112 p., 5,90 €
Sam, Sioux Lakota de la tribu oglala, erre à travers les rues de San Francisco, après avoir quitté la misère de sa réserve et tenté sa chance à Las Vegas, avant la crise. Sans emploi, sans espoir, il noie son ennui tous les soirs dans l’alcool, à la dérive sur les trottoirs de la ville.
Un soir, il croise Jane, une jeune femme dotée d’une prothèse d’acier à la place de la jambe. Elle est originaire de Fresno, plusieurs fois élue «ville la plus bête d’Amérique», et n’a pas été épargnée par l’existence.
Ils passent la nuit à se découvrir entre les bars de Haight-Ashbury et la colline de Bellavista Park. Ce coup de foudre les emporte et leur virée nocturne prend des allures d’adieux à la vie…
http://www.telerama.fr/livres/les-nuits-de-san-francisco,112202.php

Douglas Graham PURDY, Thomas O’MALLEY, Les Morsures du froid, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Isabelle MAILLET, 10/18, octobre 2017, 480 p., 8,80 €
Hiver 1951, le plus rude que Boston ait jamais connu. Et, à Dorchester, où une grande plaque de verglas s’étend dans la baie, le corps nu d’une femme est retrouvé ; la dernière victime suspectée d’un serial killer surnommé le Boucher de Boston. Mais aussi la sœur de la défunte femme de Dante. Cet héroïnomane qui tente désespérément de rester clean décide de faire appel à son vieil ami Cal, ancien flic abîmé, pour trouver l‘assassin et peut-être, une forme de rédemption. Alors que les deux héros de fortune, entravés par leurs propres faiblesses, poursuivent la justice jusqu’aux coulisses du pouvoir, les meurtres continuent…
http://www.lexpress.fr/culture/livre/les-morsures-du-froid-polar-infernalement-bon_1862858.html

BEAU LIVRE

 Pierre ALECHINSKY, Roue libre, Gallimard, Collection Art et artistes, novembre 2017, 192 p., 24,50 €
Nouvelle édition d’un livre paru chez Skira dans la collection « Les sentiers de la création » en 1973.
«À la question : « Expliquez-moi votre peinture! », je lance : « Si je pouvais le dire, je ne le peindrais pas. » Développerais-je, aussitôt mon tableau deviendrait la poupée du ventriloque. Mais la peinture ne couvre pas tout…
Peintre écrivant, je ne suis pas toujours un fanatique de la peinture. Souvent elle m’offre des facilités, je me les passe. Écrire me pose davantage de problèmes, m’en impose. Je biffe à longueur d’idées et de pages. Dans l’ordonnance ratissée du parc typographique subsistent peu de traces de mon vagabondage. Dommage. Le peintre qui tire parti de ses ratures aime les exhiber. Le livre imprimé, au contraire, masque celles de l’écrivain. Porte-à- faux de ce préambule : Roue libre ne parle pas du tout de cela. Il y sera question de roues et d’interprétations tissées dans leurs rayons. Rue de la Verrerie, une roue renverse un verre : le voilà Rêve.» Pierre Alechinsky.

DE LA BANDE DESSINÉE…

Albert CAMUS, Jacques FERRANDEZ, Le premier homme, Gallimard, coll. Fétiche, septembre 2017, 184 p., 24,50 €
« En somme, je vais parler de ceux que j’aimais », écrit Albert Camus dans une note pour l’œuvre à laquelle il travaillait au moment de sa mort. Il y avait jeté les bases de ce que serait son récit de l’enfance : une odyssée temporelle et émotionnelle à travers ses souvenirs, un récit qui, sous couvert de fiction, revêt un caractère autobiographique exceptionnel. À la recherche de ses origines, il y évoque avec une singulière tendresse son univers familial, le rôle des femmes, celui de l’école, la découverte du monde extérieur… En filigrane, on découvre les racines de ce qui fera la personnalité de Camus, sa sensibilité, la genèse de sa pensée, les raisons de son engagement.
http://www.telerama.fr/livres/le-premier-homme,n5242826.php

Etienne DAVODEAU, Sylvain VENAYRE, La balade nationale, T1 Les origines, La Revue Dessinée, La Découverte, octobre 2017, 160 p., 22 €
Premier tome d’une « Histoire dessinée de la France », l’historien Sylvain Venayre et le dessinateur Etienne Davodeau embarquent Jeanne D’Arc, Molière, Marie Curie, Jules Michelet et Alexandre Dumas pour une folle équipée à travers tout le territoire à la recherche des origines de la France et du rôle des images dans la formation de notre récit national, permettant ainsi une réflexion globale sur l’Histoire de France. Étonnant et hilarant…
http://www.lemonde.fr/festival/article/2017/07/27/la-bd-entre-en-politique-l-histoire-de-france-depoussieree_5165709_4415198.html

GOLO, Istrati ! Vol. 1 Le Vagabond, Actes Sud, octobre 2017, 272 p, 26 €
La vie de l’écrivain Panaït Istrati racontée en bande dessinée.
« La moindre ligne de Panaït Istrati est un portrait de lui, car jamais écrivain ne fût plus présent, corps et âme dans son œuvre. ” Joseph Kessel

Marcello QUINTANILHA, L’Athénée, traduit du portugais (Brésil) par Dominique NÉDELLEC, Ça et là, octobre 2017, 96 p., 20 €
Rio, années 1870. Le jeune Sergio, âgé de 11 ans, entre au prestigieux pensionnat l’Athénée, réservé à la fine fleur de l’aristocratie et de la bourgeoisie brésilienne. Le pensionnat est dirigé d’une main de fer par son directeur, Aristarco, qui mélange un certain paternalisme avec l’humiliation en public des élèves aux mauvais résultats. Sergio se retrouve plongé dans cet univers violent dont il ne maîtrise pas encore les codes, où les enfants ont le choix entre devenir victimes ou tortionnaires. Au cours des deux années qu’il passera à l’Athénée, Sergio va se lier d’amitiés parfois troubles avec certains pensionnaires mais il va aussi se faire de dangereux ennemis, dans ce monde clos où les femmes sont presque absentes à l’exception de Dona Ema, la femme du Directeur, dont Sergio va s’amouracher.
Roman d’apprentissage par excellence, en partie autobiographique, L’Athénée est adapté d’un ouvrage écrit par Raul Pompeia en 1888 et est considéré comme un classique de la littérature brésilienne. Brillamment adapté par Marcello Quintanilha, dont le dynamisme du découpage est à l’aune du comportement violent des enfants et des enseignants et avec une attention portée aux détails visuels qui donne vie aux nombreuses descriptions du roman d’origine, L’Athénée permettra à de nombreux lecteurs français de découvrir l’œuvre singulière de Raul Pompeia.

ESSAIS

Sélim SMAOUI, Faites place : novices en lutte, Éditions Textuel, octobre 2017, 128 pages, 13,90€
Ces novices vierges de toute expérience politique constituent la force politique de demain.
Ce livre est bâti sur la base de témoignages recueillis lors d’une immersion quotidienne menée par Sélim Smaoui Place de la République au printemps 2016 et Plaça Catalunya (Barcelone) en 2011. Les occupations de place ont été accueillies par des dithyrambes enchantées comme par des verdicts cyniques prétendant que rien ne s’était passé. Se mettant à distance de ces deux caricatures, Sélim Smaoui a choisi, par une observation ethnographique, de prendre ce mode d’action au sérieux en raison de l’une de ses principales potentialités : celle de faciliter l’enrôlement des novices du militantisme dans le giron de la lutte politique.
Quels enseignements tirer de ces mouvements qui ne réclament pas directement le pouvoir, dont les revendications sont diffuses et où les militants chevronnés côtoient les novices ? C’est précisément à ces derniers, et particulièrement à l’irruption de l’engagement dans leur quotidien que Sélim Smaoui a consacré cet ouvrage.
Se former, échanger, se lier, prendre l’initiative, s’opposer, subvertir, se confronter, s’imprégner, prendre conscience… L’occupation déborde ainsi dans le temps et dans l’espace, l’engagement pousse ces nouveaux militants à ne plus se satisfaire de leur condition de gouvernés. La place peut être évacuée, le « faites place ! » de ses occupants continue à retentir
http://anneetarnaud.com/selim-smaoui-faites-place-textuel/

Trinh XUAN THUAN, Une nuit, L’Iconoclaste, octobre 2017, 280 p., 24,90 €
Une traversée de la nuit scientifique, métaphysique et poétique par l’un des plus grands astrophysiciens.
L’astrophysicien Trinh Xuan Thuan nous invite à un grand voyage scientifique dans la nuit et les étoiles tenant compte des dernières découvertes.
Un récit accessible, s’appuyant sur des photos scientifiques, doublé d’un livre d’émerveillement et d’engagement qui ra- conte la fragilité du monde, scandé de poèmes et de tableaux pour illustrer la beauté du cosmos.
Trinh Xuan Thuan nous emmène sur les îles Hawaï, dans l’océan Pacifique, pour une nuit d’observation dans l’un des endroits les plus prisés des astronomes, à 4 000 mètres d’altitude. On est à ses côtés quand il utilise le télescope spatial Hubble, large de 3 mètres de diamètre, qui orbite au-dessus de l’atmosphère terrestre.
On est à ses côtés quand il traque la lumière des étoiles pour comprendre les origines de l’Univers et les nôtres. On est à ses côtés quand il cherche les galaxies dites «naines bleues compactes», dont il est spécialiste, et leurs étoiles jeunes, chaudes et massives qui émettent de la lumière bleue. On est à ses côtés quand il sort du dôme pour plonger dans le noir de la nuit, regarder le ciel sans filtre, nous raconter les planètes, la Lune et le Soleil.
http://www.lepoint.fr/astronomie/trinh-xuan-thuan-l-univers-sera-plonge-dans-une-nuit-glaciale-03-10-2017-2161759_1925.php

LIVRE JEUNESSE

Anne-Laure BONDOUX, Coline PEYRONY, L’Aube sera grandiose, Gallimard Jeunesse, septembre 2017, 304 p., 14,90 €. À partir de 13 ans
Ce soir, Nine, seize ans, n’ira pas à la fête de son lycée. Titania, sa mère, en a décidé autrement. Elle embarque sa fille vers une destination inconnue, une cabane isolée, au bord d’un lac. Il est temps pour elle de lui révéler l’existence d’un passé soigneusement caché. Commence alors une nuit entière de révélations…
Qui sont Octo, Orion et Rose-Aimé ? A qui appartient cette mystérieuse cabane ? Et ce vélo rouge, posé sous l’escalier ?
Au fil d’un récit souvent drôle, parfois tragique et bouleversant, Nine découvre un étonnant roman familial.
Quand l’aube se lèvera sur le lac, plus rien ne sera comme avant.
Une épopée familiale haletante et jubilatoire, par l’auteur des Larmes de l’asassin et de Tant que nous sommes vivants.
http://www.bondoux.net/mes_livres/romans/aube/aube.html