Librairie

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Présentation de la librairie

Installée dans l’abbaye publique médiévale de Lagrasse (Aude – Languedoc-Roussillon), au cœur des Corbières, et attenante au café littéraire, la librairie « Le Nom de l’homme » doit sa dénomination au titre du premier livre de Benny Lévy, publié en 1984 par les Éditions Verdier : Le Nom de l’homme, Dialogue avec Sartre.

Généraliste, la librairie veut offrir le meilleur au plus grand nombre : à tous ceux qui habitent dans la région, aux visiteurs de passage à Lagrasse et dans les environs, aux personnes qui viennent participer aux activités de la Maison du Banquet.

La librairie propose un choix important d’ouvrages : nouveautés et fonds, poche et broché, 7000 références différentes, et près de 8000 ouvrages, dans des domaines variés :

  • Littérature française et traduite : romans, polars, science fiction, théâtre, poésie, prose, lettres classiques, critique littéraire, CD audio etc.
  • Sciences humaines : philosophie ancienne et contemporaine, histoire, anthropologie, essais socio-politiques, psychologie et psychanalyse, etc
  • Spiritualités : traditions chrétienne, islamique, hébraïque et bouddhiste,

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    La librairie en pleine activité

  • Arts : peinture, architecture, musique, photo, beaux livres, etc
  • Enfance, jeunesse : pour tous les âges, livres d’activités, documentaires, contes, romans, livres illustrés, etc.
  • BD, mangas,
  • Ouvrages régionaux, nature, jardin, cuisine, vie pratique, etc.

Accueil, conseil, recherche bibliographique

– Du 15 juin au 15 septembre et pendant les vacances scolaires d’automne, d’hiver et de printemps : ouverture tous les jours de 11h à 19 h.
– Pour les autres périodes : ouverture les week-ends, aux mêmes horaires.

Vous pouvez commander les livres que vous souhaitez, sur place ou par téléphone : 04 68 91 46 65 ou de préférence par mèl : lamaisondubanquet@orange.fr. Vous êtes informés par mèl ou par téléphone de l’arrivée de votre commande (délai moyen : une semaine).

Grâce à une base de données informatique complète et actualisée en permanence, la libraire peut effectuer à votre demande des recherches sur les livres disponibles, relatifs à un sujet ou à un auteur précis.

Responsable : Marie-Françoise Bondu.

Enfin, soucieuse de la diffusion optimale du livre sur tout le territoire des Corbières, la librairie est partenaire de diverses manifestations culturelles qui ont lieu dans les Corbières.

Librairies partenaires

La librairie a instauré un partenariat avec la librairie Libellis, à Narbonne.

La libraire

La responsable de la librairie

Par ailleurs, créée en 2008, avec la Maison du Banquet, la librairie n’existerait pas sans la collaboration amicale et le soutien de Christian et Martine Thorel, de la librairie Ombres Blanches, à Toulouse, une des principales librairies indépendantes de France, qui nous a permis de constituer un fonds riche et exigeant.

Et c’est encore à eux que nous confions, lors du Banquet d’été, la création d’une vaste librairie temporaire, installée dans les salles voûtées de l’abbaye, et qui propose un choix exceptionnel d’ouvrages en lien avec le thème de notre rendez-vous estival.

 

Les sélections du mois

Rentrée littéraire, septembre 2016 : 560 romans et recueils de nouvelles, dont 363 français, 197 étrangers et 66 premiers romans.

Littérature française :

Rentrée littéraire, septembre 2016 : 560 romans et recueils de nouvelles, dont 363 français, 197 étrangers et 66 premiers romans.

Stéphane Audeguy, Histoire du lion Personne (Éd. du Seuil, Fiction & Cie). Date de parution : août 2016, 224 p., 17 €.

« Il est absolument impossible de raconter l’histoire d’un lion, parce qu’il y a une indignité à Couv-histoire-du-lion-personneparler à la place de quiconque, surtout s’il s’agit d’un animal. Il est absolument impossible de raconter l’histoire du lion Personne, qui vécut entre 1786 et 1796 d’abord au Sénégal, puis en France. Cependant, rien ne nous empêche d’essayer. » Histoire du lion Personne entremêle, en une série de tableaux picaresques, la vie d’un lion à l’histoire de France de la fin de l’Ancien Régime au Directoire. Sur les rives du fleuve Sénégal, le long des routes de France, derrière les grilles de la ménagerie de Versailles, se dessine une odyssée animale peuplée de personnages humains.

 


Vénus Khoury-Ghata, Les Derniers Jours de Mandelstam (Éd. Mercure de France, Collection Bleue). Date de parution : août 2016, 144 p., 14€.

Le poète fou caché sous sa couverture continue à balbutier des choses. Ses mots Couv-les-derniers-jours-de-mandelstamrefusent de mourir. Le vacarme des trains n’empêche pas le poète de se réciter ses poèmes, de les déclamer. Il entend des ovations. Il peut mourir en paix maintenant qu’il se sait apprécié. Moins fou, Mandelstam comprendrait que ce qu’il prend pour des ovations ne sont que des réclamations, ses camarades, des déportés comme lui, veulent du pain et pas des mots. Mort, ils continueront à lever son bras pour profiter de sa ration.
En 1938, le grand poète russe Ossip Mandelstam a quarante-sept ans et se meurt dans un camp de transit près de Vladivostok. Staline, « le montagnard du Kremlin, l’assassin et le mangeur d’hommes », est le responsable de sa déchéance. Du fond de sa cellule, perdu dans son monde peuplé de fantômes, Mandelstam revoit défiler sa vie : quatre décennies de création et de combat, aux côtés de Nadejda, son épouse adorée, et de ses contemporains, Akhmatova, Tsvetaïeva, Pasternak et bien d’autres…
Grâce à son écriture sensible et à son sens inné de la dramaturgie, Vénus Khoury-Ghata redonne vie à Mandelstam et lui permet d’avoir le dernier mot. Prouvant que la littérature est l’un des moyens les plus sûrs de lutter contre la barbarie.

 

 

Céline Minard, Le Grand Jeu (Éd. Payot Rivages). Date de parution : août 2016, 192 p., 18 €.

Installée dans un refuge high-tech accroché à une paroi d’un massif montagneux, uCouv-le-grand-jeune femme s’isole de ses semblables pour tenter de répondre à une question simple : comment vivre ?
Outre la solitude, elle s’impose un entraînement physique et spirituel intense fait de longues marches, d’activités de survie, de slackline, de musique et de la rédaction d’un journal de bord.
Saura-t-elle « comment vivre » après s’être mise à l’épreuve de conditions extrêmes, de la nature immuable des temps géologiques, de la brutalité des éléments ? C’est dans l’espoir d’une réponse qu’elle s’est volontairement préparée, qu’elle a tout prévu.
Tout, sauf la présence, sur ces montagnes désolées, d’une ermite, surgie de la roche et du vent, qui bouleversera ses plans et changera ses résolutions…
Avec son style acéré, Céline Minard nous offre un texte magnifique sur les jeux et les enjeux d’une solitude volontaire confrontée à l’épreuve des éléments.
Lauréate du prix Inter (2014) pour Faillir être flingué, Céline Minard est également l’auteur du Dernier Monde (2007),  Bastard Battle (2008), et So long, Luise (2011). Elle est considérée aujourd’hui comme l’une des voix les plus originales de la littérature contemporaine.

 

Céline Minard, Olimpia (Éd. Rivages Poches). Date de réédition : août 2016, 96 p., 5 €.

À noter : réédition en poche. Couv-olimpia
Olimpia Maidalchini, personnage éponyme de ce roman, est une femme surgie du XVIIe siècle romain. Ses liens avec le pape Innocent X l’avaient propulsée au sommet du pouvoir. Dans Olimpia, Céline Minard lui donne voix, au moment où la mort du pontife entraîne sa disgrâce et son bannissement. Celle d’une femme en fureur, d’une diva déchue, prononçant, contre ses ennemis, contre Rome, un anathème d’une formidable et terrible violence.

 

 

Emmanuel Venet, Marcher droit, tourner en rond (Éd. Verdier). Date de parution : août 2016, 128 p., 13 €.

Atteint du syndrome d’Asperger, l’homme qui se livre ici aime la vérité, la transpareCouv-marcher-droit-tourner-en-rondnce, le scrabble, la logique, les catastrophes aériennes et Sophie Sylvestre, une camarade de lycée jamais revue depuis trente ans. Farouche ennemi des compromis dont s’accommode la socialité ordinaire, il souffre, aux funérailles de sa grand-mère, d’entendre l’officiante exagérer les vertus de la défunte. Parallèlement, il rêve de vivre avec Sophie Sylvestre un amour sans nuages ni faux-semblants, et d’écrire un Traité de criminologie domestique.
Par chance, il aime aussi la solitude.

 

Premiers romans :

Marie Barthelet, Celui-là est mon frère (Éd. Buchet-Chastel). Date de parution : août 2016, 176 p., 14 €.

« En te voyant, j’ai pensé que tu étais revenu pour moi, puis que tu avais vieilli. Je me Couv-celui-la-est-mon-freretrompais. Déjà tu souhaitais repartir. Et ce n’était pas tant que tu avais vieilli, tu étais transformé – défiguré, allais-je dire, par la brûlure d’une foi neuve. J’ai aussi cru que je délirais. Mais ton nom susurré par tous ceux qui étaient présents a craquelé le silence. J’ai compris que je n’étais pas le seul à te voir. Que c’était vrai. Que c’était toi. »
Un jeune chef d’état reçoit la visite de son frère tant aimé, disparu dix ans plus tôt. La brève joie des retrouvailles cède très vite la place à l’amertume et à l’indignation : celui qui est revenu a changé. Il est désormais l’Ennemi. À cause de lui, le pays va s’embourber dans une crise sans précédent.
Celui-là est mon frère, premier roman de Marie Barthelet, est un véritable conte qui déroule, avec sensibilité, le récit envoûtant d’une affection mortelle.

 

Thierry Froget, Sauve qui peut (la révolution) (Éd. Actes Sud). Date de parution : août 2016, 448 p., 22 €.

Juin 1988. En vue des festivités commémoratives de l’année suivante, la très officielle Couv-sauve-qui-peutMission du Bicentenaire de la Révolution française du ministère de la Culture contacte Jean-Luc Godard pour lui proposer de réfléchir à un film autour de 1789. Roman fleuve, roman cascade, Sauve qui peut (la révolution) raconte le travail buissonnier de JLG sur ce projet de plus en plus improbable, qu’il intitule bientôt Quatre-vingt-treize et demi.
C’est l’occasion pour le cinéaste de renouer avec l’ami Jacques, perdu de vue depuis leurs communes années Mao, devenu entre-temps historien, opportunément spécialiste de la période. Sous prétexte de consultations pseudo-scientifiques, le dialogue reprend entre les deux hommes. Le cinéaste musarde, découvre le charme bucolique de l’île de la Loire sur laquelle Jacques vit seul avec sa fille Rose, et fait connaissance avec la demoiselle qui n’a pas vingt ans. Et Jacques confie à Godard les affres de la grande impasse qui l’occupe, les aléas du grand livre dans lequel il se noie : une vie de Danton très… alternative.
Le sens (giratoire) de l’histoire, l’agonie du cinéma, l’espérance de vie des révolutions et le vieillissement des révolutionnaires sont quelques-uns des motifs qui animent cette fugue grisante, poignée de déroutes magnifiques dont Thierry Froger nous fait à la fois captifs consentants et complices ravis, dans un geste joyeusement blasphématoire, d’une audace, d’une liberté et d’une maîtrise rares.

 

Littérature traduite :

 

Antonio Muñoz Molina, Comme l’ombre qui s’en va, traduit de l’espagnol par Philippe Bataillon (Éd. du Seuil). Date de parution : août 2016, 448 p., 22,50 €.

Le 4 avril 1968, James Earl Ray assassine Martin Luther King à Memphis et prend la fuite. Couv-comme-l-ombreEntre le 8 et le 17 mai de la même année, il se cache à Lisbonne où, en 2013, Antonio Muñoz Molina part sur ses traces et se remémore son premier voyage dans la capitale portugaise, alors qu’il essayait d’écrire son deuxième roman, L’Hiver à Lisbonne, une histoire d’amour sur fond de musique de jazz et de roman noir.
La fascinante reconstruction des jours de l’assassin croise alors le propre passé de l’auteur, et les deux récits alternent, avec Lisbonne pour épicentre. L’un, autobiographique, relate, sur un mode très personnel et intime, l’apprentissage de la vie et des mécanismes du roman ; l’autre, à la manière d’un thriller, témoigne de ce qu’est la création romanesque, quand, fondée sur le réel, elle va au-delà des faits pour pénétrer dans la conscience des personnages. Pour entrer dans le mystère de l’univers mental de l’assassin, Antonio Muñoz Molina imagine ses obsessions, assiste à ses déambulations nocturnes dans les bars et les hôtels de passe, le suit pas à pas aux États-Unis, au Canada, au Portugal, et revient à Memphis afin de comprendre pourquoi James Earl Ray, certain que l’on peut impunément tuer un Noir militant des droits civiques, appuie le canon de son fusil sur la fenêtre des toilettes d’une pension misérable et exécute Martin Luther King sur le balcon du Lorraine motel.

 

Yoko Tawada, Histoire de Knut, traduit de l’allemand par Bernard Banoun (Éd. Verdier). Date de parution : août 2016, 288 p., 20 €.

De sa naissance en 2008 à sa mort prématurée en 2011, Knut, un jeune oursCouv-histoire-de-knut polaire, fut la vedette incontestée du zoo de Berlin. Les circonstances exceptionnelles de sa naissance en firent une star mondiale : rejeté par sa mère, une ourse savante, ancienne pensionnaire d’un cirque de la RDA, il ne dut sa survie qu’aux soins de ses gardiens.
De cette histoire vraie, Yoko Tawada a tiré ce roman dans lequel les ours prennent la parole : avant Knut, c’est d’abord sa grand-mère, en proie à une impérieuse vocation littéraire, puis sa mère (que son nom, Tosca, destine de toute évidence à la scène), qui nous racontent leur apprentissage de la vie et leurs rapports compliqués avec les humains.
Alors que nous avons pris l’habitude de les considérer comme des objets d’amusement ou de curiosité, les animaux, ici, nous regardent. Ils jettent sur le monde contemporain et l’histoire de l’Europe un regard décalé qui fait d’eux les héritiers du chat Murr d’E.T.A. Hoffmann ou du héros des Recherches d’un chien de Kafka.

 

Essais, philosophie, histoire, sciences humaines :

Joseph Rouzel, La Folie créatrice, Alexandre Grothendieck et quelques autres (Éd. Érès). Date de parution : avril 2016, 152 p., 12€

Premier prix dans la catégorie des essais et ouvrages scientifiques décerné lors du Couv-la-folie-creatriceSalon du livre « Plumes & Ancres sociales » (organisé par l’IRTS de Normandie-Caen 2016).
Le travail des professionnels du champ de l’éducation et/ou du soin consiste avant tout à accompagner des sujets dits « psychotiques » dans des formes d’expression socialement acceptables, au-delà des diktats de la normalisation. Cela exige qu’ils s’adonnent, eux aussi, à un certain délire, que Joseph Rouzel qualifie d’asile poétique, pour ne pas laisser leur champ d’intervention se pétrifier, sous les coups de procédures, protocoles, normes ISO, évaluations par le chiffre… La prise en compte des psychoses demande d’assumer une posture subversive.
« Ce livre est une sorte d’hommage à la psychose. Alexandre Grothendieck éclaire la pratique éducative et psychanalytique de Joseph Rouzel, autant que Victor et Henriette mettent un point d’orgue à sa ‘biographie’ sur un mode qui fait bouger les lignes… Le clinicien se fait ici passeur du psychotique dont, finalement, nous avons à apprendre. Les noms de psychotiques célèbres ici convoqués, dont la liste peut être élargie, montrent que cette contribution n’est pas qu’un vain mot ou une métaphore gentille. Ils sont de fait si nombreux et leur contribution est telle que nous ne pouvons pas imaginer ce que serait le monde sans eux – dans ce qu’il a de meilleur et dans ce qui nous permet de l’habiter. » Marie-Jean Sauret.

 

Pablo Iglesias Turrión, Machiavel face au grand écran, traduit de l’espagnol par Marielle Leroy (Éd. La Contre Allée). Date de parution : mai 2016, 168 p., 15 €.

Et si nous allions au cinéma en compagnie de Machiavel ? Couv-machiavel
Si Pablo Iglesias est désigné comme le porte-parole de Podemos, ce professeur de sciences politiques est avant tout l’un des penseurs et fondateurs de ce parti antilibéral. Machiavel face au grand écran se présente comme la somme de ses cours de Cinéma politique à l’université Complutense de Madrid entre 2006 et 2010.
Sa lecture de la représentation du pouvoir au cinéma nous permet de mieux connaître la pensée d’un homme qui bouscule la scène politique internationale et pour qui le 7e art ne relève pas seulement du divertissement intellectuel, mais permet aussi de parler de politique telle que l’entendait Machiavel, c’est-à-dire comme la science du pouvoir.
En analysant des films tels que Apocalypse now, La Bataille d’Alger, Dogville…, Pablo Iglesias aborde les thématiques de la violence politique, la mémoire historique, la nation, le colonialisme, la post-modernité capitaliste en Amérique latine, le genre et le féminisme.
Figure historique « maudite », Machiavel reste aujourd’hui une référence – que d’aucuns pourraient considérer dangereuse – pour ceux qui veulent comprendre et pratiquer la politique.
Pablo Iglesias Turrión tient ici à faire entendre que la politique ne concerne pas que « les politiques » et ne se limite pas à la recherche du consensus.

 

Bandes dessinées :

Pascal Rabaté, La Déconfiture (Éd. Futuropolis). Date de parution : août 2016, 96 p., 19 €.

Juin 1940. La débâcle de l’armée française et l’exode pour des millions de civils. Les Couv-la-deconfiturerepères quotidiens ont éclaté. C’est le grand chaos. À travers le destin d’un simple bidasse, Pascal Rabaté raconte cet été de désordres et de bouleversements extraordinaires.
D’une écriture sobre et parfois crue, Pascal Rabaté ravive notre mémoire sur cette période noire et porte un regard sensible sur la débâcle de 1940, conjuguant dialogues à tableaux muets où le dessin révèle tout, même l’indicible. Il rend un bel hommage à ceux qui ont continué à vivre en ces temps de guerre, prenant le parti de rire des pires situations, l’option sans doute la plus salvatrice et celle qui fédère encore au mieux les hommes entre eux. Et nous, qu’aurions-nous fait alors ? Soldat du 11e régiment, Videgrain est à moto, sur les routes… les Allemands ont enfoncé tous les fronts. C’est la débâcle. Les Stukas bombardent en piqué les populations civiles et militaires qui fuient l’avancée allemande. La route est jonchée de cadavres. Videgrain est chargé de veiller les corps sans vie de ses camarades massacrés par les avions ennemis. Mais alors qu’il peut enfin rejoindre son régiment, il s’aperçoit qu’une balle a percé le réservoir de sa bécane. Commence alors un voyage bien étrange où le burlesque côtoie le drame d’un pays en guerre, une France meurtrie, à l’heure de la défaite éclair de son armée. À l’heure où les hommes devraient moissonner les blés, ils creusent des trous pour y déposer les dépouilles des infortunés, et, sous le soleil de juin, cassent la graine entre deux cercueils qui font office de table de jardin. Une partie de campagne bien étrange où les hommes sont devenus croque-morts bien malgré eux, et continuent de croquer la vie, coûte que coûte.

 

Boris Hugo, Police (Éd. Grasset). Date de parution : août 2016, p., 17,50 €.

Ils sont gardiens de la paix. Des flics en tenue, ceux que l’on croise tous les jours et dont Couv-policeon ne parle jamais, hommes et femmes invisibles sous l’uniforme.
Un soir d’été caniculaire, Virginie, Érik et Aristide font équipe pour une mission inhabituelle : reconduire un étranger à la frontière. Mais Virginie, en pleine tempête personnelle, comprend que ce retour au pays est synonyme de mort. Au côté de leur passager tétanisé, toutes les certitudes explosent. Jusqu’à la confrontation finale, sur les pistes de Roissy-Charles-de-Gaulle, où ces quatre vies s’apprêtent à basculer.
En quelques heures d’un huis clos tendu à l’extrême se déploie le suspense des plus grandes tragédies. Comment être soi, chaque jour, à chaque instant, dans le monde tel qu’il va ?

 

Livres pour enfants, adolescents :

 

Isabelle Filliozat, Virginie Limousin, Éric Veillé, Les Cahiers Filliozat : mes émotions (Éd. Nathan). Date de parution : avril 2016, 90 p., 12,90 €, à partir de 5 ans.

Un cahier d’activités unique conçu par la grande spécialiste de la parentalité positive, Couv-les-cahiers-filliozatIsabelle Filliozat !
Un cahier d’activités pour reconnaître, nommer, bien vivre avec ses émotions : la colère, la joie, la peur, la honte…
Dessiner, colorier, découper, imaginer… pour inviter l’enfant à s’exprimer et à vivre mieux avec lui-même et avec les autres.
Avec un cahier parents à détacher pour comprendre les émotions de l’enfant.

 

 

Édouard Manceau, C’est l’histoire d’une histoire (Éd. Milan). Date de parution : octobre 2011, 12 €, à partir de 3 ans.

C’est l’histoire d’une histoire qui se répète sans fin et connaît toujours la même iCouv-c-est-l-histoiressue : le grand méchant loup rentre bredouille, alors que tous ceux qu’il a voulu croquer finissent la journée par une petite fête.

Du moins quand il ne pleut pas. Mais aujourd’hui, justement, il pleut. Alors il faut imaginer…

 

 

 

 

Marie-Aude Murail, Sauveur & Fils, Saison 1, (Éd. École des Loisirs). Date de parution : avril 2016, 334 p., 17 €. Roman à partir de 13 ans.

Quand on s’appelle Sauveur, comment ne pas se sentir prédisposé à sauver le monde Couv-sauveur-et-filsentier ? Sauveur Saint-Yves, 1,90 mètre pour 80 kg de muscles, voudrait tirer d’affaire Margaux Carré, 14 ans, qui se taillade les bras, Ella Kuypens, 12 ans, qui s’évanouit de frayeur devant sa prof de latin, Cyrille Courtois, 9 ans, qui fait encore pipi au lit, Gabin Poupard, 16 ans, qui joue toute la nuit à World of Warcraft et ne va plus en cours le matin, les trois sœurs Augagneur, 5, 14 et 16 ans, dont la mère vient de se remettre en ménage avec une jeune femme… Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien. Mais à toujours s’occuper des problèmes des autres, Sauveur oublie le sien. Pourquoi ne peut-il pas parler à son fils Lazare, 8 ans, de sa maman morte dans un accident ? Pourquoi ne lui a-t-il jamais montré la photo de son mariage ? Et pourquoi y a-t-il un hamster sur la couverture ?

 

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