Librairie

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Présentation

La librairie Le nom de l’homme doit son nom au titre du premier livre de Benny Lévy, publié en 1984 par les Éditions Verdier : Le Nom de l’homme, Dialogue avec Sartre.

Responsable : Aline Costella.

La librairie est ouverte :
– tous les week-ends et jours fériés
– tous les jours durant les vacances scolaires et de la mi-juin à la mi-septembre.

Partenaire de diverses manifestations culturelles, la librairie se déplace.

Elle propose : nouveautés et fonds, livres poche et brochés, soit 7000 références, et près de 8000 ouvrages.

  • Littérature francophone et traduite : romans, polars, science fiction, théâtre, poésie, lettres classiques, critique littéraire, CD audio…
  • Sciences humaines : philosophie ancienne et contemporaine, histoire, anthropologie, essais socio-politiques, psychologie et psychanalyse…
  • Spiritualités : traditions chrétienne, islamique, hébraïque et bouddhiste…
  • Arts : peinture, architecture, musique, photographie, beaux livres…
  • Enfance, jeunesse : pour tous les âges, contes, romans, livres illustrés, livres d’activités, documentaires…
  • BD, mangas, romans graphiques…
  • Ouvrages régionaux, nature, jardin, cuisine, vie pratique…

Librairie Le nom de l’homme

 

commandes

Vous pouvez commander les livres, sur place, par courrier électronique : librairie@lamaisondubanquet.fr ou par téléphone : 04 68 32 63 89. Nous vous informerons de l’arrivée de votre commande (délai moyen : une semaine).

La libraire peut effectuer à votre demande des recherches sur les livres disponibles, relatifs à un sujet ou à un auteur précis.

 

Librairies partenaires

Créée en 2008, avec la Maison du Banquet, la librairie n’existerait pas sans la collaboration amicale et le soutien de Christian et Martine Thorel, de la librairie Ombres Blanches, à Toulouse, une des principales librairies indépendantes de France, qui nous a permis de constituer un fonds riche et exigeant.
Et c’est encore à eux que nous confions, lors du Banquet du livre d’été, la création d’une vaste librairie temporaire, installée dans les salles voûtées de l’abbaye, et qui propose un choix exceptionnel d’ouvrages en lien avec le thème.


Sélections du mois : décembre !

BEAUX LIVRES SOUS L’ARBRE

Robert FRANK, Les Américains, Delpire, juillet 2018, 180 p., 35 €. Épuisé
« En 1955, le photographe Robert Frank, soutenu par l’éditeur Robert Delpire, obtient une bourse de la Fondation Guggenheim pour financer un projet ambitieux : il va traverser les Etats-Unis en voiture, en solitaire, avec son appareil. Quand l’odyssée photographique s’achève, il a pris 20 000 photos. Il en sélectionne 83 pour son livre, dont il dessine la maquette avec soin.
À l’époque, tout dans Les Américains est révolutionnaire. Les photos noir et blanc sont sombres, floues, sauvagement cadrées. Ni la chronologie ni la géographie ne sont respectées. Il n’y a pas de chapitres, juste des photos de drapeaux américains en guise de ponctuation. L’ensemble, avec son défilé de personnages solitaires et sombres, a des airs de road-movie photographique. Au final, l’Amérique n’en sort pas grandie : Frank souligne les inégalités fondamentales entre Blancs et Noirs, entre riches et pauvres. Mais il revendique avant tout sa subjectivité. Dans la dernière image, verticale, c’est sa femme et son fils qu’on voit tassés dans sa voiture. » Le Monde, 2 juin 2008
https://www.telerama.fr/scenes/1958-avec-les-americains,-robert-frank-bouleverse-notre-regard,n5385893.php

Viviane SASSEN, Hot Mirror, Prestel, juillet 2018, 160 p., 55 €
« Intuitif et contemplatif, coloré et flamboyant, érotique et surréaliste, le style de Viviane Sassen est tout cela mais il est avant tout libre. Libre et spontané, sensible à la beauté des objets ordinaires, des corps, des lumières vives et crues. Née en 1972 aux Pays-Bas, elle émigre, entre l’âge de 2 et 5 ans, au Kenya dans un village où son père est médecin. Son histoire personnelle avec l’Afrique se mêle à une attention aux formes, à la couleur et à la lumière, à la nature et à l’énergie de ses modèles traquant partout la présence du merveilleux. » Télérama 19 novembre 2018

Peter et Beverly PICKFORD, Wild, Paulsen, septembre 2018, 340 p., 49 €
À travers plus de 200 images saisissantes, les photographes Peter et Beverly Pickford ont peint une fresque sans pareille de quelques-uns des lieux inviolés de la planète : des contrées brûlantes de la côte des Squelettes de Namibie aux ondes maritimes, fluviales et lacustres de l’Alaska et du Yukon ; des rivages fouettés par les vents des îles subantarctiques aux immenses étendues du Nord où la banquise arctique se fragmente en crêpes de glace ; de la stupéfiante juxtaposition de l’eau et du désert dans le Kimberley, en Australie, aux sommets reculés et glacés du Tibet et de la Patagonie. Au cœur de ces paysages extrêmes, leurs clichés illuminent et célèbrent une myriade de paysages et d’espèces vivantes. Ours polaires, rhinocéros, bharals, mais aussi le plus humble des lichens…, tous sont immortalisés avec talent au sein de leur environnement. Dans ses textes, Peter Pickford raconte sa quête d’étendues vierges et livre un message des plus actuels : l’urgente nécessité de préserver ces contrées pour assurer l’avenir de notre planète.

 

POÉSIE

Jean-Claude CAËR, Devant la Mer d’Okhotsk, Le Bruit du Temps, décembre 2018, 96 p., 18 €
Au cours d’un séjour au Japon, l’auteur tente de retrouver le visage de sa mère qui vient de mourir. Des poèmes qui évoquent le voyage spirituel, la douleur du deuil, l’enfance et l’infini ou encore un Japon assimilé à l’au-delà.
Peu après son voyage en Alaska, sujet du précédent recueil, Jean-Claude Caër part pour le Japon afin de tenter d’y retrouver, écrit-il, « le visage de sa mère » qui vient de mourir. (Mais il s’agit aussi de relier, par-delà la mer d’Okhotsk et le Kamtchatka, le bout du monde des Aïnous du Japon à celui des Tlingits de l’Alaska.)
Le poète donne le sentiment qu’il se coule sans aucune peine dans le genre du kikô, ces récits de voyage mêlant prose et poésie, si souvent pratiqués par les auteurs du pays qu’il va visiter et dont Bashô nous a donné les exemples les plus connus. Si son récit ne fait pas appel à la prose proprement dite, il alterne néanmoins des poèmes plus amples, narratifs, et d’autres, très brefs qui, sans se conformer à ses règles strictes, sont proches par l’esprit du haïku : « Dans les toilettes / Je me sèche les mains / Quinze secondes qui paraissent une éternité. »
Plus encore, on peut dire de ces poèmes de Jean-Claude Caër ce qu’il écrit des films d’Ozu : « Il ne s’y passe presque rien, mais on y atteint la profondeur tout en transparence. » L’émotion est toujours là, mais tenue à distance, qu’il s’agisse du désir, auquel certains poèmes font allusion, ou plus souvent de la douleur du deuil, récurrente tout au long du recueil. Comme dans le cas de ses équivalents japonais, l’itinéraire parcouru, aussi concret soit-il, est aussi un voyage spirituel : le jeu entre le tout proche et le très lointain est constant (le Japon est déjà présent en Bretagne et à Montmartre, avant même le départ du poète) et l’on comprend bientôt que le pays du Soleil-Levant est aussi l’au-delà, le royaume des ombres, où le poète, tel Orphée ou Virgile, est parti s’aventurer. Un pays qui renvoie aussi bien à l’enfance qu’à ce ciel qui est au terme de la route, avec le risque de s’y perdre « très loin dans le cosmos infini ».
https://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2018/11/jean-claude-ca%C3%ABr-devant-la-mer-dokhotsk-par-ang%C3%A8le-paoli.html

 

BANDE DESSINÉE

NÉJIB, Swan, vol. 1 Le buveur d’absinthe, Gallimard, octobre 2018, 184 p., 22 €
Tout juste débarqués de New York, Scottie et sa sœur Swan n’ont qu’une idée en tête : intégrer les Beaux-Arts de Paris. Guidés dans la Capitale par leur cousin Edgar Degas, ils rencontrent Ingres, Manet, Fantin Latour… et découvrent que le Louvre fourmille de rapins qui copient les grands maîtres. Mais quel est le prix à payer pour intégrer ce monde en pleine effervescence? De l’enthousiasme de la découverte aux premières désillusions, la passion de l’art va façonner leur destin.

Tomi UNGERER, The Party, Les Cahiers dessinés, 128 p., 20 €
Combien ne se damneraient pour un tel honneur ! Être invité à une soirée de la high society new-yorkaise ! Mais, ô surprise, des tentacules hideux sortent des manches des smokings et s’introduisent dans des décolletés grouillants d’insectes, des bouches en forme de trou libèrent des langues putrides hérissées de piques, des têtes de rapaces décomposées surmontent les cols blancs. Sous les yeux effarés du lecteur, tout ce beau monde se frotte et se congratule avec un contentement d’autant plus obscène qu’aucun mérite, pas même infime, ne vient le justifier.
Publié pour la première fois à New York en 1966, The Party est un féroce réquisitoire contre les élites — politiciens, financiers, représentants du show-business et du milieu littéraire —, une charge contre la mondanité, sa vacuité insondable et sa monstrueuse prétention.
Un des grands chefs-d’œuvre du dessin satirique.

IGORT, Les Cahiers japonais, vol. 1, Futuropolis, octobre 2015, 184 p., 24 €. Sortie du volume 2 – juin 2018, 184 p., 24 €
Après la Russie de Poutine, et la terrible histoire de la famine provoquée par Staline en Ukraine, Igort poursuit son œuvre de bande dessinée documentaire avec un ouvrage en hommage à la culture japonaise.
En se replongeant dans ses cahiers intimes, notes, croquis, photos prises au Japon lors de ses nombreux voyages, le désir est venu à Igort de faire un livre sur la culture japonaise. Il est l’un des rares auteurs occidentaux à avoir travaillé directement pour un éditeur japonais, et cela, durant onze années. Après avoir fait un tour d’horizon de l’édition manga au Japon vue de l’intérieur, les méthodes de travail, les relations avec les éditeurs de Kodansha publishing, il nous entraîne tout naturellement dans son sillage à la rencontre d’artistes qu’il a eu la chance de côtoyer comme Jirô Taniguchi, Katsuhiro Ôtomo… En sa compagnie et celle d’Hayao Miyazaki, nous visitons les studios Ghibli. Remontant le temps, Igort nous plonge également dans la beauté des œuvres d’Hokusai et Hiroshige. Le cinéma non plus n’est pas oublié, avec un chapitre consacré à L’empire des sens et une rencontre avec Takeshi Kitano. Fort bien documenté, l’ouvrage d’Igort n’oublie pas de replacer les œuvres ou auteurs cités dans leurs contextes culturels et historiques.

 

BEAUX LIVRES JEUNESSE

Hans Christian ANDERSEN, Marco MAZZONI (ill.), Poucette, traduit du danois par David SOLDI, Albin Michel, novembre 2018, 19 €. À partir de 7 ans
Poucette est kidnappée puis ballottée contre son gré, convoitée par le crapaud, le hanneton puis la taupe. Grâce à l’hirondelle qu’elle a sauvée, elle atteint les pays chauds où elle rencontre le génie des fleurs, un semblable. Lui aussi veut l’épouser… Marco Mazzoni travaille tout en délicatesse au crayon de couleur. Au début du livre, les couleurs sont très simples – cyan, magenta, jaune – et au fur à mesure que le personnage se découvre, le dessin de Marco Mazzoni se complexifie et l’esquisse devient chef-d’œuvre, suivant la discrète métamorphose de l’enfant en femme, son intégration harmonieuse dans le monde végétal et animal, et son épanouissement heureux.

Vidéo d’une lecture musicale et dessinée à la Maison de la Poésie à Paris : https://www.albin-michel.fr/ouvrages/poucette-9782226435965

François PLACE, Le Marquis de la Baleine, comédie en six actes pour trois personnages et une baleine, Gallimard jeunesse, novembre 2018, 52 p., 22 €. De 9 à 12 ans.
La Minotruche ? Un royaume grand comme un confetti ! Plein d’ambition, Sigismond rêve de gloire pour son pays perdu au milieu de nulle part. Sa dernière idée géniale : convier tous les états voisins à un gigantesque banquet avec, au menu, une baleine. Mais comment la pêcher quand il n’y a pas de mer? Pour accomplir ses lubies les plus folles, même le roi et la reine sont prêts à tout par pure vanité.
https://www.telerama.fr/livres/le-marquis-de-la-baleine,n5901479.php

Olivier TALLEC, J’en rêvais depuis longtemps, Actes Sud junior, octobre 2018, 32 p., 16 €. Dès 4 ans.
Un petit garçon a eu un chien comme cadeau à Noël.
Mais… contre toute attente, on se rend compte que c’est l’animal qui nous raconte sa vie avec son petit maître, et pas le contraire ! Bon, ce petit garçon n’aime pas les croquettes, refuse de dormir dans sa niche, prend un peu trop de place sur le canapé et disparaît tous les jours, un cartable sur le dos… Mais le chien va sagement s’habituer à toutes ces petites manies bizarres, par amour pour son meilleur ami.
Un contrepied narratif pour raconter avec humour et tendresse la relation entre un enfant et son animal de compagnie.

Jean-Paul SCHUTTEN, Floor RIEDER, Les Mystères du corps humain, traduit du néerlandais par Maurice LOMRÉ, L’École des Loisirs, novembre 2018, 160 p., 24.80 €. De 11 à 13 ans.
Nous ne l’avons pas choisi, et pourtant nous allons passer notre vie entière avec lui. Alors autant faire connaissance le plus tôt possible. Lui ? Notre corps ! Il est prodigieux, incroyable, unique. Par où commencer notre exploration ? Si nous nous projetions à l’intérieur de l’une de nos milliards de cellules ? Ça tombe bien, elle ressemble justement à un vaisseau spatial miniature…

 

POCHE

Bonne année ! 10 réveillons littéraires, Gallimard, décembre 2018, 112 p., 12 €
Quelle meilleure manière de commencer l’année qu’en compagnie des plus grands auteurs ? Que ce soit dans un appartement moscovite avec Ludmila Oulitskaïa, dans le décor d’une ville de Flandre avec Georges Simenon ou dans un club parisien avec Louis Aragon, le Nouvel An promet d’être inoubliable. Dans la nuit, Aurélien aperçoit le pâle rayonnement des chiffres de sa montre, minuit… Il y a une sorte de joie noire qui enveloppe les êtres perdus, séparés de ne plus voir, une bousculade qui se cherche, des cris, des rires, la voix vénitienne du gros Lulli en anglais : « Happy new year ! Happy new year ! ».

 

PHILOSOPHIE SOUS L’ARBRE

Jean-Paul Sartre, Situations, tome 5 (mars 1954 – avril 1958), Gallimard, 544 p., 35 €
La guerre d’Algérie, qui débute en novembre 1954, amène Sartre à réfléchir sur la colonisation, la décolonisation, le terrorisme, la torture et la censure. Au cours des années suivantes, il continue à s’interroger sur le communisme, sans pour autant délaisser les arts. Il publie une préface à un ouvrage de Cartier-Bresson, «D’une Chine à l’autre», un article pour la revue de la galerie Maeght sur la peinture de Giacometti, un premier fragment d’une importante biographie existentielle consacrée au Tintoret. Enfin, en 1958, avec la préface au Traître, l’auteur de La nausée trace un portrait en miroir de son ami et collaborateur des Temps Modernes, André Gorz.

Élisabeth BADINTER, Les Passions intellectuelles, Robert Laffont, « Bouquins », octobre 2018, 1 216 p., 32 €
Dans cette fresque, Elisabeth Badinter, observatrice de l’évolution des mœurs et des mentalités, éclaire de façon inédite la société des Lumières, cette « tribu » intellectuelle qui inaugure les Temps modernes, ses grandeurs et ses faiblesses. Les savants et philosophes qui jusque-là constituaient la République des Lettres travaillaient le plus souvent en vase clos. Assujettis aux institutions, ils n’échangeaient qu’entre eux et pour leur seul profit.
Avec l’émergence, au milieu du XVIIIe siècle, d’une opinion publique éclairée et de plus en plus puissante, le pouvoir change de camp. On voit naître chez les intellectuels trois « passions » successives qui suscitent rivalités et surenchères au prix d’affrontements parfois terribles. La première de ces passions est le désir de gloire, et à travers lui l’apparition d’une nouvelle figure incarnée par d’Alembert, codirecteur de l’Encyclopédie avec Diderot : celle du philosophe soucieux de s’imposer comme le meilleur, qui aspire tout à la fois à séduire l’opinion et à s’attirer la reconnaissance de ses pairs.
C’est ce même d’Alembert qui introduit une deuxième passion : l’exigence de dignité. Ayant conquis notoriété et autonomie aux yeux de leurs contemporains, les encyclopédistes, conscients du savoir dont ils sont les détenteurs, appellent désormais au respect de leur indépendance et se refusent à toute concession à une autorité extérieure. C’est alors qu’on assiste à la naissance et à l’affirmation de leur troisième grande passion : la volonté de pouvoir, représentée par Voltaire avec un courage qui force l’admiration.
Autour de lui se forme un vrai parti politique, le parti des philosophes, qui modèle peu à peu la pensée de la bourgeoisie et prépare l’avènement de la Révolution au nom de la justice, de la liberté et de l’égalité entre les hommes. Dans cette étude de grande ampleur, Elisabeth Badinter fournit autant de clés pour comprendre et décrypter l’histoire d’un monde intellectuel dont l’influence sur celui d’aujourd’hui est loin d’être dissipée.
https://www.lemonde.fr/livres/article/2018/11/28/elisabeth-badinter-je-ne-pense-pas-qu-on-puisse-parler-librement-sur-internet_5389959_3260.html