Librairie

Présentation | Commandes | Librairies partenaires | Sélections du mois


Présentation

La librairie Le nom de l’homme doit son nom au titre du premier livre de Benny Lévy, publié en 1984 par les Éditions Verdier : Le nom de l’homme, Dialogue avec Sartre.

Responsable : Aline Costella.

La librairie est ouverte :
– tous les week-ends et jours fériés
– tous les jours durant les vacances scolaires et de la mi-juin à la mi-septembre.

Partenaire de diverses manifestations culturelles, la librairie se déplace.

Elle propose : nouveautés et fonds, livres poche et brochés, soit 7000 références, et près de 8000 ouvrages.

  • Littérature francophone et traduite : romans, polars, science fiction, théâtre, poésie, lettres classiques, critique littéraire, CD audio…
  • Sciences humaines : philosophie ancienne et contemporaine, histoire, anthropologie, essais socio-politiques, psychologie et psychanalyse…
  • Spiritualités : traditions chrétienne, islamique, hébraïque et bouddhiste…
  • Arts : peinture, architecture, musique, photographie, beaux livres…
  • Enfance, jeunesse : pour tous les âges, contes, romans, livres illustrés, livres d’activités, documentaires…
  • BD, mangas, romans graphiques…
  • Ouvrages régionaux, nature, jardin, cuisine, vie pratique…

Librairie Le nom de l’homme

 

commandes

Vous pouvez commander les livres, sur place, par courrier électronique : librairie@lamaisondubanquet.fr ou par téléphone : 04 68 32 63 89. Nous vous informerons de l’arrivée de votre commande (délai moyen : une semaine).

La libraire peut effectuer à votre demande des recherches sur les livres disponibles, relatifs à un sujet ou à un auteur précis.

 

Librairies partenaires

Créée en 2008, avec la Maison du Banquet, la librairie n’existerait pas sans la collaboration amicale et le soutien de Christian et Martine Thorel, de la librairie Ombres Blanches, à Toulouse, une des principales librairies indépendantes de France, qui nous a permis de constituer un fonds riche et exigeant.
Et c’est encore à eux que nous confions, lors du Banquet du livre d’été, la création d’une vaste librairie temporaire, installée dans les salles voûtées de l’abbaye, et qui propose un choix exceptionnel d’ouvrages en lien avec le thème.


Sélections du mois DE FÉVRIER

 

Littérature francophone

Caroline LAMARCHE, Nous sommes à la lisière, Gallimard, février 2019, 176 p., 16 €

Ces neuf nouvelles nous placent à la lisière de deux mondes, là où se croisent humains en déroute et animaux semi-sauvages. Chacun tente de rejoindre l’autre, mais l’on ne sait qui, de la bête ou de l’humain, est en quête de protection.
De quel envol blessé la cane Frou-Frou est-elle le signe ? Un cheval nommé Mensonge peut-il emporter une enfant loin du monde mensonger des adultes ? Comment un rat, un écureuil, un hérisson exorcisent-ils la folie, le deuil ou simplement l’ennui ? Que deviendra le nid des fourmis Lin, Clet, Clément, Sixte, Corneille et Cyprien après le passage de joyeux promeneurs ? En quoi un chat errant, un papillon sur sa fin sont-ils les messagers de l’amour ? Au sommet d’un arbre fragilisé par les bouleversements climatiques, que signale le chant obstiné de Merlin ? Autant d’existences menacées, mais libres à leur manière. Autant d’alliances discrètes, toujours sur le qui-vive.
Dans un monde à la lisière du chaos, Caroline Lamarche allie la simplicité narrative à une sauvagerie souterraine pour dire l’interdépendance de toutes les créatures vivantes.

http://www.carolinelamarche.net/Carolinelamarche/Bienvenue.html

Michèle LESBRE, Rendez-vous à Parme, Sabine Wespieser, février 2019, 120 p., 15 €

Dans les cartons de livres que lui a légués Léo, un vieil ami avec qui elle partageait la passion du théâtre, la narratrice découvre un exemplaire de La Chartreuse de Parme. Les premières pages la ramènent à l’été de ses quatorze ans, quand un homme de l’âge de son père lui lisait le roman à haute voix sur une plage. À la fin de la saison, il lui avait murmuré : « Quand vous serez plus grande, vous irez à Parme, il faut lire ce roman de Stendhal à Parme. »
Des années plus tard, elle décide d’obéir à cette affectueuse injonction. Laissant désemparé l’homme qu’elle vient de rencontrer, elle prend seule le train pour l’Italie. Dans la sereine ville de Parme, la ferveur de ses préparatifs s’est évanouie. Mais, lorsqu’elle pénètre dans le théâtre Farnèse, son voyage soudain revêt un autre sens : sur la scène vide, défilent les silhouettes absentes dont les spectacles ont tant compté. Patrice Chéreau, Philippe Clévenot, Václav Havel, Tadeusz Kantor, Peter Brook et tant d’autres l’emportent dans une belle sarabande. Plutôt que celles, bien loin, de La Chartreuse de Parme, elle est venue suivre ici les traces d’un passé qui lui est essentiel.
Le théâtre dès lors guide sa mémoire, envahit son séjour, l’apaise, et l’entraîne vers le présent. Quand, sur une impulsion, elle demande à son amant parisien de la rejoindre, un autre voyage peut commencer…
Rendez-vous à Parme est un roman lumineux sur le désir, une invitation à vivre, comme au théâtre, tous les possibles.

« […] Les époques se superposent, tel un mille-feuille au goût si doux de mélancolie. Il n’y a pas d’âge pour aimer ou pour regarder la vie qui passe. Michèle Lesbre célèbre la délicatesse des mots, choisis avec soin, et des émotions jaillissant par petites touches surprenantes. » Livres Hebdo, 18/01/19

Dai SIJIE, L’Évangile selon Yong Sheng,  Gallimard, février 2019, 448 p., 22 €

Dans un village proche de la ville côtière de Putian, en Chine méridionale, au début du vingtième siècle, Yong Sheng est le fils d’un menuisier-charpentier qui fabrique des sifflets pour colombes réputés. Les habitants raffolent de ces sifflets qui, accrochés aux rémiges des oiseaux, font entendre de merveilleuses symphonies en tournant au-dessus des maisons. Placé en pension chez un pasteur américain, le jeune Yong Sheng va suivre l’enseignement de sa fille Mary, institutrice de l’école chrétienne. C’est elle qui fait naître la vocation du garçon : Yong Sheng, tout en fabriquant des sifflets comme son père, décide de devenir le premier pasteur chinois de la ville. Marié de force pour obéir à de vieilles superstitions, Yong Sheng fera des études de théologie à Nankin et, après bien des péripéties, le jeune pasteur reviendra à Putian pour une brève période de bonheur. Mais tout bascule en 1949 avec l’avènement de la République populaire, début pour lui comme pour tant d’autres Chinois d’une ère de tourments – qui culmineront lors de la Révolution culturelle.
Dai Sijie, dans ce nouveau roman, renoue avec la veine autobiographique de son premier livre, Balzac et la petite tailleuse chinoise. Avec son exceptionnel talent de conteur, il retrace l’histoire surprenante de son propre grand-père, l’un des premiers pasteurs chrétiens en Chine.

« L’écriture de Dai Sijie semble épouser le lyrisme d’une harpe. Chez lui, la lune a l’allure « d’un cheval débridé qui galopait à reculons ». On sent la touche imagée du spécialiste de l’histoire de l’art ou du cinéaste poétique. Cet univers se situe entre Gabriel García Márquez et le Nobel Mo Yan. Le tout entrecoupé de passages bibliques, de moments magiques et de pensées politiques. On s’invite avec délectation dans les existences de ces personnages si sincères, si attachants et parfois déstabilisants. Livres Hebdo, 25/01/19

Hoai Huong NGUYEN, Le Cri de l’aurore, Viviane Hamy, février 2019, 250 p., 18 €

« An Linh n’existe pas. On ne peut arpenter ses rizières, parcourir ses collines, sentir sa brise à l’aube et se recueillir dans ses cimetières face à l’océan. Rien de ce qui suit n’est réel. La correspondance que vous allez lire aurait pu se tenir il y a deux cents ans. Endormis depuis de longues années, Isey, Thanh et leurs compagnons se réveillent. L’un après l’autre, ils se lèvent pour entrer sur une scène imaginaire encore plongée dans la nuit. Ils s’apprêtent, revêtent des tuniques colorées, soulignent leur regard d’un trait de khôl, prennent une plume et des feuilles de papier pour jouer leur partie. Le paysage s’éclaire : ils vont ouvrir le bal… Puisse le Ciel donner vie à leurs lettres, clarté à leurs voix – et leur accorder la grâce de vous rencontrer. »
Ainsi commence le nouveau livre d’Hoai Huong Nguyen, un roman épistolaire vibrant où l’amour imprègne chaque page et chaque haïku. Face à l’éloignement et à la mort, la puissance de cet amour – ici pluriel – sera la lumière qui guidera pas à pas les personnages jusqu’à leur renaissance finale. De quelle couleur surgira la voile ?

« Original par sa forme, ce roman se compose uniquement de lettres aux uns et aux autres. On y sent la touche de la poète Hoai Huong Nguyen. D’origine vietnamienne, elle aime rendre hommage à ses racines. Son prénom raconte déjà une histoire en soi : « se souvenir du pays ». Ici, il n’est jamais nommé, mais il correspond à une terre de combats. » Livres Hebdo, 18 janvier 2019

 

Littérature traduite

Erri DE LUCA, Le Tour de l’oie, traduit de l’italien par Danièle VALIN, Gallimard, février 2019, 176 p., 16 €

«Une fois interrompue la série des naissances, j’étais un rameau sans bourgeon ou, comme dit un de mes amis pêcheurs : un rocher qui ne fait pas de patelles.
Je te parle à toi ce soir qui n’est même pas celui-ci. C’est un soir.
Toi, tu es là, plus vrai, plus proche et consistant que le plafond. Je te parle à toi et non à moi-même.
Je le sais parce qu’avec moi je parle napolitain.»
Un soir d’orage, un homme – qui ressemble beaucoup à l’auteur – est assis à une table, chez lui. Éclairé par le feu de la cheminée, il est en train de lire un livre pour enfants, Pinocchio. Dans la pénombre, une présence évanescente apparaît à ses côtés, qui évoque le profil du fils qu’il n’a jamais eu. L’homme imagine lui raconter sa vie : Naples, la nostalgie de la famille, la nécessité de partir, l’engagement politique. À travers cette voix paternelle, ce fils spectral assume progressivement une consistance corporelle. La confession devient confrontation, la curiosité se transforme en introspection, le monologue évolue en dialogue, au cours duquel un père et un fils se livrent sans merci.

« Avec ce Tour de l’oie, on a le sentiment d’approcher un Erri De Luca familier et d’être invité à partager avec lui une intimité inédite. D’être assis dans sa cuisine et de se tenir près du feu, témoin silencieux d’une conversation à mots ouverts qu’il imagine avec un fils fantôme de quarante ans.» Livres hebdo, 18/01/19

Lisa GINZBURG, Au pays qui te ressemble, traduit de l’italien par Martin RUEFF, Verdier, février 2019, 224 p., 19,50 €

Vituca, une documentariste italienne qui vit à Paris tombe amoureuse de Ramos, un chorégraphe brésilien au talent éclatant. Si tout les sépare, la géographie, la culture, la personnalité, ce qui les sépare les attire et ils se marient. Mais comment s’aimer au loin ? Le roman analyse d’abord les efforts pour faire durer une relation contrainte de dépasser toutes sortes de frontières, qui ne sont pas uniquement géographiques. Faire vivre un amour à distance, dans ce récit, c’est jouer avec ses propres limites. Se rapprocher alors ? Chacun voudrait que l’autre « songe à la douceur / D’aller là-bas vivre ensemble ! ».
Mais là-bas n’est jamais si doux. Et le Brésil de Ramos est âpre, rude, aussi inquiétant qu’attirant. La tragédie avance, implacable, derrière les efforts des amants. Elle aboutit au drame effroyable et au deuil. Derrière sa magnifique puissance vitale, Ramos cachait des secrets, une intime tragédie, un destin plus encore qu’un caractère.
C’est ce destin entrelacé au sien comme une plante grimpante que la narratrice parcourt en recomposant le temps perdu. Reconstruire, lire les signes qu’on avait négligés, ou voulu négliger, c’est l’opération méticuleuse à laquelle nous sommes ici conviés. N’est-il pas vrai, au reste, que c’est à la fin du drame que l’on comprend les signes qui l’annonçaient ?
Ce qui frappe plus que tout, c’est la tenue d’une langue à la fois lyrique, quand elle évoque l’accablement sensoriel du Brésil, et analytique. En effet, l’auteure ne se départit jamais d’une intelligence scrupuleuse qui fait d’elle une moraliste classique capable de scruter les replis du cœur et les mensonges à soi dont se nourrit l’amour. L’amour est plus fort que la mort, mais la mort est plus forte que lui. Restent alors l’intelligence du désastre et la beauté de l’écriture.
Ce livre est le premier traduit en français de Lisa Ginzburg.

https://www.cairn.info/revue-vacarme-2011-2-page-46.htm

Erik FOSNES HANSEN, Une Vie de homard, traduit du norvégien par Hélène HERVIEU, Gallimard, février 2019, 464 p., 23,50 €  

Sedd est un garçon de quatorze ans, intelligent, cultivé et très réfléchi pour son âge. Il a un sens aigu de ce qu’il faut faire et du comme il faut – non seulement pour sa propre personne, mais également pour un établissement de standing. Car Sedd vit à Fåvnesheim, un vaste hôtel de montagne tenu par ses grands-parents, dans une Norvège qui n’a pas encore pleinement encaissé les dividendes du pétrole.
On va suivre Sedd pendant cette année 1982 où le monde vacille lentement autour de lui, tandis qu’il s’efforce de rester debout, tout en nous racontant ces funestes événements. Tels les homards de l’aquarium de l’hôtel, les personnages de cette histoire se cachent sous des carapaces, derrière une accumulation de façades, et ne peuvent ni ne veulent voir ce qui se passe.
Une vie de homard est un grand roman à la fois tragique et cocasse sur toutes les stratégies que chacun est capable de mettre en œuvre pour se masquer la réalité.

Jesmyn WARD, Le Chant des revenants, traduit de l’anglais (États-Unis) par Charles RECOURSÉ, Belfond, février 2019, 272 p., 21 €

Seule femme à avoir reçu deux fois le National Book Award, Jesmyn Ward nous livre un roman puissant, hanté, d’une déchirante beauté, un road trip à travers un Sud dévasté, un chant à trois voix pour raconter l’Amérique noire, en butte au racisme le plus primaire, aux injustices, à la misère, mais aussi l’amour inconditionnel, la tendresse et la force puisée dans les racines.
Jojo n’a que treize ans mais c’est déjà l’homme de la maison. Son grand-père lui a tout appris : nourrir les animaux de la ferme, s’occuper de sa grand-mère malade, écouter les histoires, veiller sur sa petite sœur Kayla.
De son autre famille, Jojo ne sait pas grand-chose. Ces blancs n’ont jamais accepté que leur fils fasse des enfants à une noire. Quant à son père, Michael, Jojo le connaît peu, d’autant qu’il purge une peine au pénitencier d’État.
Et puis il y a Leonie, sa mère. Qui n’avait que dix-sept ans quand elle est tombée enceinte de lui. Qui aimerait être une meilleure mère mais qui cherche l’apaisement dans le crack, peut-être pour retrouver son frère, tué alors qu’il n’était qu’adolescent.
Leonie qui vient d’apprendre que Michael va sortir de prison et qui décide d’embarquer les enfants en voiture pour un voyage plein de dangers, de fantômes mais aussi de promesses…
« Jesmyn Ward explore les racines du cauchemar américain. Le roman Le Chant des revenants, couronné par le National Book Award, confirme la grâce et la puissance du style poétique de Jesmyn Ward, déjà lauréate du prix pour Bois sauvage en 2011. Son blues du Mississippi, inspiré par les peines et les fantômes d’une fragile famille rurale, fait vibrer les traces des drames de l’Amérique noire.» Mediapart, 26/01/19

David VANN, Un Poisson sur la lune, traduit de l’anglais (États-Unis) par Laura DERAJINSKI, Gallmeister, février 2019, 288 p., 22,40€

“Les gens seraient-ils en réalité tous au bord du suicide, toute leur vie, obligés de survivre à chaque journée en jouant aux cartes et en regardant la télé et en mangeant, tant de routines prévues pour éviter ces instants de face à face avec un soi-même qui n’existe pas ?” Tel est l’état d’esprit de James Vann lorsqu’il retrouve sa famille en Californie – ses parents, son frère cadet, son ex-femme et ses enfants. Tous s’inquiètent pour lui et veulent l’empêcher de commettre l’irréparable. Car James voyage avec son Magnum, bien décidé à passer à l’acte. Tour à tour, chacun essaie de le ramener à la raison, révélant en partie ses propres angoisses et faiblesses. Mais c’est James qui devra seul prendre la décision, guidé par des émotions terriblement humaines face au poids du passé, à la cruauté du présent et à l’incertitude de l’avenir.
David Vann revisite son histoire familiale et réussit une confession spectaculaire, mêlant subtilement réalité et fiction pour livrer une implacable réflexion sur ce qui nous fait tenir à la vie.

« Le livre est poignant, insupportable tant il s’approche du basculement. ». Télérama, 06/01/19

Edgar HILSENRATH, Terminus Berlin, Le Tripode, février 2019, 230 p., 19 €

Écrivain de la Shoah et de l’exil, Edgar Hilsenrath livre avec Terminus Berlin son roman le plus poignant, celui du retour désenchanté en Allemagne. Son héros retrouve, comme lui, le pays natal près de trente ans après avoir quitté l’Europe et ses fantômes. Le temps est venu de faire le bilan d’une vie tourmentée.
Fidèle à son humour, Hilsenrath raconte avec un sens aigu de la dérision le destin de son alter ego littéraire. Lesche, traumatisé par son expérience du ghetto, peine à trouver sa place dans un Berlin marqué par le consumérisme et la chute du Mur. Les rencontres improbables et la résurgence glauque du fascisme forment la trame de ce roman publié en Allemagne en 2006.
Lapidaire et ironique, ce texte émeut par la figure de clown triste que l’auteur y révèle. Après l’avoir écrit, Edgar Hilsenrath décida que son œuvre était close. Il n’a plus rien publié depuis.

« Quand on écrit quelque chose pour se débarrasser l’âme, on en est définitivement libéré. L’écriture est une libération pour moi. », Edgar Hilsenrath.

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/mort-d-edgar-hilsenrath-un-des-ecrivains-europeens-les-plus-importants/92555

 

Poches

Yannick HAENEL, Tiens ferme ta couronne, Gallimard, Folio, février 2019, 368 p., 7,90 €

«En gros, le bilan n’était pas fameux : j’avais quarante-neuf ans, je vivais reclus dans un studio de vingt mètres carrés et passais mes journées à regarder des films en buvant de l’alcool. Bien sûr, je me consacrais à une tâche qui me semblait essentielle, quasi sacrée, ce genre d’activité qui nécessite qu’on vive sans se soucier de la réussite sociale ; mais même avec beaucoup d’indulgence, rien ne distinguait cet héroïsme de la vie pathétique du looser.»
Jean a écrit un énorme scénario sur la vie de Melville, que seul Michael Cimino, le réalisateur maudit de Voyage au bout de l’enfer, pourrait réaliser. Tout en cherchant à le rencontrer, Jean se lance dans une quête hallucinée : celle de la vérité qui scintillerait entre cinéma et littérature. S’ensuit une série d’aventures aussi cocasses que flamboyantes entre Paris, New York, Colmar et un lac en Italie.

https://www.lemonde.fr/livres/article/2017/10/26/yannick-haenel-croit-aux-images_5206071_3260.html

Cyril DION, Imago, Actes Sud Babel, février 2019, 224p., 7,70 €

Le long voyage de Nadr, un Palestinien de trente ans qui tente de rattraper son frère ayant rejoint les forces du djihad, ce garçon révolté qu’il veut empêcher de mourir. Entre Rafah et Paris, Nadr n’oubliera pas ses convictions pacifistes, mais comprendra le désespoir de ceux qui n’ont rien. Le premier roman d’un homme engagé pour un autre monde, coréalisateur du documentaire Demain (César du meilleur film documentaire 2016).

« Le titre du roman, Imago, renvoie au dernier stade d’une larve avant qu’elle ne devienne papillon. Ce sont des mues que raconte Cyril Dion. L’auteur livre une réflexion sur les origines de la violence et les façons d’y survivre, en évitant l’écueil du roman à thèse.  » Le Monde des Livres, 20/09/17

Matthias ENARD, Dernière communication à la société proustienne de Barcelone, Actes Sud Babel, février 2019, 128 p., 6,80 €

À travers ce recueil d’errances, l’auteur de Boussole (Goncourt 2015) trace l’immense carte de son territoire d’écriture, de sa géographie intime. De Beyrouth à Sarajevo, de la Russie au Tadjikistan et à l’Espagne, ces brefs récits éclatés, fulgurants, sensuels parfois, brusques souvent, mêlent prose, versets et vers rimés pour dessiner une sorte d’autobiographie voyageuse.

https://www.franceculture.fr/oeuvre/derniere-communication-la-societe-proustienne-de-barcelone

A.B. GUTHRIE, L’Irrésistible ascension de Lat Evans, The Big Sky. Tome 4, traduit de l’anglais (États-Unis)  par Agathe NEUVE, Actes Sud Babel, février 2019, 480 p., 9,80 €

Beau roman plein de périls et de rencontres, L’Irrésistible Ascension de Lat Evans retrace le destin de Lat Evans, le fils de Brownie Evans et de Mercy McBee, personnages inoubliables de La Route de l’Ouest. Parti en quête d’aventures et de richesses, tour à tour cow-boy, chasseur de loups puis notable d’une petite ville, il va gravir l’échelle sociale… mais à quel prix ? Adapté au cinéma par le grand Richard Fleischer en 1959, sous le titre Duel dans la boue, ce roman est le quatrième tome de la légendaire saga The Big Sky – et le plus abouti.

http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/50983

Wilfried N’SONDÉ, Berlinoise, Actes Sud Babel, février 2019, 176 p., 6,80 €

Hymne au désordre et à la poésie des corps, ce roman de formation retrace l’éducation politique et sentimentale d’un jeune Français arrivé à Berlin juste après la chute du mur, qui tombe amoureux fou et décide de rester dans cette ville où tout paraît possible. Par l’auteur d’Un océan, deux mers, trois continents (prix France Bleu / Page des libraires, prix des lecteurs de L’Express/ BFM TV, prix Ahmadou-Kourouma).

« Wilfried N’Sondé a un talent fou pour décrire les transports amoureux, les bleus à l’âme et les baisers à la Cartier-Bresson. (…) Berlinoise est un hymne à la joie, solaire et sensuel. La plume alerte de Wilfried N’Sondé célèbre ce qui fait le sel de la vie : bouger, caresser des yeux, étancher sa soif, rêver, partager, chanter à l’unisson. Maya et Berlin, la jeune fille et la ville, réunis pour l’éternité. Un seul corps, une seule cadence.  » Abdourahman Waberi, lemonde.fr

 

Polars

Arnaldur INDRIDASON, Ce que savait la nuit, traduit de l’islandais par Eric BOURY, Métailié, février 2019, 300 p., 21 €

Les touristes affluent en Islande et les glaciers reculent lentement. Le cadavre d’un homme d’affaires disparu depuis trente ans émerge du glacier de Langjökull. Son associé de l’époque est de nouveau arrêté et Konrad, policier à la retraite, doit reprendre bien malgré lui une enquête qui a toujours pesé sur sa conscience, en partie sabotée par la négligence d’un policier toujours en service.
Au moment où il pensait vivre sa douleur dans la solitude – le meurtre de son père n’a jamais été élucidé et sa femme vient de mourir d’un cancer –, Konrad doit reprendre ses recherches, malgré les embûches et la haine. Seul le témoignage d’une femme qui vient lui raconter l’histoire de son frère tué par un chauffard et le supplie de trouver ce qui s’est passé pourrait l’aider à avancer…
Ce nouvel enquêteur, jumeau littéraire d’Erlendur, permet à Indridason de développer le spectre de son talent. Konrad est né en ville, il a eu une enfance difficile, il vient de perdre l’amour de sa vie, il est en train de renoncer à lui-même. Arnaldur Indridason se place ici dans la lignée de Simenon, avec la construction d’un environnement social et affectif soigné et captivant. Un beau roman noir sensible aux rebondissements surprenants.

https://nordique.zonelivre.fr/arnaldur-indridason-ce-que-savait-la-nuit/

Petros MARKARIS, Trois jours, traduit du grec par Loïc MARCOU, Michel VOLKOVITCH et Hélène ZERVAS, Seuil, février 2019, 192 p., 19 €

Dans ce recueil de huit nouvelles, Petros Markaris nous promène dans le temps et dans l’espace, de la Grèce contemporaine à celle des colonels, de l’Allemagne d’aujourd’hui à celle de 1944, d’Athènes à Istanbul durant les pogroms visant la communauté grecque. Le lecteur retrouve l’hypersensibilité de l’auteur à la question des migrants et de « l’étranger », le dégoût du nationalisme, l’analyse subtile des relations complexes entre Grecs et Turcs tantôt oppresseurs, tantôt opprimés. Et les effets durables de la crise sur la population.
Au fil des énigmes, des investigations, des cadavres exhumés, Petros Markaris déploie tout son registre, du tragique abordé avec pudeur au rire franc en passant par le sarcasme et le sourire en coin.
En fustigeant l’état de la société à travers des enquêtes criminelles, il démontre une fois de plus ses talents de conteur, d’observateur attentif de son époque, de commentateur incisif et lucide. Sans jamais se défaire de son empathie pour ses personnages.

https://www.franceinter.fr/emissions/l-humeur-vagabonde/l-humeur-vagabonde-02-juin-2014

 

Essais

Yanis VAROUFAKIS, Conversations entre adultes. Dans les coulisses secrètes de l’Europe, traduit de l’anglais par Cécile DUTHEIL DE LA ROCHÈRE et Abel GERSCHENFELD, Actes Sud Babel, février 2019, 544 p., 10,70 €

Dans ce récit personnel cinglant, l’économiste mondialement connu Yanis Varoufakis nous révèle l’agenda caché de l’Europe, à travers le récit de son combat perdu pour la restructuration de la dette grecque. Que s’est-il alors vraiment passé dans les coulisses du pouvoir ? Quels furent les échanges à huis clos entre les hauts responsables européens ? Ils se révèlent la plupart du temps stupéfiants par leur cynisme, leur mauvaise foi et leur duplicité…

http://anneetarnaud.com/varoufakis-conversations-adultes-europe/

 

Philosophie

Tristan GARCIA, Kaléidoscope I, Images et idées, Léo Scheer, février 2019, 500p., 22 €

Cet ouvrage est le premier d’une série de recueils, sous le titre Kaléidoscope. Il rassemble seize textes, hétéroclites en apparence, par leur style et par leurs objets, qui expriment pourtant une même vision du monde et de l’époque : il y est question de philosophie, de politique, de foi, de sciences et d’arts, de sons, de textes et d’images, de culture populaire et savante, de réalité et de fiction, du beau et du laid, du faux et du vrai, de l’espace et du temps, d’animaux humains et non humains, de genres, de races, de classes et de générations… L’important étant de les considérer tous sans hiérarchie, mais avec distinction.
Les textes se répondent et s’enchaînent, afin de construire une manière de vivre et de penser, mais ne sont pas régis par un ordre général. Ainsi, le volume peut s’ouvrir au hasard, sans risquer de perdre le sens de l’ensemble. Kaléidoscope II paraîtra en octobre 2019.

Son nouveau roman, Âmes. Histoire de la souffrance I est paru en janvier 2019 chez Galiimard, Collection Blanche.

Timothy MORTON, La Pensée écologique, traduit de l’anglais par Cécile WAJSBROT, Zulma, février 2019, 272 p., 20  €

Si l’agent spécial Dale Cooper (Twin Peaks) prenait la plume, voici le livre qu’il pourrait écrire. Car, à l’image du personnage de David Lynch dont le rapport au monde est bouleversé, Timothy Morton propose une philosophie radicale et troublante.
Le réchauffement climatique, phénomène irréversible dû à l’activité humaine, a déclenché la sixième extinction de masse. Le constat est simple : nous manquons d’outils conceptuels pour penser cette ère de l’Anthropocène. Et si nous nous affranchissions du concept de Nature ? Si, enfin, nous pensions grand (global plutôt que local) ? Et que dire du maillage, de l’interconnectivité de tout avec tout ?
Avec intelligence et humour, Timothy Morton nous libère des discours bien-pensants : adieu écologie verte, économie circulaire et développement durable. Tous ces petits pas pour un monde plus « vert » servent trop souvent à soulager les consciences et verdir les programmes électoraux. Il nous faut changer profondément notre manière de penser, notre manière d’être au monde. De Charles Darwin à Emmanuel Levinas, de William Wordsworth à Percy Shelley, Timothy Morton illustre ses bases théoriques d’exemples aussi concrets que l’art contemporain ou le cinéma de science-fiction – à l’image de Blade Runner ou Solaris. Voici un texte radical qui change notre regard sur le monde, à la fois très accessible et totalement nouveau dans le champ de la philosophie contemporaine.

« Dans ce texte radical (mais aussi plein d’humour) mêlant art et écologie, ce proche de la philosophie de Bruno Latour nous invite à revoir nos outils conceptuels pour comprendre la crise écologique à laquelle nous sommes confrontés. » Les Inrockuptibles, 9/01/19.


Histoire

Patrick BOUCHERON, La Trace et l’aura. Vies posthumes d’Ambroise de Milan (IVe-XVIe siècle), février 2019, Seuil, 544 p., 25 €

C’est à l’histoire d’une mémoire disputée que nous convie ce livre, moins pour faire récit des manipulations du souvenir que pour dresser l’inventaire des résistances du passé. Peut-être aussi pour tenter de rendre sensible l’épaisseur des temps par quelques expériences narratives…
Le souvenir est celui d’Ambroise, élu évêque de Milan en 377, à l’époque où la ville est l’une des capitales de l’Empire romain. Contemporain de cette bascule d’un temps dans l’autre qu’est l’Antiquité tardive, Ambroise instaure une grande séparation entre ceux qui croient au Christ et ceux qui n’y croient pas. Jouant la ville contre le palais, le peuple contre la cour, il fait de la lutte contre l’hérésie la cause d’une Église défendant l’inviolabilité du domaine de Dieu face au pouvoir impérial.
Héros de la romanité continuée, champion de la liberté de l’Église, saint patron de la ville et protecteur céleste de sa conscience civique, Ambroise n’a cessé de hanter l’histoire de Milan, depuis le temps des évêques carolingiens jusqu’à la Contre-Réforme catholique, et bien au-delà encore. Partant sur les traces de ses vies posthumes, ce livre propose une enquête sur la manière dont se façonnent, en longue durée, et de manière heurtée, contradictoire et toujours conflictuelle, les identités collectives. S’y révèle, chemin faisant, une archéologie du gouvernement des modernes, buttant sur l’origine liturgique de tout pouvoir et la violence constitutive à toute fondation.

« Ambroise fait partie de ces « bricolages mémoriels » sur lesquels s’édifie un passé commun. Boucheron en soulève le socle et se fait archéologue du site à la manière d’un Foucault. Milan devient une machine contre l’oubli, et Sant’Ambrogio une machine à arrêter le temps. Du IVe au XVIe siècle, l’aura du saint évêque a oscillé comme une lumière dans la brume. Patrick Boucheron souligne combien l’histoire est aussi faite de cette « inquiétante étrangeté », mais qu’il importe à l’historien de toujours revenir à la réalité. Dans ce livre très personnel, dense et profus, Patrick Boucheron invite ses lecteurs à « la limite de ce qui peut être su ». Livres hebdo, 11/01/19

https://www.college-de-france.fr/site/patrick-boucheron/course-2016-04-11-11h00.htm

Nicolas DELALANDE, La Lutte et l’entraide. L’âge des solidarités ouvrières, Seuil, février 2019, 368p., 24 €

Les ouvriers peuvent-ils s’organiser à une échelle internationale pour lutter contre la mondialisation du capital et la concurrence sociale généralisée ? Poser la question pourrait paraître incongru en ce début de XXIe siècle, où les mots d’ouvriers, de solidarité et d’internationalisme s’apparentent, dans le meilleur des cas, aux vestiges d’un passé lointain. (…) Mais ni notre passé, ni notre présent politique ne se résument à une opposition stérile entre libéralisme inégalitaire et repli nationaliste. (…) Pendant un siècle, des années 1860 aux années 1970, les mouvements ouvriers, socialistes, anarchistes, communistes, syndicalistes, avec leurs sensibilités propres, furent porteurs d’un projet internationaliste puissant, dont l’objectif n’était pas de fermer les frontières ou de restreindre les échanges, mais de bâtir une mondialisation des solidarités ouvrières, par-delà les différences nationales et linguistiques qui pouvaient les séparer. La défense des classes populaires ne passait pas par le repli, l’autarcie ou le rejet de l’autre, plutôt par la coordination internationale des combats et des revendications. (…)

Nicolas Delalande est professeur au Centre d’Histoire de Sciences Po. Il a publié, au Seuil, Les Batailles de l’impôt (2011, nouvelle édition 2014). Il est l’un des coordinateurs de l’Histoire mondiale de la France (2017, nouvelle édition augmentée 2018).

https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/10/04/au-xixe-siecle-la-solidarite-avec-les-travailleurs-etrangers-est-une-question-cruciale-pour-le-mouvement-ouvrier_5364602_3232.html

Martha HODES, La Femme du capitaine : Guerre, amour et race dans l’Amérique du XIXe siècle, traduit de l’anglais par Julia BURTIN, Anacharsis, février 2019, 400 p., 23 €

Ce livre retrace l’histoire peu commune d’Eunice Richardson, née en 1831 dans une famille d’ouvriers blancs de Nouvelle-Angleterre. Après bien des années d’épreuves, de l’usine à la guerre de Sécession, elle épousa un capitaine de marine noir originaire des îles Caïmans, aux Caraïbes ; elle disparut en mer lors d’un ouragan en 1877. Martha Hodes restitue la trajectoire de cette femme résolue dans un vaste récit souvent poignant, qu’elle entremêle d’une profusion de citations provenant de centaines de lettres échangées entre Eunice et ses proches.
De la sorte, l’historienne fait affleurer l’intime des gens du peuple, dont elle dévoile les convictions complexes face au racisme, à la justice sociale et à l’amour ; et c’est ainsi qu’elle sauve de l’oubli les combats d’Eunice pour sa liberté.

Martha Hodes est professeur d’histoire à l’université de New York. La Femme du capitaine a été finaliste du Lincoln Book Prize.

https://fr.calameo.com/read/0015474977bf8c42343e9

Angela ROHR, L’Exil éternel : la traversée du goulag, traduit de l’allemand par Jean-Jacques BRIU Les Arènes, février 2019, 400 p., 24,80 €

Pendant plus de trente ans, ces pages saisissantes reposèrent dans un tiroir. Il fallut attendre 1989 pour voir ce récit imprimé par une petite maison d’édition autrichienne, à titre posthume. C’est un chef-d’œuvre qui sort aujourd’hui de l’oubli.
Issue de l’aristocratie autrichienne, Angela Rohr parcourt l’Europe du début du XXe siècle et fréquente les milieux littéraires, scientifiques et politiques : les expressionnistes, les dadaïstes, Freud, Brecht, Rilke…
Elle s’essaie à l’écriture, étudie la médecine à Paris, à Berlin et à Vienne, s’initie à la psychanalyse.
Avec son mari, elle rejoint l’URSS avec ferveur pour participer à la construction de la « société nouvelle ». Après l’invasion de l’Union soviétique par la Wehrmacht en 1941, ils sont arrêtés parce qu’ils sont autrichiens. Son mari disparaît et Angela est condamnée à cinq ans de Goulag. À l’issue de sa peine, elle est assignée à la relégation définitive, l’« exil éternel ». C’est seulement après la mort de Staline qu’elle peut rentrer à Moscou, en 1957. Elle meurt en 1985, dans la misère, sans savoir que son œuvre survivra.
L’auteure, qui a passé seize années au Goulag, n’explique pas. Elle décrit, dans un style dépouillé, sans artifices ni fioritures, avec une apparente froideur et parfois même quelques pointes d’ironie. C’est d’autant plus bouleversant. Avec son récit au scalpel sur l’humanité broyée par la folie concentrationnaire, Angela Rohr prend place aux côtés des grands témoins du Goulag, Alexandre Soljénitsyne, Evguénia Guinzbourg ou Varlam Chalamov.

http://www.arenes.fr/wp-content/uploads/2019/01/2019-01-25-LIVRES-HEBDO-25-janvier-2019-10000000055961564-2.pdf

 

Roman graphique

François MOREL, Pascal RABATÉ, C’est aujourd’hui que je vous aime, Les Arènes, janvier 2019, 72p., 18 €

Isabelle Samain, Isabelle Samain, Isabelle Samain , Isabelle Samain…
De tout temps et dans tous les pays, les hommes ont rougi devant Isabelle Samain, ont été impressionnés par son charme absolu, son maintien tout en distinction, tout en élégance.
De tout temps et dans tous les pays, devant Isabelle Samain, les hommes se sont sentis sommaires.
À travers le récit des premiers émois amoureux de François Morel, une peinture de l’adolescence tendre et pleine d’humour.

http://www.arenes.fr/wp-content/uploads/2019/01/le-monde-25-janv.png

 

Jeunesse

Hervé TULLET, L’Imaginier, Seuil jeunesse, février 2019, 16,90 €

Un imagier plein d’imagination avec des images à imaginer : c’est l’Imaginier !

https://www.herve-tullet.com/

Pauline Delabroy-Allard, Avec toi, Thierry Magnier, février 2019, 40 p., 14,90 €

Dans cet album, la journée se vit et se raconte à deux, par une mère et son enfant. Des moments partagés aux moments vécus séparément, tout est prétexte à une superbe déclaration d’amour mutuelle.

https://montenlair.wordpress.com/2019/01/20/avec-toi-pauline-delabroy-allard-et-hifumiyo-editions-thierry-magnier-lancement/