Maison du Banquet

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Le Projet

Gérée par l’association à but non lucratif, Le Marque-Page, la Maison du Banquet et des générations est un centre culturel de rencontres et d’études autour du Livre et de la Pensée, installé dans l’abbaye publique de Lagrasse, au cœur des Corbières, dans l’Aude (région Languedoc-Roussillon).

Ce centre s’attache à concevoir autrement le rapport entre Vie et Culture – c’est-à-dire la pensée et la littérature, la création comme acte qui implique et suscite un déplacement de point de vue ou encore une invention de possibles.

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Ombre et lumière du cèdre dans le « petit cloître »

Ainsi, à travers ses activités, ce centre s’efforce de faire accéder tout un chacun au « vivant » du créer, pour y découvrir en quoi les œuvres écrites de l’esprit humain sont porteuses de la trace d’un mouvement de la pensée, d’une saisie du Sens, qui peuvent guider, orienter sa propre existence.

Nous entendons par pensée cette démarche de l’esprit qui consiste à construire un regard critique, questionnant, ou encore « inquiet » sur l’existence et le monde, afin d’en élaborer une mise en perspective, c’est-à-dire un Sens. Comme toute création culturelle et artistique, le livre, la littérature sont des lieux de la pensée, car – non consensuels – ils obligent à prendre position, c’est-à-dire à faire un pas de côté, à l’écart de la doxa, de l’opinion toute faite.

Ainsi, la Maison du Banquet et des générations veut se tenir à distance égale, d’une part, de l’académisme intimidant et souvent figé des institutions culturelles, et d’autre part, du bavardage stérile du « café du commerce ».

À l’opposé de toute logique d’ « équipement culturel » ou bien encore d’ « événementiel », il s’agit de « faire lieu », de faire vivre un lieu où des démarches créatrices de l’esprit puissent se risquer, quelque part en Europe, hors des sentiers battus. Et répondre ainsi à la nécessité d’un ancrage géographique pour permettre un échange fécond entre penseurs, écrivains, artistes et lecteurs, spectateurs.

La Maison du Banquet ne vit que parce que ce besoin de « faire lieu » est bien réel : par-delà le « cyberespace » et la mondialisation, se fait jour une aspiration croissante à un tel projet.

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Le village de Lagrasse

À l’instar du Banquet de Platon, cette ambition requiert l’hospitalité et la densité d’un lieu ouvert où est rendue possible la rencontre pour réfléchir ensemble, partager lectures et savoirs et découvrir des œuvres de l’esprit. Et la « magie » du village de Lagrasse et des Corbières favorise la sérénité et l’enchantement de l’esprit.

La Maison du Banquet et des générations se décline ainsi :

  • la Maison : soit un lieu-foyer, hospitalier, mais aussi à l’abri de l’agitation du monde,
  • du Banquet : soit un temps partagé où s’éprouve la contemporanéité de la philosophie grecque comme mode de pensée et de vie tout à la fois, et où la parole peut circuler librement autour d’un verre de vin ou de produits du terroir,
  • et des générations : soit le souci de transmettre, à travers le lien entre les générations.

Historique

Une déjà longue histoire, une passionnante aventure au long cours :

  • Automne 1994 : création de l’association Le Marque-Page, par un collectif d’habitants, d’habitués de Lagrasse et de professionnels du Livre, réunis autour des éditions Verdier (dont le siège social est, depuis l’origine, tout proche de Lagrasse).
  • Août 1995 : première édition de la manifestation estivale : le « Banquet du livre ». Succès immédiat : l’originalité de cette manifestation attire un public nombreux et intéresse les médias nationaux.
  • De 1995 à 2002 : le Banquet d’Été est reconduit chaque année, durant une huitaine de jours en août, avec un succès croissant.
  • 2003, 2004 et 2005 : mise en suspens du Banquet du Livre d’été, à Lagrasse.
  • Février 2003 : le Banquet du livre s’exporte à Tallahassee (Floride), à l’invitation de la Florida State University.
  • Décembre 2004 : le Banquet du Livre émigre à Addis Abeba et à Harrar (Éthiopie), à l’invitation du Centre d’études des mondes africains (Université de Paris 1).
  • Août 2006 : le Banquet d’été reprend son cours à Lagrasse, sur le thème : « Idoles politiques, idoles des savoirs ». L’abbaye publique est devenue propriété du Conseil général de l’Aude qui s’est engagé à en faire un lieu du livre et à réaliser des travaux d’aménagement nécessaires à l’accueil d’un centre permanent.
  • Août 2007 : le Banquet d’été est victime de l’attentat au mazout de la grande librairie, par un commando nocturne (8000 livres détruits).

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    L’entrée de l’abbaye publique

  • 8 Mai 2008 : Inauguration de la « Maison du Banquet et des générations », suite à la réalisation par le Conseil général d’une première tranche de travaux de restauration et d’aménagement d’une partie de l’abbaye. Une convention de mise à disposition des locaux est signée entre l’association Le Marque-Page et le Conseil général de l’Aude.
  • Automne 2013 : Une convention d’objectif triennale (Contrat Territoire-Lecture pour l’Aude) est signée avec le Conseil général de l’Aude, la Région Languedoc-Roussillon, la DRAC Languedoc-Roussillon.

Les activités

Depuis le Printemps 2008, la Maison du Banquet et des générations réalise un programme annuel d’activités, dans les domaines du livre et de la lecture, de la littérature et de la pensée :

  • Trois Banquets : Printemps (un pays et une langue), Été (un questionnement sur notre monde contemporain) et Automne (un regard sur l’acte créateur).
  • L’École de littérature : rencontres d’écrivain, ateliers, séminaires, stages, journées thématiques, des résidences d’écrivain, etc.
  • L’École de la pensée : ateliers, séminaires, journées thématiques, dans les champs de la philosophie et des sciences humaines.

La librairie

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La librairie animée

Installée dans un local attenant au café, la librairie « Le Nom de l’homme », généraliste, offre un choix de nouveautés et un fonds diversifié de livres de qualité, comportant 6000 références différentes, dans des domaines variés : littérature française et traduite, sciences humaines, philosophie, spiritualités, histoire, beaux livres, jeunesse, nature, etc.

Cette librairie bénéficie du partenariat de la librairie Libellis, à Narbonne.

Créée en 2008, avec la Maison du Banquet, la librairie n’existerait pas sans la collaboration amicale et le soutien de Christian et Martine Thorel, de la librairie Ombres Blanches, à Toulouse, une des principales librairies indépendantes de France, qui nous a permis de constituer un fonds riche et exigeant.

Et c’est encore à eux que nous confions, lors du Banquet d’été, la création d’une vaste librairie temporaire, installée dans les salles voûtées de l’abbaye, et qui propose un choix exceptionnel d’ouvrages en lien avec le thème de notre rendez-vous estival.

Le café

Le Café littéraire, qui a reçu le label « Café de Pays », ainsi que « Qualité tourisme – Sud de France », est installé à l’abbaye, dans les locaux de la Maison du Banquet et des générations.

Il s’ouvre sur une grande terrasse qui s’étend dans le parc arboré, bordé par la rivière l’Orbieu. Depuis là, s’offrent des vues magnifiques sur le village médiéval de Lagrasse et sur les collines environnantes, à la végétation variée (cyprès, chênes verts, pins, garrigue, etc.).

Ici, le goût du vin se mêle à celui de la parole !

La carte des rafraîchissements, boissons et grignotis

  • Vin rouge en AOC Corbières : Selon les périodes :
    Domaine de la Rune, Talairan ; les vignerons de Camplong, Camplong ; le 1900, Lagrasse ; Château Ollieux-Romanis, Montséret ; le Clos des Capucins, Lagrasse, etc.

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    Renaud Oulès, l’animateur du café

  • Vin blanc : Selon les périodes : Château Ollieux Romanis, Monséret ; le 1900, Lagrasse ; Pech Saint-Pierre, Saint-Pierre-des-champs ; Domaine de Roquenégade, Pradelles-en-Val, etc.
  • Vin rosé : Selon les périodes : Château Batille, Talairan ; Les vignerons de Camplong, Camplong d’Aude, etc.
  • Muscat de Saint-Jean
  • Jus de fruits artisanaux, GAEC Bellevue, Campagne sur Aude
  • Sirop bio de thym, de romarin, L’Espinessence, Caunettes-en-Val
  • Boissons chaudes : café, thés, chocolat, infusions
  • Bières, sodas, etc.
  • Assiette « grignotis », composée de fromages locaux : Fromages de brebis, de deux éleveurs-fromagers du pays : Matthieu Bouette, Fajac-en-Val ; Annaïg Servain et Matthieu Vaslin, « La Rove de Fa », Ferme de Borde-Grande, La Roque-de-Fa ; de charcuteries de pays et de tapenades variées.
  • Glaces artisanales : Pôle Sud Lézignan-Corbières

Animateur du café : Renaud Oulès

Ouvert 7 jours sur 7, du 15 juin au 15 septembre et les week-ends et vacances scolaires le restant de l’année

L’abbaye

Abbaye Lagrasse

L’abbaye publique vue du village

L’abbaye Sainte-Marie d’Orbieu, fondée vers l’an 800, a joué dans l’histoire, jusqu’au quatorzième siècle, un rôle politique considérable. Son patrimoine, constitué par les dons de riches seigneurs, était composé de terres, de villages, de châteaux et de privilèges… L’apogée de son rayonnement se situe au XIIe siècle, où son domaine allait du diocèse de Toulouse jusqu’à celui de Béziers, et englobait vers le sud, en Espagne, toute une partie de la Catalogne.

Au début du XVIIIe siècle, l’abbaye s’est enrichie d’une vaste extension de bâtiments de style classique.

À la Révolution, l’abbaye sera vendue en deux lots, comme bien national. Cette division s’est perpétuée jusqu’à nos jours.

Sa partie la plus ancienne est publique : propriété du Conseil général de l’Aude, elle est ouverte aux visites, et abrite la Maison du Banquet et des générations.

L’autre partie – privée – est occupée depuis 2004 par une communauté catholique traditionnaliste.

Le village

Au cœur du massif des Corbières, entre Carcassonne, Narbonne et Perpignan, le village de Lagrasse se niche dans la vallée de l’Orbieu, la rivière qui le sépare de l’abbaye médiévale. Tout autour, la garrigue et les reliefs tourmentés, les vignes et les forêts de chênes et de pins, forment sous les lumières de Méditerranée des paysages grandioses.

Lagrasse est un village classé, qui fait partie de l’Association des plus beaux villages de

France. L’artisanat d’art – céramiques, moulages, tapisserie, broderie, peinture, styliste prêt-à-porter, cuir, bijoux, savonnerie, vitraux, … – s’y est développé ces dernières années.

Village Lagrasse vu d'en haut

Le village de Lagrasse vu d’en haut

Un sentier botanique parcourt la garrigue parmi les chênes verts, les cyprès, les cistes, les buis, les bruyères et les arbousiers. Un centre équestre propose des randonnées, et la rivière, juste en dessous de l’abbaye, permet aux beaux jours des baignades (un petit barrage retient un plan d’eau protégé).

Pour plus d’informations, consulter le site de l’Office du tourisme intercommunal de Lagrasse : www.lagrasse.com.

L’équipe de la Maison du Banquet

Tout d’abord, la Maison du Banquet et des générations bénéficie d’une démarche professionnelle solide, qui repose sur une équipe de cinq permanents :

LE VILLAGE - Lagrasse

Le village vu de l’abbaye

  • Dominique BONDU, directeur
  • Lucie COMBRET, chargée de l’administration et du suivi des projets ; relations presse
  • Renaud OULÈS, animateur du café littéraire
  • Jean-Pierre OLIVE, chargé de l’organisation logistique
  • Marie-Françoise BONDU, responsable de la librairie

Par ailleurs, l’association Le Marque-Page s’appuie sur une équipe engagée de bénévoles.

  • Jean-Michel MARIOU, président de l’association le Marque-Page, journaliste, co-fondateur de la Maison du Banquet,
  • Colette OLIVE, membre du Bureau du Marque-Page, cogérante des  Éditions Verdier, co-fondatrice de la Maison du Banquet,
  • Michèle PLANEL, cogérante des Éditions Verdier, co-fondatrice de la Maison du Banquet,
  • Joëlle LAPÈNE, trésorière du Marque-Page,
  • Colette SÉGUÉLA, secrétaire du bureau du Marque-Page.

Lors des Banquets du Livre, une quarantaine de bénévoles fidèles assure en outre différentes fonctions essentielles d’accueil, d’information et de service auprès du public.

Les Partenaires

La Maison du Banquet et des générations existe grâce au soutien fidèle de ses différents partenaires. Que chacun d’eux soit ici remercié.

Partenaires institutionnels :

Le Centre National du Livre, la DRAC Languedoc-Roussillon, la région 0ccitanie Pyrénées-Méditerranée, le Conseil départemental de l’Aude, le Pays touristique Corbières-Minervois, la commune de Lagrasse (Aude), la Communauté de communes de la région lézignanaise, Corbières et Minervois (Aude), la SOFIA, la Copie privée et le CFC (Centre Français d’exploitation du droit de Copie).

Partenaires culturels :

Le magazine TéléramaFrance Culture, France 3 Languedoc-Roussillon, la Bibliothèque départementale de l’Aude, les librairies Ombres blanches (Toulouse) et Libellis (Narbonne), les éditions Verdier. Par ailleurs, dans le cadre du Contrat Territoire-Lecture de l’Aude : Montolieu Village du Livre, le Centre Joë Bousquet (Carcassonne).

 

 

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La Maison du Banquet et des générations est membre du réseau RELIEF (Réseau des Événements Littéraires et Festivals), et adhère à ses objectifs de transmission et de soutien à la création littéraire.

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Depuis 70 ans, le CNL premier partenaire du livre !

L’intervention publique dans le secteur du livre est ancienne : l’ordonnance de Montpellier qui institue le premier dépôt légal en 1537. Elle ne suit que de 80 ans l’impression de la première bible par Gutenberg !
L’après-guerre amorce une réflexion sur l’aide à la création et d’une véritable politique du livre et de la lecture qui se dessine avec les créations successives en 1945 d’une Direction des bibliothèques et de la lecture publique (DBLP) au Ministère de l’Education nationale, en 1946 d’une Caisse nationale des lettres, ancêtre de l’actuel Centre national du livre, en 1948 d’une Commission nationale du livre français à l’étranger au ministère des Affaires étrangères, enfin en 1950 du Fonds d’aide à l’exportation, rebaptisé Fonds culturel du livre en 1957.
Ainsi depuis 70 ans, en tant que 1er soutien du livre en France, le CNL s’est impliqué tout en évoluant pour rester en phase avec une filière qui a connu changements et crises.

L’histoire du CNL en quelques dates-clés :
1946 – Création de la Caisse nationale des lettres (La loi du 11 octobre 1946)
Établissement public national doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière, placé sous tutelle du ministère de l’éducation nationale, il a pour but « de soutenir et d’encourager l’activité littéraire des écrivains français […] de favoriser par des subventions, avances de fonds ou tous autres moyens, l’édition ou la réédition par les entreprises françaises d’œuvres littéraires dont il importe d’assurer la publication ».
La Caisse a alors pour ressource des aides de l’Etat et une taxe sur l’édition (0,5% du chiffre d’affaires à sa création) et, qui connaît de nombreuses exemptions et fournit des moyens limités.
1957 – La Caisse est dotée de moyens financiers
Ce n’est qu’à partir de 1957 que la Caisse se voit dotée de moyens financiers correspondant à ses missions. Ses recettes proviennent essentiellement de la prolongation de la propriété littéraire (la Caisse se substituant aux ayants-droit des auteurs tombant dans le domaine public, pour une durée de 15 ans) et d’une « cotisation » des éditeurs sur leur chiffre d’affaires.
1973 – Changement de nom et nouvelles ressources de la taxe sur les appareils de reprographie
La rupture de croissance qui affecte l’édition à partir de 1973 contribuera vite à renforcer au sein de la branche marchande le souhait d’une politique publique globale. Le ministre des Affaires culturelles, Jacques Duhamel, prépare une réforme de la Caisse nationale des lettres, qui devient Centre national des lettres, placée sous la tutelle du ministère des affaires culturelles.
Le Décret du 14 juin 1973 ajoute aux missions sociales de la Caisse de nouvelles missions, encore limitées, d’ordre culturel, via notamment la création d’un Conseil supérieur des lettres (de 15 membres minimum) et des premières commissions spécialisées.
1976 – Ressources issues de la taxe sur les appareils de reprographie
Par le décret 76-113 du 30 janvier 1976, le CNL dispose enfin de ressources conséquentes : à la taxe de 0,2% sur les ventes des éditeurs, dont l’assiette est quelque peu élargie, s’ajoute le produit d’une taxe de 3% sur le matériel de reprographie, qui constitue une première réponse aux revendications des éditeurs sur le préjudice que représente pour eux cette nouvelle technologie et assure au CNL autonomie et croissance de ses ressources. Ces ressources lui permettent de mettre en œuvre de nouvelles actions : soutien aux acquisitions des bibliothèques, aides à la traduction, aux opérations de promotion du livre…
La caisse de secours s’est transformée en instrument privilégié de l’action publique dans le domaine du livre.
1982 – Redéploiement et création de 9 nouvelles commissions
Les ressources du CNL sont accrues dans un premier temps par le rétablissement de la subvention de l’État, puis par le rendement croissant de la taxe instituée sur les appareils de reprographie (+15% en Francs constants entre 1982 et 1990).
Sans modification significative de ses principes de fonctionnement (soutien des ouvrages de vente lente, délégation du jugement à des commissions spécialisées, aides aux projets), le CNL connaît au cours des années 1980 une extension de ses domaines d’intervention : création d’une commission « Littérature scientifique et technique », d’une commission « Jeunesse » (1983) puis d’une commission « Bandes dessinées » (1984), ainsi que divers dispositifs d’aide à la traduction…
1986 – Installation du CNL dans l’Hôtel d’Avejan
Installation du CNL dans l’Hôtel d’Avejan, situé 53 rue de Verneuil dans le 7e arrondissement de Paris. construit en 1725 pour Louis de Banne, comte d’Avejan, capitaine-lieutenant aux mousquetaires, l’Hôtel d’Avejan.
Racheté en 1983 par le CNL, l’Hôtel d’Avejan a été entièrement restauré et réaménagé par les architectes Daniel Rubin, Patrick Rubin et Annie le Bot (atelier Canal). Le CNL y accueille la Maison des écrivains et de la littérature, association dont la vocation est de fédérer les écrivains et de les représenter, de les défendre et, à travers eux, de promouvoir la littérature.
1987 – Lancement par le CNL de la manifestation « Les Belles étrangères »
Chaque année, un groupe d’écrivains, originaire d’un même pays, ou de même langue sont invités par le CNL pour participer à des rencontres dans le courant de novembre avec des lecteurs dans toutes la France et en Belgique.
Le but de cette manifestation itinérante est de faire connaître des auteurs peu connus, ou encore en devenir, à l’occasion de rencontres dans des médiathèques, des bibliothèques, des écoles, des théâtres, des librairies, des associations et de susciter de nouvelles traductions. Près de 300 auteurs venus de 41 pays ont été invités jusqu’en 2010 pendant les Belles étrangères.
1989 – Création par Jack Lang d’une opération nationale de promotion de la lecture
Créée par le ministère de la Culture, de la Communication, des Grands travaux et du Bicentenaire, La fureur de lire, qui deviendra Le Temps de Lire en 1994, puis Lire en fête en 1998, puis A vous de lire ! a été porté par le CNL à partir de 1994. Chaque année, le temps d’un week-end, des animations dans toute la France, proposaient, sous des formes originales et ludiques, d’intéresser et de faire aimer le livre et la lecture au plus grand nombre.
1993 – Prend sa forme actuelle et devient le Centre national du livre. Apparition des aides « économiques »
Le CNL dans sa nouvelle forme a pour mission de défendre la langue et la culture française en encourageant tous les modes d’expression littéraire et en favorisant la traduction (et l’extraduction). Il concourt à la diffusion, sous toutes ses formes, des œuvres littéraires ainsi qu’à la qualité et au maintien des réseaux de diffusion du livre et de la lecture. Il contribue au développement économique du livre. Il veille à intensifier les échanges littéraires en France et à l’étranger qui contribuent au rayonnement du livre français.
1995 – Aides au multimédia
Le CNL met également en place un ensemble d’aides aux éditeurs et aux libraires pour encourager leur ouverture au multimédia.
2002 – 1es aides numériques
La décennie est marquée par le numérique, qui prend très vite de l’ampleur et s’impose au tout premier plan des préoccupations publiques. Le CNL met en place l’aide à la numérisation de revues, en ligne ou sur DVD, l’aide à la « Structuration numérique en XML », l’aide à la « Préparation œuvre multimédia / Sites compagnons » et l’aide à la « Création de sites d’éditeurs ».
Le CNL participe aussi au projet Gallica de la Bibliothèque numérique européenne Europeana qui est proposé par la France à ses partenaires européens dès le printemps 2005. Le CNL soutient financièrement (en moyenne 8 millions d’euros annuels), ce programme de numérisation de masse qui est développé par la BnF à partir de 2007 afin d’enrichir de 100 000 nouveaux livres par an, la nouvelle bibliothèque numérique de la BnF, Gallica 2.
2010 – Réforme des statuts du CNL
Le ministère de la Culture et de la Communication entérine une réforme des statuts du CNL en les harmonisant avec les autres établissements publics. Ainsi la gouvernance est revue avec la création d’une fonction de président exécutif distinct de la fonction de directeur du livre et de la lecture. Des transferts de compétences interviennent entre l’administration centrale et le CNL notamment pour le soutien aux organismes interprofessionnels tels que le Bureau international de l’édition française (BIEF, avec 2.6 millions d’euros en 2010), l’Association de développement de la librairie de création (ADELC, avec 240 000 euros) et l’Association Internationale des libraires francophones (AILF, avec 35 000 euros). Ces montants étant variables au fil des années.
Ainsi, par son soutien à toute la chaîne du livre et son fonctionnement associant les professionnels des métiers du livre, l’établissement est un outil efficace, opérateur de terrain de la politique du livre du ministère.
Dorénavant, le président de plein exercice de l’établissement est nommé par décret pour un mandat de cinq ans sur proposition du ministre chargé de la culture. Il préside le conseil d’administration et dirige l’établissement. Il est secondé dans cette tâche par un directeur général nommé par arrêté du ministre de la Culture et de la Communication
2012 – Lancement de l’Ecole de traduction littéraire
L’École de Traduction Littéraire (ETL) est créée par le CNL afin de répondre à la volonté partagée des éditeurs et des traducteurs français de former de nouvelles générations de traducteurs professionnels, notamment dans les langues dites rares, mieux à même de répondre aux exigences et de faire valoir leurs droits.
L’École est la première à offrir aux jeunes traducteurs déjà engagés dans le métier une formation permanente complète.
Depuis janvier 2015, l’Asfored, organisme reconnu pour son expertise dans la formation continue des professionnels de l’édition et le CNL allient leurs compétences pour permettre le développement de l’école et le financement de la formation des traducteurs littéraires dans le cadre de la formation continue. Ce partenariat pérennise l’école.
2015 – Réforme du dispositif des aides du CNL
À compter du 1er janvier 2006, simplification et précision des critères de soutien aux auteurs, éditeurs, librairies et bibliothèques. Parmi les éléments forts de la réforme : le soutien aux bibliothèques est réorienté sur les projets en faveur de publics empêchés pour favoriser l’égalité d’accès au livre et à la lecture et l’obligation de rémunération des auteurs qui participent à des actions lors des manifestations littéraires soutenues.

 

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