École de Littérature

Présentation | Ateliers | Stages | Rencontres | Événements
Échos & traces : 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 | 2018

présentation

L’École de littérature de la Maison du Banquet, propose un programme annuel riche de rencontres d’écrivain, d’ateliers et de stages de littérature, lecture et écriture.

L’École de littérature s’adresse à toute personne désireuse de découvrir les grandes œuvres de la littérature classique et contemporaine, de s’engager dans une démarche de lecture et/ou d’écriture, visant à mieux saisir « de l’intérieur » ce qu’est la création littéraire. Aucun prérequis, aucune connaissance préalable ne sont demandés.

Ce programme vise à :

  • Être un lieu d’élaboration commune d’une réflexion sur la démarche de création littéraire contemporaine, par et pour les écrivains, les théoriciens et critiques littéraires.
  • Assurer la transmission d’une réflexion plurielle et ouverte sur l’écriture contemporaine et les œuvres littéraires.

Rencontre avec Jean-Baptiste Harang

Les ateliers

ATELIER LITTÉRAire

Du sommeil

Pour lire comme pour écrire, j’adopte le plus souvent la position couchée. A première vue, c’est la position du faignant. Elle ne vous dispense pas, cependant, d’une productivité d’un certain genre. L’esprit n’y est pas moins actif que lorsque le corps est en mouvement. Certes, on glisse ainsi vers le sommeil.

Cet état végétatif où nous vivons à notre insu constitue une part importante de notre existence. Montaigne, notamment, déclare au livre III des Essais que le dormir occupe une grande partie de sa vie, et qu’à un âge avancé il continuait de dormir huit ou neuf heures d’un trait. D’autres grands penseurs ont confessé de telles dispositions au sommeil et Schopenhauer en a même fait la matière de développements philosophiques. Le sommeil, selon lui, s’il suspend la connaissance et de la représentation, laisse toute latitude au noyau même de l’être. L’élément métaphysique du moi n’éteint pas son activité dans cet état végétatif. Dans le sommeil, c’est l’âme dans sa nature primitive et essentielle qui agit. Ce que ce philosophe nomme la volonté. Rien du dehors ne vient perturber, influencer l’activité de l’âme d’un homme qui dort.

Il y a quelques années, j’ai choisi l’influence pour thème d’un atelier d’écriture et de lectures mené avec différents groupes d’adultes et d’enfants dans le département de la Seine-Saint-Denis. A présent, il m’intéresserait de considérer le sommeil comme sujet dans la littérature. Le dormir, cette expérience à la fois commune et individuelle, comment l’évoquer puisque ce qui se passe dans cette durée nous échappe ?

Le sommeil nous fait traverser une profondeur vide dont le principe nocturne a partie liée avec les origines de l’œuvre d’art. Les premières peintures ont pris place dans des grottes où elles demeurent. Nous pourrions commencer cet atelier par les Grottes de Lascaux analysées par Georges Bataille et Les mains négatives de Marguerite Duras où elle fait l’éloge des grottes magdaléniennes. Ces textes marqueraient notre entrée dans la nuit.

Peu après la Première guerre mondiale, André Breton et Philippe Soupault se mettent au lit ensemble pour une expérience d’écriture qui donnera Les Champs magnétiques. L’expression inconsciente s’y libère et déploie ses images dans une harmonie singulière. Nous nous pencherons sur ces textes et je proposerai des consignes en rapport avec eux dans le but de favoriser un état de passivité mentale propice à l’imagination.

Poèmes, récits, exposés, romans alimenteront notre exploration du sommeil dans la littérature. Qu’il s’agisse d’expérience intérieure ou de motifs, d’interruptions dans une narration. Je pense notamment, en écrivant ceci à Proust qui dans à La recherche du temps perdu – et la saisie du sommeil en est une – décrit Albertine endormie.

Intervenante
Gaëlle Obiégly est née en 1971 à Chartres. Elle a fait des études d’art puis de russe. Son écriture tient de la poésie, du théâtre et du roman, faisant la part belle aux voix (de filles, de femmes, de valets, de bonnes, d’ouvriers, de bourgeois, d’amants…). Chaque prise de parole crée la surprise, dessine un espace nouveau, réjouit ou fait surgir une douleur ou un remords qu’on ne connaissait pas. Ce sont des installations textuelles qui nous plongent au cœur de la littérature, qui nous la font toucher du doigt. C’est très beau et plein d’humour. Elle collabore occasionnellement à des revues, notamment L’Impossible et Chroniques purple. Gaëlle Obiégly a été pensionnaire à la villa Médicis en 2014-2015. Son dernier livre : N’être personne, Verticales, 2017.

Bibliographie propre à l’atelier
Georges Bataille : Lascaux, Skira/Flammarion (épuisé)
André Breton et Philippe Soupault : Champs magnétiques, Poésie/Gallimard
Marguerite Duras : Les Mains négatives, Folio
Ivan Aleksandrovitch Gontcharov : Oblomov, Folio et Poche
Marcel Proust : À La Recherche du temps perdu, Folio

Programme
Chaque séance d’atelier comportera deux séquences :
– une étude d’ouvrages ou d’extraits choisis par l’auteur,
– un temps d’écriture à la convenance de chacun, à partir de ses consignes.

Calendrier
– samedi 17 et dimanche 18 février
– samedi 14 et dimanche 15 avril
– samedi 2 et dimanche 3 juin

Conditions de participation
– Inscription préalable obligatoire, Téléchargez, ici, le bulletin d’inscription.
60€. Tarif réduit : 30 € (les personnes percevant les minima sociaux et les étudiants)
Aucun remboursement ne sera effectué en cas de désistement.
– Déjeuners : 14 €/repas, hors boisson dans un restaurant du village

Renseignements
04 68 91 46 65 – lamaisondubanquet@orange.fr – www.lamaisondubanquet.fr
Lagrasse est située à 40 km de Narbonne (gare TGV) et 35 km de Carcassonne.
Hébergement : Office du tourisme de Lagrasse – 04 68 43 11 56

LES STAGES


Rencontres littéraires 2018

Samedi 2 juin à 17h

David Fauquemberg

Bluff

Stock, 2018

entrée libre et gratuite

 

La presse en parle
Bluff a été sélectionné pour le prix des Libraires, le prix Gens de mer (toujours en lice), il a reçu ce week-end le prix Henri-Queffélec au festival « Livre & Mer » de Concarneau :
https://www.ouest-france.fr/bretagne/concarneau-29900/livre-et-mer-david-fauquemberg-laureat-du-prix-henri-queffelec-5680126

Télérama : « David Fauquemberg excelle à faire du paysage le personnage principal de son récit, à rendre sa violence et sa beauté, à faire vibrer sa présence et sa sauvagerie. Certaines scènes coupent le souffle par l’intensité physique des images qu’elles produisent. Mais au-delà de ce plaisir de lecture, Bluff est un roman d’aventure singulier, dont la poésie est le moteur et la sagesse des anciens Polynésiens le sens et le trésor. »
Figaro littéraire : « Un style qui fait mouche, liant le réalisme à la poésie la plus prenante. Un superbe quatrième roman! »
Monde des Livres : « Il faut aller au creux de ce livre envoûtant »
Le Soir : « Un formidable roman de mer. »
JL Kuffer, Mediapart : «  »Un splendide roman épique et poétique ».

Quelques liens radios/télés :
France Culure : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/prendre-le-large-avec-david-fauquemberg
Télématin : https://www.dailymotion.com/video/x6dk77u
RTBF : https://www.rtbf.be/auvio/detail_bluff-une-fiction-sur-la-peche-a-la-langouste-dans-l-hemisphere-sud?id=2315435
NOVA : http://www.nova.fr/podcast/neo-geo/le-duo-polynesien-vaiteani-et-lecrivain-voyageur-david-fauquemberg

 

Autres événements

Samedi 23 et dimanche 24 juin

Pierre Michon : Éloge de la langue

premières journées Pierre Michon à Lagrasse

Réalisation Les Amis de Pierre Michon / La Maison du Banquet

« Et s’il y a des puissances dans l’air, si, comme le poème de Booz l’affirme, elles aiment particulièrement à s’ébattre par les nuits de moisson, elles reconnaissent ce grand émoi qu’elles ont entendu jadis en Judée, à Rome et à Saint-Cyr, partout où on a rythmé la langue dans l’émoi. Elles le connaissent. Nous aussi, nous le connaissons, nous savons que ça existe ; mais nous ne savons pas vraiment ce que c’est. […]
Est-ce que c’est de la gloire, loin des meules et des hommes, pour les étoiles, comme les étoiles ?
Est-ce que c’est de juin ? Est-ce que c’est le sanctus ?
Est-ce la douce joie d’avoir trouvé la prière nouvelle, le nouvel amour, le nouveau pacte ? »
Rimbaud le fils
Samedi 23 juin 2018
15h : Pierre Michon, l’art de la phrase
Entretien de Pierre Michon avec Stéphane Chaudier
16h : Mathieu Riboulet : « Rien à voir avec la vérité » ( Cahier de L’Herne Pierre Michon, 2017)
Lecture par Marie-Hélène Lafon
17h : Un écrivain lit Pierre Michon : Marie-Hélène Lafon
Entretien de Marie-Hélène Lafon avec Agnès Castiglione
21h : Soirée littéraire : « Vie de Georges Bandy » (Vies minuscules)
Jean-Christophe Cochard (Théâtre de l’Argile) et Stéphane Godefroy
Dimanche 24 juin 2018
9h : Assemblée générale des Amis de Pierre Michon
11h : Rencontre avec Romain Bondonneau Romain Bondonneau, directeur des Cahiers du Périgord, offrira aux Amis de Pierre Michon présents le CD de La Grande Beune lu par Didier Sandre, réalisé pour le numéro de Sédiments 2, « Les Beunes, vallées magnétiques », 2014.
15h : « La Grande Beune : l’écriture du désir »
Conférence de Laurent Fourcaut
16h : La Grande Beune de Pierre Michon
 Lecture de François Marthouret
16h30 : « Esquisses paysagères de Pierre Michon »
Conférence de Jean-Louis Tissier
Films projetés pendant les Journées :
« Pierre Michon, Qu’est-ce qu’elle dit Zazie ? »  de Jean-Michel Mariou, France 3,16 janvier 1997.
« Pierre Michon, un portrait », film de Sylvie Blum, INA, collection  « Les Hommes-livres » de Jérôme Prieur, octobre 2004.
« Et s’il y a des puissances dans l’air, si, comme le poème de Booz l’affirme, elles aiment particulièrement à s’ébattre par les nuits de moisson, elles reconnaissent ce grand émoi qu’elles ont entendu jadis en Judée, à Rome et à Saint-Cyr, partout où on a rythmé la langue dans l’émoi. Elles le connaissent. Nous aussi, nous le connaissons, nous savons que ça existe ; mais nous ne savons pas vraiment ce que c’est. […] Est-ce que c’est de la gloire, loin des meules et des hommes, pour les étoiles, comme les étoiles ? Est -ce que c’est de juin ? Est-ce que c’est le sanctus ?
Est-ce la douce joie d’avoir trouvé la prière nouvelle, le nouvel amour, le nouveau pacte ? »
Rimbaud le fils

La Librairie Le nom de l’homme propose :

Les ouvrages de Pierre Michon

Vies minuscules, Gallimard, 1984 ; collection « Folio », 1996.
Vie de Joseph Roulin, Verdier, 1988.
L’Empereur d’Occident, Fata Morgana, 1989, illustrations de Pierre Alechinsky ; Verdier, collection « Poche », 2007.
Maîtres et serviteurs, Verdier, 1990 ; en collection « Poche » : « Dieu ne finit pas », 2013 ; « Je veux me divertir », 2013 ; « Fie-toi à ce signe », 2014.
Rimbaud le fils, Gallimard, collection « L’un et l’autre », 1991, collection « Folio », 1993.
Le Roi du bois, Verdier, 1996 ; collection « Poche », 2014.
La Grande Beune, Verdier, 1996 ; Gallimard, collection « Folio », 2006.
Mythologies d’hiver, Verdier, 1997.
Trois auteurs, Verdier, 1997.
Abbés, Verdier, 2002.
Corps du roi, Verdier, 2002.
Le roi vient quand il veut. Propos sur la littérature, Albin Michel, 2016.
Les Onze, Verdier, 2009 ; Gallimard, coll. « Folio », 201I.
Vermillon, (photographies d’Anne-Lise Broyer), coédition Verdier et Nonpareilles, 2012.
Tablée, suivi de Fraternité, (avant-propos d’Agnès Castiglione), Éditions de L’Herne, coll. « Carnets », 2017.
Cahier de L’Herne Pierre Michon, dirigé par Agnès Castiglione et Dominique Viart, avec la collaboration de Philippe Artières, Éditions de L’Herne, 2017.

Les ouvrages sur Pierre Michon

Compagnies de Pierre Michon, Verdier-Théodore Balmoral, 1993.
Agnès Castiglione, Pierre Michon, Culturesfrance Éditions-Textuel, 2009.
Ivan Farron, L’appétit limousin. Les Onze de Pierre Michon, Verdier, 2011.
Jean-Pierre Richard, Chemins de Michon, Verdier, coll. « Poche », 2008.
Romain Bondonneau (éd.), « Sédiments », numéros 2 et 3, Les Grands Cahiers — Périgord Patrimoine.

Et aussi

Paul Audi, Terreur de la peinture, peinture de la Terreur. Sur Les Onze de Pierre Michon, William Blake and Co, 2015.
Pierre-Marc de Biasi, Agnès Castiglione et Dominique Viart (éds), Pierre Michon. La Lettre et son ombre, Actes du colloque de Cerisy-la-Salle, Gallimard, coll. « Les Cahiers de la NRF », 2013.
Agnès Castiglione (éd.), Pierre Michon, l’écriture absolue, Actes du 1er colloque international Pierre Michon, Publications de l’Université de Saint-Étienne, 2002.
Agnès Castiglione (éd.), Pierre Michon. Fictions & Enquêtes, Éditions Nouvelles Cécile Defaut, 2015.
Dominique Viart, « Vies minuscules » de Pierre Michon, Gallimard, coll. « Foliothèque » n°120, mai 2004.

 

Samedi 7 et dimanche 8 juillet

Bruits d’Espagne

Organisés avec les Universités de Montpellier 3, de Toulouse Jean Jaurès le Mirail, ainsi qu’avec le Mémorial de Rivesaltes, les Bruits d’Espagne entendent, chaque année, faire le point sur l’avancée des savoirs autour de la guerre d’Espagne et de sa mémoire.

Samedi 8 et dimanche 9 septembre

Bruits de notes

En partenariat avec Les Pages Musicales de Lagrasse, festival de musique de chambre, qui se déroule sous la direction artistique du pianiste Adam Laloum, pour la deuxième année, des rendez-vous consacrés aux liens entre la littérature, la musique et les musiciens. Lectures et conférences.
Retrouvez tout le programme musical des Pages Musicales sur : www.festival-lagrasse.fr

Samedi 6 et dimanche 7 octobre

Bruits de pages

En partenariat avec le Conseil départemental de l’Aude, le Centre Joë Bousquet, Montolieu village du livre, la bibliothèque départementale de l’Aude et les librairies associées.

Pour la deuxième année, les acteurs du livre et de la lecture du département de l’Aude se mobilisent pour trois journées exceptionnelles autour de la rentrée littéraire, avec des rendez-vous variés, des conférences, des rencontres et des lectures dans ces trois lieux emblématiques du pôle livre audois.