École de Littérature

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Échos & traces : 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017

présentation

L’École de littérature de la Maison du Banquet, propose dans ses locaux à l’abbaye publique de Lagrasse, un programme annuel fort riche de rencontres d’écrivain, d’ateliers et de stages de littérature, lecture et écriture.

L’École de littérature s’adresse à toute personne désireuse de découvrir les grandes œuvres de la littérature classique et contemporaine, de s’engager dans une démarche de lecture et/ou d’écriture, visant à mieux saisir « de l’intérieur » ce qu’est la création littéraire. Aucun prérequis, aucune connaissance préalable ne sont demandés.

À  travers ses activités, ce programme vise à :

  • Permettre à tout public, sans exclusive, ayant une pratique de lecture et, éventuellement, d’écriture, de mieux saisir de l’intérieur ce qu’est la démarche de création littéraire.
  • Être un lieu d’élaboration commune d’une réflexion sur la démarche de création littéraire contemporaine, par et pour les écrivains, les théoriciens et critiques littéraires.
  • Assurer la transmission d’une réflexion plurielle et ouverte sur l’écriture contemporaine et les œuvres littéraires.
    Agnès Desarthe

    Agnès Desarthe

     

Les ateliers 2017

ATELIER DE LITTÉRATURE 2017 « EN LISANT, EN ÉCRIVANT » :
* Les poètes et le monde d’aujourd’hui, par Arno Bertina
* Lire et relire Jean Giono, par Marc Blanchet

 

Cycle de 9 séances de lecture-écriture et de 2 stages finaux d’écriture, conçus et animés par les écrivains Arno Bertina et Marc Blanchet

Le cycle des 9 séances et les 2 stages de deux jours forment un tout. Il est donc conseillé de suivre autant que possible l’ensemble de la démarche.

– Calendrier :

1) Le cycle de neuf séances mensuelles se déroulera un samedi après-midi par mois (hors vacances scolaires), de 15 h à 17 h 30.

Voici le calendrier prévisionnel des 9 séances prévues :

samedi 28 janvier 2017 (15 h – 17 h 30) avec A. Bertina samedi 6 mai (15 h – 17 h 30) avec Marc Blanchet
samedi 25 février (15 h – 17 h 30) avec A. Bertina samedi 17 juin (15 h – 17 h 30) avec Marc Blanchet
samedi 1er avril (15 h – 17 h 30) avec A. Bertina samedi 01 juillet (15 h – 17 h 30) avec M. Blanchet
samedi 22 avril (15 h – 17 h 30) avec A. Bertina samedi 16 septembre (15 h – 17 h 30) M. Blanchet
samedi 14 octobre (15 h – 17 h 30) M. Blanchet

2) Les stages intensifs d’écriture :
– 2 journées pleines :
samedi 10 et dimanche 11 juin 2017 (10 h – 17 h 30), avec Arno Bertina
– 2 journées pleines : samedi 11 et dimanche 12 novembre 2017 (10 h – 17 h 30), avec Marc Blanchet.

– Au programme :

– Chaque séance d’atelier comportera deux séquences :
* Une étude approfondie d’ouvrages choisis par l’auteur intervenant
Arno Bertina : livres des poètes Stéphane Bouquet, Jean Claude Pinson, Dominique Fourcade ou Jean-Louis Giovannoni,  Jean-Marie Gleize ou Franck Venaille. Il s’agira d’explorer le regard de ces poètes sur notre monde, l’idée générale étant celle d’une grande acuité ou pertinence des poètes qui regardent le monde contemporain (géopolitique, désastre écologique, rapport à l’animal, délire raciste, question du peuple…).
Selon le calendrier suivant :
– samedi 28 janvier : Stéphane Bouquet, Un peuple et Vie commune (éditions Champ Vallon, 2007 et 2016).
– samedi 25 février : Jean-Claude Pinson, Drapeau rouge (éditions Champ Vallon 2008).
– samedi 1er avril : Dominique Fourcade, En laisse (éditions POL). (Proposition subsidiaire : Sous le seuil, de Jean-Louis Giovannoni (éditions Unes).)
– samedi 22 avril : La Descente de l’Escaut, de Franck Venaille, éditions Obsidiane.

Marc Blanchet : livres de Jean Giono.
Il s’agira de lire ou relire quelques-uns des grands romans (connus ou moins connus) de Jean Giono, afin d’en découvrir la profondeur littéraire.
Correspondance de Marc Blanchet, vendredi 7 avril 2017,
« Chers amis de l’atelier « en lisant en écrivant »
Dans un film hilarant et méconnu de Pagnol (Joffrey), tiré d’une nouvelle de Giono, un type allongé dans l’herbe est interpellé par un copain qui lui demande ce qu’il fait. Réponse : « Je me ménage ». Ne pensez pas toutefois que je fus, malgré mon retard, moi aussi dans une telle indolence. Nous allons donc nous retrouver bientôt en compagnie d’un des grands écrivains du vingtième siècle, souvent taxé de régionalisme par ceux qui l’ignorent et voient dans ce terme de quoi critiquer. Nous allons les ménager. Jean Giono est un auteur complexe, dont l’œuvre déploie des rythmes de narration, des caractères et un regard sur le monde où s’alternent rudesse, sensualité, violence, humour et un sens de la précision qui toujours enchante. Approchons ce grand homme par des textes en marge des courts récits (Colline, Regain, Un de Baumugnes, etc.) ou de grands romans aux allures de fresques (Le Hussard sur le toit, Le Bonheur fou, ou l’historique Le Désastre de Pavie). Non, nous irons voir le Giono chroniqueur, pas celui des journaux, où il excelle, mais celui d’une bibliographie plus précise, et peut-être inattendue. En l’occurrence :
Ennemonde et autres caractères
Cœur passions caractères
Le Déserteur et autres récits
Angelo
Il y a dans ces textes* de la brièveté, qui nous aidera tous à découvrir Giono, non dans des « histoires » mais bien dans sa manière d’écrire, de portraiturer, au beau milieu d’une Provence sujette à tous les coups d’éclat : autant de solitaires qui parfois font feu !
Nous aurons là une matière féconde, à même d’être explorée par l’écriture plus tardivement. Comment c’est écrit, comment ça se lit, comment on le lit à voix haute, quelle littérature est-ce, à quoi avons-nous affaire somme toute ? Voilà des questions aux réponses multiples.
Je vous laisse avec une citation de Giono, qui témoigne de la nature morale de son entreprise littéraire. Elle est issue du livre photos Provence perdue et raconte à sa façon sa vision des êtres et des situations, qu’il racontera avec diversité : « La tragédie et le roman commencent et finissent toujours par une porte. Quelqu’un entre: qu’apporte-t-il ? Le bien ou le mal ? Quelqu’un sort : qu’emporte-t-il ? Le bien ou le mal ? »
Au 6 mai, bien à vous, Marc Blanchet »
* les quatre aux éditions Gallimard, parfois en collections Folio ou Imaginaire


* La seconde séquence de chaque séance consistera en un exercice d’écriture (de textes poétiques ou bien en prose, à la convenance de chacun des participants), à partir de consignes dégagées de la première séquence.

– Les deux stages intensifs finaux seront orientés davantage sur les exercices d’écriture, à partir d’une reprise des textes abordés dans les séances précédentes. Chaque participant aura la liberté du genre de texte à produire (poème ou prose).

– Conditions de participation :

– Inscription préalable obligatoire, renvoyer le bulletin ci-après à : Association Le Marque-Page, BP 5, 11220 LAGRASSE, accompagné d’un chèque du montant correspondant à l’ordre du Marque-Page. Télécharger le bulletin d’inscription.

– Déjeuner sur place vivement conseillé (14 euros le repas tout compris, hors boissons, soit 4 x 14 € = 56 €).

– Participation aux frais :
Le cycle des 9 séances mensuelles et des 2 stages intensifs de 2 jours :
40 euros pour l’ensemble.
Tarif réduit de 20 €
pour les personnes disposant d’un revenu principal équivalent à un minimum social (R.S.A., Allocation spécifique de Solidarité, Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées, etc.) et pour les étudiants.

L’inscription est définitive : aucun remboursement ne pourra être effectué en cas de désistement ultérieur.

– Renseignements : 04 68 91 46 65 – lamaisondubanquet@orange.fr – www.lamaisondubanquet.fr

 

LES STAGES 2017

 

Les deux stages intensifs d’écriture

du cycle « En lisant en écrivant »

– 2 journées pleines : samedi 10 et dimanche 11 juin 2017 (10 h – 17 h 30), avec Arno Bertina
– 2 journées pleines : samedi 11 et dimanche 12 novembre 2017 (10 h – 17 h 30), avec Marc Blanchet.

Ces deux stages intensifs finaux seront orientés davantage sur les exercices d’écriture, à partir d’une reprise des textes abordés dans les ateliers précédents. Chaque participant aura la liberté du genre de texte à produire (poème ou prose). Toutefois, il conseillé, mais pas nécessaire d’avoir suivi les ateliers.


Rencontres littéraires 2017

Samedi 28 octobre à 17 h

Rencontre de librairie

avec Mika Biermann

autour de son dernier ouvrage

Roi.


Anacharsis, octobre 2017

entrée libre et gratuite

 

Mika Biermann est né (en 1959) en Allemagne. Après ses études à l’université des Beaux-Arts à Berlin, il s’est installé à Marseille, où il exerce la profession de conférencier-guide de musée.
Ses ouvrages, écrits directement en français, sont publiés chez P.O.L et Anacharsis.
Il a aussi traduit, pour un éditeur autrichien, les Chroniques taurines de Jacques Durand (de Fallois, 2003).

Quelques romans de Mika Biermann
Un Blanc (Anacharsis, 2013)
Palais à volonté (P.O.L., 2014)
Mikki et le village miniature (P.O.L., 2015).
Booming (Anacharsis, 2015)
Sangs (P.O.L., 2017)
Roi. est son septième roman.

Roi. , PRÉSENTATION DE L’ÉDITEUR
Beau comme l’antique. Turpidum, la bien nommée, est la dernière cité étrusque indépendante. Larth, son roi à peine sevré, se sent un peu perdu dans son décorum fatigué. Sous le ciel bleu indifférent, la peinture des fresques s’écaille en silence, la populace s’affaire par les ruelles au sol gras.
On prépare le sable pour les jeux dans l’arène. Rome exige l’abdication du petit roi maigrichon, amateur de fruits juteux et bien arrondis. Un énigmatique gladiateur masqué fait son apparition par intervalles. La reine mère agonise au fond de son palais, pourrissant comme une gloire inutile.
Matière et lumière, soleil et pénombre. Des couleurs par giclées, écrasées à la spatule. Du laurier, un cyprès, une olive, les mollets luisants des légionnaires. Un péplum rococo, total, révolutionné, le Satyricon de Mika Biermann.

ON EN PARLE
« Choses vues, entendues, humées. Poids des corps, des parures, du temps. Odeur des galettes, des sueurs, des rêves. Etirement des membres, coups donnés et coups reçus. Pensées fluides, vaporeuses, poreuses. Colères, haleines, pulpes, prières, ripailles : non pas simplement les convoquer mais dire de quoi elles sont faites, si elles sont liquides, brûlantes, fluides, rêches, amères. Biermann s’avance en conteur mais opère en peintre. Il agite la toge, certes, mais c’est pour que ce taureau de lecteur entende, dans chaque grain de l’arène, le sang ; voie, dans chaque divinité de plomb, le dieu-acrotère ; goûte le miel gaulois et le poivre de Syrie ; soulève « le drap troué de la nuit ».

On associe souvent péplum et kitsch, comme si l’antique n’était que toc. Comme s’il suffisait de changer un nuage en cumulus pour que le Romain passe en italique. Mais gageons que, comparés à Roi., nombre de romans de la rentrée, à l’heure de la parade, seront tout juste bons à décorer l’atrium des librairies et jouer les pleureuses crétoises. »
« Du chiendent dans le ravin », Claro, Le Monde des Livres, 20 septembre 2017

« Laissant ses personnages truculents osciller librement entre une quête pirandellienne d’auteur et de sens et une transformation des clichés (intertitres inclus) à la Quentin Tarantino, l’auteur nous offre une construction bizarrement débridée qui d’ambassade en jeux et de bataille en temps de Rome, lui permet en épilogue de saisir philosophiquement et fort parodiquement l’instinct trompeur du carpe diem face à l’emballement de l’Histoire et de ses périls. Et c’est ainsi que l’humour rusé de Mika Biermann fait à nouveau merveille. »
Charybde 27, Le blog, 5 octobre 2017

EXTRAIT DE Roi., P. 79-80
Les arènes se remplissent d’hommes et de femmes. Même la plèbe du virage nord s’est passé un coup de torchon sur la figure. On connaît ses voisins. On échange des nouvelles, aborde les naissances, passe sur les maladies, vante les affaires. Voici ma fille. Comme le petit a grandi ! Vous connaissez ma femme. J’habite à côté des thermes. Ce sont des coliques matinales. Quelle nuisance, ces chiens. Notre mère a fait des galettes de sarrasin. Elle ne passera pas l’hiver. C’est déjà l’automne. Ce fromage est plein d’asticots. T’as mis ta tunique à l’envers. Trois esclaves pour le prix de deux. Ce soir à la maison pour des grillades. Hiver trop doux, printemps en courroux. Maman, j’ai soif. On fait étinceler là une bague au doigt, ici une toge aux reflets d’or. Les hommes gesticulent debout, les femmes rigolent assises. Les vendeurs de légumes salés, de poisson séché, d’amandes grillées, d’eau mielleuse, d’eau vinaigrée, suent déjà. Les éventails se lèvent comme le vent du désert. Dans le sable ratissé du rond s’impriment les empreintes des pieds nus des esclaves en train de répandre de l’eau sur la piste. Le ciel est une pastille bleue au centre des vélas roses qui gonflent doucement dans la brise du matin. Des matrones cherchent leur famille, des hommes d’affaires leurs collègues, des pisseurs un coin sombre. Les murmures enflent. Des garçons aux biceps durs reluquent des filles aux cheveux brillants. Des toges font des plis. Des tuniques montent sur les cuisses. Les yeux brillent. Les gradins grincent. La loge du roi est vide ; un esclave y pose des coussins violets ; un autre inspecte le contenu de quelques jarres posées à l’ombre.
Un farceur fait rire autour de lui.
C’est jour de fête.
Même l’ours au sous-sol a compris. Au petit matin, il s’est arraché à sa léthargie, s’est peigné avec ses griffes et a fait quelques exercices d’assouplissement. Au lieu de gronder il a hoché la tête quand un seau d’eau a chassé ses crottes. Accoudé à la grille, il attend patiemment son tour et se lèche les babines.

 

Samedi 16 décembre à 16 h

Rencontre avec Yves Ravey

autour de son nouveau roman

Trois jours chez ma tante, Minuit, 2017

et de son œuvre.

dans la Boulangerie des moines

entrée libre et gratuite.

 

Autres événements 2017

 

Vendredi 29, samedi 30 et dimanche 1er octobre

Bruits de pages


Journées de rencontres avec des romanciers, auteurs et critiques de la rentrée littéraire, organisées avec le Centre Joë Bousquet, Montolieu Village du Livre et la Bibliothèque départementale de l’Aude.

Montolieu Village du Livre, la Maison des Mémoires de Carcassonne, la Maison du Banquet et des générations de Lagrasse et la Bibliothèque départementale de l’Aude se sont réunis tout au long de l’année 2017 pour construire de nouvelles collaborations, et faire vivre le Pôle Livre du Département, dont ils sont les principaux acteurs.
Chacun dans nos actions, sur nos sites et dans nos réseaux de lecteurs, faisons vivre le livre et la lecture publique selon des axes différents, spécifiques. Nous souhaitons désormais, en organisant ensemble des manifestations, renforcer la communication et les échanges.
Nous avions participé, au cours des trois dernières années sous l’égide de la Drac, de la Région et du Département à un contrat Territoire/Lecture qui nous a permis d’entamer une première coordination de nos actions littéraires. Notre proposition est aujourd’hui de resserrer ces liens et d’inventer de nouveaux échanges originaux.
Chaque automne, nous organiserons une manifestation centrée sur la rentrée littéraire. Pendant trois jours, une série de rencontres et de tables rondes avec les écrivains de la rentrée (chaque structure invite des auteurs qui correspondent à la couleur littéraire qui lui correspond), des éditeurs, des libraires et des critiques littéraires.
Cette manifestation, en concentrant les rencontres sur trois jours, trois sites et plus (Librairies, Bibliothèques, Médiathèques…), sera l’occasion de mettre en place une importante communication globale et une circulation des actions et des idées, d’abord sur cet événement proprement dit, mais aussi sur le Pôle Livre et la politique de lecture publique du Département.

Le programme, de la maison du Banquet, à Lagrasse

Samedi 30 septembre à 11h, en terrasse du café de la Maison du Banquet, Abbaye
La rentrée littéraire, par Jean-Baptiste Harang

 581 romans et recueils de littérature française et étrangère paraissent à l’occasion de cette rentrée littéraire. Jean-Baptiste Harang, l’un des plus pertinents critiques littéraires, nous présente les livres qu’il a distingués.

Jean-Baptiste Harang est écrivain, journaliste et critique littéraire. Il entre en 1978 à Libération avant d’y devenir critique littéraire de 1998 à 2007. Il travaille ensuite pour Le Magazine littéraire et commence en 1993 une carrière d’écrivain avec son premier roman Le Contraire du coton. Il a reçu en 2007 le prix du Livre Inter pour La Chambre de la Stella.

« Les critiques sont rarement au niveau des auteurs qu’ils défendent. Jean-Baptiste Harang, journaliste à Libération, fait exception : son sixième roman, prix du Livre Inter 2006, vaut toute la prose qu’il admire. […] Il arpente les étages, dit ne pas avoir « la mémoire des souvenirs » mais démontre l’inverse en inventoriant ceux de l’enfance avec une rigueur d’huissier. Y figure notamment ce jour où il apprit que son père ne s’était pas toujours appelé Harang. Un jour étrange, opaque, qui justifie à lui seul cette remontée aux sources, ce retour tardif aux origines de la famille, puis à celles de la langue, puissante, lumineuse, cadencée. On songe à Rouaud, Michon, Bergounioux, qu’Harang a si souvent célébrés dans Libération. » Erwan Desplanques, Télérama, 2013

Dimanche 1er octobre à 16h, La Maison du Banquet, Abbaye
Rencontre avec Antoine Volodine
autour du dernier roman de Lutz Bassmann, Black Village, Verdier, août 2017

Antoine Volodine est né en 1949. Après des études de russe qui l’amènent au professorat et à la traduction, il se consacre pleinement à l’écriture. Repoussant les frontières de la littérature, détournant ses codes, parasitant ses formes, imaginant des mondes et des voix d’une rare beauté, il signe une œuvre majeure où l’on perçoit les échos de la violence de Maldoror, de la voyance rimbaldienne, du rêve surréaliste et des utopies révolutionnaires. L’étonnante force de sidération de ses livres repose aussi sur une énigme, un secret qui semble sous-tendre toute son œuvre. Il a su créer un champ littéraire situé entre la fin des avant-gardes et le retour aux conventions classiques de la narration.

Lutz Bassmann appartient à un monde de fiction. Il est combattant et écrivain (il a participé à l’ouvrage collectif Le Post-exotisme en dix leçons, leçon onze). Le lieu où il poursuit son existence n’est pas précisément communiqué car, bien qu’il ne soit nulle part, il peut se trouver n’importe où sur la planète.

Lutz Bassmann, hétéronyme d’Antoine Volodine, nous plonge dans un monde de ténèbres post-apocalyptique et au temps suspendu. Sous sa plume, l’écrivain substitue le « paysage » à l’intrigue : la violence par la magie d’un verbe chamane se mue en épopée surréaliste. « Un moment, pour nous, cela pouvait représenter plusieurs minutes, ou quelques semaines, ou encore nettement plus. »

dans le cadre du

Festival de BD de Lagrasse

CONFÉRENCES à la Maison du Banquet, Abbaye publique
– Samedi 7 octobre 14 h 30  : L’archéologie et la rigueur scientifique sont-elles compatibles avec la fiction ? L’exemple de la série « Arelate » – Le mariage entre fiction et réalité historique avec Alain Genot (archéologue Musée de l’Arles antique, scénariste de la série Arelate)
– Dimanche 8 octobre 14 h 30 : Quand une autrice de BD se passionne pour l’Antiquité… avec Isabelle Dethan (auteur de BD).